Féminin Psycho n°63 jui/aoû 2011
Féminin Psycho n°63 jui/aoû 2011
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°63 de jui/aoû 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 224) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 61,9 Mo

  • Dans ce numéro : s'aimer soi-même.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MOI & LES AUTRES éventualité, la communication avec le bébé devient d’autant plus essentielle, car il est à même de ressentir la détresse de sa mère. En cas de problème grave, parler avec l’enfant est important. Il permet à la fois d’aider la mère face à un malheur, et d’aider l’enfant à ressentir la peine de sa mère comme compréhensible de façon totalement émotionnelle. Les paroles peuvent être diverses, c’est la sincérité qui compte. Les techniques de communication A priori, nous n’avons pas vraiment besoin d’apprendre à parler à notre enfant. Et cela est totalement vrai, il suffit de lui dire quelques petits mots chaque jour pour que l’on sente que le contact s’établit. D’autres seront 98 FÉMININPSYCHO PHOTOS.COM plus bavardes et souhaiteront partager quasiment tous leurs faits et gestes avec leur bébé. A vrai dire peu importe, chaque mère est unique, et à chacune sa façon d’être. Idem pour le père. Il ne faut pas se créer une autre personnalité et rester naturelle. Il est tout aussi important de ne pas culpabiliser si l’on ne souhaite pas parler. A chacun sa façon d’être. Certaines préféreront caresser leur ventre, d’autres écouter la musique en ressentant les mouvements de l’enfant, tout est possible et les contacts sont tous positifs, peu importe la méthode. La communication verbale est possible, mais elle est loin d’être la seule. L’essentiel est de s’exprimer par le moyen où l’on se sent le plus à l’aise. La mère peut également aider le père à se laisser aller, car il est évident que cela est un peu moins naturel pour lui que pour elle qui le porte physiquement dans son corps. Pourtant, des techniques plus élaborées ont été développées.• L’haptonomie Il s’agit d’une méthode permettant aux futurs parents d’établir un contact par l’intermédiaire des mains et du toucher. Elle peut se pratiquer à partir du moment où le bébé commence à bien bouger. La méthode se pratique avec le couple, une sage-femme ou un obstétricien, tous deux formés à cette technique. A partir du cinquième mois, il est donc ainsi possible d’apprendre des gestes que l’on pratique ensuite chez soi. Cette science dite de l’affectivité est en quelque sorte une préparation à l’accueil de l’enfant que l’on met en œuvre avant et après la naissance. « Le contact psychotactile affectivoconfirmant » est un accompagnement et aussi une préparation à l’accouchement. Les spécialistes affirment que cette méthode est contraire Bon à savoir A noter que l’haptonomie a été fondée par Frans Veldman, chercheur en Sciences de la Vie et que les seules personnes habilitées sont celles qui figurent sur les listes officielles du CIRDH (Centre international de Recherche et de Développement de l’Haptonomie). aux techniques telles que le yoga, la sophrologie qui entravent « l’effet libérateur de l’expression affective » (www.haptonomie.org). De même, la « représentation imaginaire » de l’enfant fait obstacle au contact affectif créé par l’haptonomie. Il convient donc d’être bien convaincue de la démarche avant de se lancer car par exemple, il arrive souvent que les cours de préparation à la naissance classiques incluent souvent des techniques de sophrologie. L’intérêt cependant est que la démarche inclut les deux parents, ne laissant pas le père de côté. Bien au contraire, il convient que les deux parents soient totalement investis. Au total, il faut en général compter trois ou quatre séances à partir du cinquième mois et encore autant après la naissance.• Le chant prénatal Une discipline originale qui met en avant le fait que le chant permet de mieux vivre sa grossesse, d’établir une relation avec l’enfant à naître, préparer son accouchement et continuer après la naissance. Ces cours de chant un peu particuliers enseignent les vocalises, permettant ainsi de travailler sur des organes musculaires et respiratoires spécifiques, ainsi que sur le diaphragme. Des massages sont également effectués. Les sons graves sont une des caractéristiques de ce type de chant. Une expérience qui se propage aussi via le balancement du corps, le bercement de l’enfant. Les ateliers de chant accueillent les mères avec leur enfant jusqu’au quatrième mois après la naissance.
