Féminin Psycho n°64 sep/oct 2011
Féminin Psycho n°64 sep/oct 2011
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°64 de sep/oct 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 220) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 60,4 Mo

  • Dans ce numéro : changer pour avancer.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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ENTRETIEN PSY le premier à ne pas vouloir faire du sensationnel, mais à me proposer un angle intéressant. Il m’a convaincue que parler du burn-out que j’avais vécu pouvait aider de nombreuses femmes à s’en sortir. Un témoignage d’une femme à l’aube de la quarantaine vers d’autres femmes du même âge. J’ai trouvé cette démarche intéressante et j’ai foncé. Comment est survenu le terrible « burn-out » que vous avez vécu ? A.B. : Ce qu’on appelle « burn-out » est finalement très peu connu en France. Les médias, à l’exception des magazines de psychologie comme le vôtre, ne traitent presque jamais de ce sujet et pourtant quand on se décide à en parler, on se rend compte que ça fait miroir et ça trouve écho chez de nombreuses personnes qui ont vécu des épisodes de vie similaires sans pouvoir mettre un nom dessus. Le burn-out est non seulement méconnu mais « tabou », car il véhicule derrière lui le spectre de la dépression, ce qui est très effrayant. Dans mon cas, je n’ai rien vu venir. Je cumulais plusieurs métiers, donc des heures et des heures de boulot, je faisais énormément de sport, j’étais une compagne, une mère de famille, une fille, une amie, quelqu’un aux yeux de mon entourage sur lequel on peut compter, qui est forte, qui tient la route. Bref, comme beaucoup de femmes à la quarantaine, j’avais plusieurs vies en une sans jamais avoir de temps pour moi. Mon corps a tenu à ce rythme tout ce qu’il a pu et puis un jour, il s’est arrêté d’un seul coup. Je suis tombée dans tous les sens du terme, j’ai perdu ma motricité, je me suis mise à bégayer, puis à perdre la parole… Pour mes proches, cela a été un drame, surtout que les cinq premiers médecins que j’ai consultés m’ont condamnée en m’expliquant 30 FÉMININPSYCHO que je ne retrouverai peut être jamais l’usage de mes jambes ! Comment vous êtes-vous sortie ? A.B. : J’ai rencontré un médecin ostéopathe extraordinaire qui a compris que c’était un burn-out, me l’a expliqué, décrypté. C’est lui qui peu à peu m’a permis de m’en sortir. J’ai retrouvé l’usage de la parole, puis je suis passée du fauteuil roulant aux béquilles, puis j’ai pu peu à peu, tout doucement, remarcher. Pendant tout ce temps, je me disais que je n’avais pas le droit de faire cela à mon fils, à mon entourage. J’ai compris aussi que tout ce qui m’arrivait était de ma faute. Je m’étais oubliée, je ne m’écoutais plus. Le burn-out a été le signal ultime que m’a envoyé mon corps pour me dire que j’avais franchi les limites et que je ne pouvais plus vivre comme cela. Aujourd’hui, on a tendance à prendre les femmes dans notre société pour des « superwomen », parce qu’on est capable de faire plein de choses en même temps. Et le problème, c’est qu’on ne nous donne pas le droit à la faiblesse. Il faut sans cesse être au Top. Quand j’ai compris grâce à ce médecin que je pouvais m’en sortir, j’ai décidé de « me bouger le cul » et de changer totalement mon rythme de vie. Prendre le moins de médicaments possibles, réapprendre à dormir et à écouter mes cycles de sommeil, faire un peu de sport, bien m’alimenter, pratiquer le yoga et la méditation. Quand ce burn-out vous est-il arrivé et combien de temps avez-vous mis pour vous en sortir ? A.B. : C’est arrivé en juin 2009. Pendant deux mois, je n’étais plus que l’ombre de moi-même. En tout, j’ai mis six mois à m’en sortir, ce qui ANNE-SOPHIE GRANJON
m’a permis de répondre favorablement à l’expérience de « La Ferme Célébrités » à la télévision en janvier 2010. Pendant ces six mois, je me suis forcée à me réveiller à 8h du matin en commençant ma journée par de la méditation et une salutation au soleil. Je me suis forcée à ne jamais dormir la journée, même en étant très fatiguée, afin de réapprendre à dormir la nuit. La journée, je réactivais mon corps, je marchais beaucoup, j’emmenais courir mon chien, je faisais du yoga, je prenais le temps de réapprendre à bien vivre et bien m’alimenter avec un protocole nutritionnel et de vrais rendezvous avec la nourriture. Le soir, j’ai réappris à me coucher à 21h30/22h avec