Féminin Psycho n°64 sep/oct 2011
Féminin Psycho n°64 sep/oct 2011
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°64 de sep/oct 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 220) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 60,4 Mo

  • Dans ce numéro : changer pour avancer.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MOI & MOI Quid de ces groupes Un groupe se réunit pour discuter et/ou délibérer d’un sujet commun à tous les participants sous la houlette d’un animateur spécialisé. Cette méthode interactive a pour objet de résoudre un problème ou de faire progresser un comportement. Il est essentiel que le groupe soit managé par un expert dans le cas d’un problème psychologique ou comportemental, afin d’éviter toutes les dérives. Les membres d’un groupe ont tous un rôle qu’il convient de comprendre et parfois juguler, ou du moins diriger afin que le groupe puisse progresser dans son ensemble. En effet, le principal inconvénient de ce type de techniques est le danger de la lenteur, les uns et les autres prennent des chemins de traverse qui n’aident pas forcément le groupe dans son ensemble, il faut donc que l’animateur parvienne à remettre le groupe dans la bonne voie. Les avantages sont eux nombreux. En premier lieu, les participants sont les acteurs de leur propre sortie du tunnel, ce qui permet évidemment une meilleure efficacité et une satisfaction personnelle. Ensuite l’échange avec les autres permet de confronter différentes situations, et opinions sur le champ, avec réactions immédiates et rapides. Enfin, autre avantage principal, la sociabilité et la communicabilité sont ainsi favorisées, ce qui joue un rôle moteur pour la suite. Des exemples symboliques 72 FÉMININPSYCHO• Les groupes de discussion sont utilisés et validés comme étant un outil de facilitation dans certaines procédures. Ainsi, les parents adoptants passent par des enquêtes diverses et variées, tant sociales, que psychologiques et médicales. Le tout dure des mois avec des entretiens divers, mais cela n’est pas toujours facile. C’est la raison pour laquelle certaines associations, dont « Enfance et Familles d’adoption » ont décidé de créer des groupes de discussion alors même que le plus dur semble être terminé, c’est-à-dire une fois que l’enfant est installé dans sa famille. Mais les familles ont aussi des soucis lorsque l’enfant est présent. Etre à même de partager les difficultés rencontrées avec des personnes qui ont suivi des démarches identiques et connaissent la difficulté de la situation est un immense soulagement. D’autant qu’une fois que l’on a fait des pieds et des mains pour obtenir la garde d’une enfant à qui l’on donne son nom, il est délicat de venir « se plaindre ». Discuter sans arrière-pensée avec des familles dans la même situation permet de lever les obstacles psychologiques à la prise de parole. Il n’est pas si simple d’accueillir un enfant, d’âge variable, qui peut faire preuve d’agressivité ou de colères atypiques, du moins dans un premier temps.• Des groupes sont également habituellement présents dans les hôpitaux. Ils rassemblent les professionnels de santé qui souhaitent partager, ou progresser dans leur attitude face à certains problèmes qu’ils ont la sensation de ne pas pouvoir gérer convenablement. L’amélioration de leurs compétences passe aussi par ces groupes qui relèvent de thèmes complexes tels que l’éthique, la résistance en service de soins palliatifs, etc. Les types de participants Quelle que soit la personnalité des membres du groupe, on retrouve toujours certains archétypes vite repérés par l’animateur : • La personnalité centrale : elle oriente le groupe dans sa tâche vers la cible commune que représente l’objectif. En fonction du type de groupes et de problèmes évoqués, il peut s’agir de l’animateur ou de l’un des participants.• Les émetteurs : les participants qui apportent régulièrement des contributions à la discussion. Il faut parfois savoir juguler leur façon de communiquer.• Les récepteurs : les participants qui écoutent, ils sont attentifs à ce qui se dit même s’ils ne sont pas bavards. « La parole tue les choses qu'elle désigne, mais ce meurtre les fait exister. » (Alain-Marc Fécherolle, dit Marc Alyn)• Les absents : il s’agit de ceux qui sont là mais ne participent pas, soit parce qu’ils sont réticents et risquent donc de ne pas se présenter aux prochaines sessions, soit de ceux qui sont absents dans le sens où ils sont distraits ou prennent des chemins de traverse qui risquent de mener le groupe dans d’autres directions que celle qui a été définie au préalable. Un groupe comprend cinq membres au minimum et vingt au maximum dans la plupart des cas. Des changements de rôle peuvent intervenir dans la durée ; un absent pouvant se transformer en récepteur par exemple. Le rôle déterminant de l’animateur Etant donné le profil des participants, il est évident que l’animateur est essentiel pour que le groupe progresse de façon satisfaisante et que les membres du groupe repartent satisfaits et surtout reviennent. L’animateur organise la discussion, précise l’objectif et la méthode, lance le débat et le relance pendant la session. Il clarifie certains commen-