• L’ostéopathie Cette discipline n’est pas à proprement parler une méthode de communication avec l’enfant. Elle permet surtout à la mère de se sentir mieux en cas de douleurs assez classiques chez la femme enceinte. Pourtant, il existe des ostéopathes qui ont plus l’habitude que d’autres de s’occuper de femmes enceintes et de toucher le bébé afin que tout se fasse en douceur. De même, les ostéopathes aident souvent les bébés qui ont souffert pendant l’accouchement ou qui ont dû subir des forceps. Créer une empathie Au-delà de ces différentes techniques, les parents doivent aussi suivre leurs envies. L’important est déjà d’avoir connaissance des capacités de l’enfant inutero. Il est clair que si les femmes ont souvent parlé et chanté pour leurs enfants depuis des siècles, le fait de savoir avec certitude que l’enfant est apte à communiquer, à sa façon primitive et sensorielle, est essentiel. Inutile d’hésiter donc, bien entendu l’échange est inhabituel et nous sommes des êtres civilisés qui avons du mal à ne pas agir de façon raisonnée. Si le bébé ne détient pas le don de la parole et que l’on ne peut même pas le prendre dans les bras, tout cela ne signifie pas qu’il n’existe pas encore. Il devient évidemment très intéressant, y compris pour les pères, de se mettre à parler avec leur enfant à partir du moment où ils savent qu’il est à l’écoute, qu’il est susceptible de reconnaître le son de la voix et qu’il répond aux caresses en tentant de se rapprocher de la main dont il ressent la chaleur. Difficile à faire pour une génération qui n’a pas connu ce style de contact chez ses parents, frères ou cousins, mais peu à peu l’habitude prend forme chez les couples plus jeunes. Autre phénomène moderne : certains parents veulent profiter des capacités décelées chez les bébés pour en faire de futurs génies. Autant dire que le fait de lui faire écouter du Mozart pendant des mois n’en fera pas pour autant un musicien classique, ni un compositeur extraordinaire ! Parler avec son enfant est plus important que de chercher à lui inculquer de force des apprentissages. Si écouter de la musique classique fait partie des habitudes maternelles fort bien, mais inutile de forcer la dose ! Le bébé : un être social L’enfant qui est dans le ventre de sa mère est en effet déjà une personne sociale et non pas solitaire. Et nous sommes bien loin d’avoir encore compris et décodé toutes ses capacités. On sait ainsi que le bébé fait la différence entre les voix. Il perçoit si la mère parle à quelqu’un d’autre ou à lui personnellement. Si ses oreilles sont prêtes à entendre les sons après le quatrième mois, les vibrations perçues à travers le placenta le rendent déjà sensible aux sonorités bien avant. On sait aussi qu’un enfant peut manifester son désaccord dans le ventre d’une mère qui assiste à un concert rock dont les amplis sont un peu forts à son goût. Il est capable de se rebeller en bougeant tellement que la mère comprendra vite qu’il vaut mieux sortir. Voici donc une nouvelle façon de profiter de sa grossesse : parler avec son futur enfant, établir une communication avec lui aussi bien de la part de la mère que du père. Une relation qui facilitera d’autant la prise de contact bel et bien physique cette fois-ci qui aura lieu lors de la naissance. Pourquoi se priver de ce plaisir ? Et si vous avez encore quelques complexes, le proverbe dit que le ridicule ne tue pas. Sauf que l’on n’est jamais ridicule lorsque l’on aime son enfant, inutero ou pas ! n A.F. A LIRE Un chant d’amour ! Passionné par son métier, Jean-Claude Huret fut gynécologue obstétricien pendant cinquante ans. Il a mis des milliers d’enfants au monde, et donc rencontré des milliers de parents. À chaque naissance, il fut toujours dans l’émotion. Fasciné par le bébé, il le regarde, le questionne. Séduit par l’haptonomie, cette « science de l’affectivité », il la pratique depuis vingt ans. « L’haptonomie : un chant d'amour » de Jean-Claude Huret, Editions Persée, 216 pages. FÉMININPSYCHO 99



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