un bon livre – surtout sans télévision et sans ordinateur ! - et à m’endormir quand j’étais fatiguée, après des séances de respiration et de méditation. A la lecture de votre témoignage, on se rend compte que vous êtes bien loin de ce monde de paillettes que vous fréquentez pourtant… A.B. : Je sais jouir et profiter des paillettes, comme vous dites, mais ne me fais jamais éblouir par elles ! D’ailleurs, je pense qu’on peut prendre encore plus de plaisir et d’amusement à fréquenter ce monde-là, quand on sait par ailleurs prendre du recul sur lui. D’ailleurs, ce qui m’amuse toujours dans ce monde-là comme dans la vie en général, c’est de voir qu’en fait les gens aiment bien être le centre d’intérêt du pire ! Ils veulent toujours être ceux à qui il arrive les pires problèmes, les pires angoisses, les pires maladies ! D’ailleurs, c’est symptomatique des rapports hommes-femmes. N’importe quel homme au monde vous dira qu’il va bien plus mal que vous ! Dans notre société actuelle, les femmes assurent beaucoup plus ! Avec ce livre et le fait que vous attendez un heureux évènement en ce moment à 40 ans, on sent en vous une véritable « renaissance », bien loin « des années Johnny Hallyday » … A.B. : Oui, c’est vrai, c’est une véritable renaissance ! Et je me dis que je m’en suis finalement super bien sortie. J’avais 18 ans quand j’ai rencontré Johnny… Cet épisode de ma vie a été extrêmement violent à tous points de vue. A 18 ans, on met le doigt dans un engrenage dont on n’a pas idée de la force et de la violence ! Forcément, on s’essaie à beaucoup de choses, dont la drogue et l’alcool. J’ai essayé, c’est vrai, mais je ne suis jamais tombée dedans. Ma vraie force, c’est d’avoir été éduquée et élevée par des parents qui m’ont donnée de vraies valeurs, dont l’importance du sport et de la culture notamment. La quarantaine est-elle d’après vous l’âge clé pour une femme ? A.B. : Oui, c’est une période clé ! Car quand on voit ses 40 ans arriver, on panique un peu, on se dit qu’on vieillit, que c’est une page qui se termine. Ça peut être angoissant. Mais en fait, pourquoi ça se terminerait ? J’ai mené mon enquête autour de moi et je me rends compte qu’au contraire, à la quarantaine, les femmes s’épanouissent vraiment, chacune à leur manière. Après avoir vécu souvent en apnée pendant des années, on respire enfin, car on a beaucoup appris de la vie et des autres. A 40 ans, ce qui est intéressant, c’est qu’on ne ment plus, on ne se ment plus ! On est enfin dans la vérité ! C’est une période de maturité, d’assurance, d’acuité face à la vie et d’épanouissement personnel. On a traversé des épreuves et on en est sortie grandie, plus forte, plus sereine. On porte enfin un regard de tolérance sur soi-même. C’est pourquoi c’est si merveilleux pour moi de vivre une seconde grossesse à 40 ans ! Avec ce livre, j’espère que je pourrai aider de nombreuses femmes à voir les épreuves de la vie, le burn-out et l’arrivée de la quarantaine autrement… Quels conseils aimeriez-vous donner à nos lectrices ? A.B. : Qu’il faut être à l’écoute de son corps et de ce petit instinct, de cette petite voix intérieure, qui souvent nous met en garde et qu’on n’écoute pas toujours. Qu’il faut ne jamais se laisser aller, il faut au contraire solliciter son corps à bon escient pour l’entretenir, mais qu’il ne faut pas l’épuiser. Mais surtout qu’il faut profiter de l’instant « T », être « ancrée » dans le présent, vivre dans « la pleine conscience ». Car vivre, c’est un cadeau ! n Propos recueillis par Valérie Loctin. A LIRE « Mise à nu » Pour la première fois, avec la maturité et la sérénité d’une femme de 40 ans qui attend un heureux événement pour la rentrée, Adeline Blondieau se sent prête à parler de sa vie : les affres de la célébrité lorsque l’on est si jeune, son union tourmentée avec Johnny Hallyday, ses deuils successifs et son burn-out. Avec du recul, Adeline revient sur des moments clés de son existence qui l’ont façonnée. « Mise à nu » est le livre d’une femme optimiste, sincère et authentique qui, par le partage de son expérience de vie professionnelle, émotionnelle et spirituelle, nous initie, de manière pratique, aux techniques de développement personnel, de yoga et de méditation qui lui ont permis de surmonter les épreuves. « Mise à nu » d’Adeline Blondieau, Guy Trédaniel Editeur, 20 € (parution septembre 2011). FÉMININPSYCHO 31



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