taires, les reformule souvent, répond aux questions, relance le débat sans oublier de conclure en temps utile. Une autre de ses fonctions essentielles est de veiller au climat qui règne dans le groupe, il peut aussi alléger la charge émotionnelle qui peut devenir lourde dans certains cas. La durée de vie d’un groupe Selon les sujets évoqués, plus ou moins complexes, la durée de vie d’un groupe de discussion peut varier. Mais l’objectif doit être fixé, de façon précise ou au moins en termes de nombre de séances. Cela permet aux participants de savoir à quoi ils s’engagent. Le groupe suit en général une courbe de vie classique : • La première ou la deuxième séance sont la phase de naissance, où les participants font connaissance ; • Puis vient la phase de croissance où le thème commence à être débattu et où un certain degré de solidarité se crée entre les membres ; • La phase de maturité est la période la plus productive où le groupe est en recherche de solutions ; • Elle précède la mort du groupe où la solidarité reste présente, mais n’est pas forcément susceptible de se prolonger. L’intérêt d’un groupe de parole PHOTOS.COM A ne pas confondre… Attention, il ne faut pas confondre ces groupes avec les réunions de type « Alcooliques Anonymes » par exemple qui sont un autre style d’aide thérapeutique, et ne sont pas des groupes de discussion à proprement parler de par le nombre de participants. Le principe est proche, et l’engagement est à vie dans certaines dépendances. L’intérêt d’un groupe de discussion physique et non pas virtuel est élevé, car il est toujours difficile de prendre vraiment la parole, en particulier sur des thèmes délicats, origines de traumatismes. Faire taire ses émotions peut être un réflexe de sauvegarde dans un premier temps, mais tous les psychologues savent que ce silence ne doit pas durer. Une vie psychique normale est quasiment impossible si l’on n’a pas de possibilité de libérer ses émotions refoulées par la parole. Une psychothérapie peut bien entendu être envisagée, mais la thérapie de groupe est une solution très efficace. La mise en contact avec des personnes ayant rencontré des problèmes relativement proches, même si les réactions sont éloignées, permet de mieux relativiser la situation. Des techniques de jeux de rôles sont également souvent utilisées permettant de libérer certains blocages. Les groupes permettent de travailler entre adultes, mais aussi avec les adolescents. Des maladies telles que l’anorexie, ou des phénomènes comme la violence sont ainsi abordés de façon assez régulière. Les groupes de discussion virtuelle On retrouve de tout dans ces groupes de discussion qu’il ne faut pas confondre avec les forums ou chats. Les possibilités de communications sont infinies sur Internet, mais l’on peut se poser des questions sur la possibilité d’avoir un vrai groupe de discussion sans contact physique. La consultation avec un expert est tout à fait possible ; elle se fait d’ailleurs très fréquemment de façon publique pour les sujets les plus classiques, ou avec identifiant ou mot de passe pour les cas plus complexes. Un jeu de questions-réponses avec un psychologue se fait couramment sur Internet, comme cela se fait dans les magazines et journaux depuis bien longtemps. Mais cela n’a strictement rien à voir avec la véritable fonction d’un groupe de discussion qui a pour objectif de faire progresser un groupe d’individus dans la durée sur une thème particulier. Impossible de pouvoir retrouver une vraie parole sur des événements aussi terribles qu’un viol, une dépendance ou une anorexie-boulimie. De plus, le problème est que l’on discute avec des inconnus, dont on ne peut être certain de la bienveillance, de l’intelligence et encore moins de la compétence. Il y a une différence à poser des questions sur des blogs de psychiatres connus ou envoyer un courrier à un psy réputé comme Marcel Rufo et discuter de problèmes intimes avec de parfaits inconnus ! Sans oublier que nous ne sommes pas des machines, mais faits de chair et de sang ; la présence physique est donc un élément primordial. On peut comparer cela à l’idée de consultations médicales via Internet et vidéophone : une réponse possible pour des cas d’urgence, mais inutile dans le cas d’un besoin d’intervention spécialisée et chirurgicale par exemple. Il en va de même pour les groupes de discussion : tout dépend de la profondeur et de l’ampleur de la question sur laquelle il est nécessaire de progresser… Sachez cependant que de très nombreuses personnes ont trouvé des réponses valables et se sont libérées de leurs maux ou douleurs après avoir fréquenté des groupes de parole ou de discussion de qualité. A bon entendeur… n A.F. FÉMININPSYCHO 73



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