Féminin Psycho n°63 jui/aoû 2011
Féminin Psycho n°63 jui/aoû 2011
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°63 de jui/aoû 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 224) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 61,9 Mo

  • Dans ce numéro : s'aimer soi-même.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MES ENFANTS & MOI• Le type d’enfant qui pleure assez fréquemment le fera de façon évidente une fois rentré à la maison, et pas forcément à la maternité. Souvent parce que la maman se fait du souci quant à son aptitude personnelle à bien gérer la situation, tout simplement parce qu’elle est fatiguée elle aussi. L’angoisse maternelle peut aussi mener à l’angoisse de l’enfant.• S’il continue à faire ses colères alors qu’il a trois ou quatre ans, il convient de réagir par contre avec fermeté. En effet, à partir de deux ans, l’enfant s’intéresse à son environnement et va vouloir s’affirmer. Ses crises de colère auront donc tendance à avoir lieu en présence de plusieurs personnes qui constituent en quelque sorte son public. Le priver de ce public va l’obliger à se calmer. Mais les pédopsychiatres insistent toujours sur le fait qu’il convient toujours de rester calme soi-même et de ne pas se laisser aller également à la colère. Il ne faut pas oublier que l’apprentissage du tout petit se fait aussi par mimétisme. Si le parent s’énerve ou crie fréquemment, il est normal que le petit fasse de même. Il s’adapte à un mode de communication.• Autre aide précieuse lorsque la crise survient : le doudou. Il permet de rassurer l’enfant, en particulier lorsqu’il n’est pas avec ses parents. Ce substitut affectif est parfois le seul moyen de calmer l’enfant. Les petits objets qui l’entourent sont rassurants et permettent d’attendre le retour des parents. Face à un enfant qui hurle, mieux vaut parler au contraire presque à voix basse. Pour essayer de vous entendre, il devra obligatoirement se calmer.• Autre recette qui peut s’avérer très utile : acheter des petits ouvrages pour enfants, qui expriment les différentes émotions. On y retrouve un 80 FÉMININPSYCHO PHOTOS.COM personnage qui a une mine triste, qui pleure, qui rit, ou qui est en colère. En prenant cette image, il est possible de raconter une histoire et de provoquer également des paroles de la part de l’enfant. Il n’est pas certain qu’il s’exprime clairement sur l’origine de ses colères, mais il donnera certainement quelques pistes sur le sujet.• Chez des sujets plus âgés, il est possible de prévoir une espèce de « coin colère ou défoulement ». Un coin où le colérique se réfugie afin de frapper sur un « punching ball » ou des coussins. Un jeu de lancer peut aussi faire l’affaire. L’objectif est bien évidemment de parvenir à utiliser ce coin le moins souvent possible.• Dans certaines crèches, il existe ce que l’on nomme des tickets de colère que l’on utilise en visant particulièrement ce type d’enfant. Les tickets représentent des visages fâchés que la puéricultrice ou l’enfant ont dessiné. Chaque fois que la colère monte chez un enfant, il doit aller chercher le ticket joker auquel il a le droit d’avoir recours pour le mettre dans un endroit prédéterminé. Ce petit truc permet souvent de désamorcer la crise.• Faire diversion est aussi une possibilité de détourner l’attention de l’enfant de la raison de sa colère. Le faire rire, ou lui donner un petit objet gadget qui va l’orienter sur autre chose.• Une fois que l’on n’a plus à faire à un tout-petit et que l’on est rassuré sur le fait qu’il n’y a pas de maladie sous-jacente, il convient de ne pas céder. Envoyer l’enfant dans sa chambre ou dans un lieu sécurisé et continuer à vaquer à ses propres occupations lui démontrent que vous ne vous laisserez pas faire et que l’autorité est bien de votre côté. L’important étant de ne pas se faire manipuler par l’enfant qui peut effectivement prendre le pouvoir sur son parent. Tout dépend de l’état psychique de la mère, voire des deux parents.• Une étape qu’il ne faut surtout pas oublier : lorsque l’enfant a été envoyé dans sa chambre, ou qu’on l’a laissé pleurer un bon moment, il faut absolument retourner le voir une fois qu’il est calmé. Et reprendre le fil de la vie pour lui signifier qu’il n’y a pas de ressentiment, et lui faire comprendre que son attitude n’était pas la bonne. Les petits ont peur que l’amour soit moins présent après une bonne crise de colère, car ils savent bien qu’ils n’ont pas réagi comme il le fallait. Il ne faut donc pas hésiter à lui dire que l’amour est toujours présent et que cela n’affecte en rien la nature des relations existantes. Comment garder son calme ? Pas si facile à vrai dire, mais tout dépend des circonstances. Il y a des périodes où la vie est plus difficile, PHOTOS.COM
où l’on traverse des crises et où il est particulièrement compliqué d’avoir à supporter un enfant qui se met en colère sans aucune raison apparente. Garder son calme est parfois compliqué, mais c’est souvent l’impression de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir éduquer correctement son enfant qui est la plus déstabilisante. Or, l’enfant perçoit tout à fait ses hésitations, cette instabilité ; ce qui renforce d’autant son comportement. Il arrive d’ailleurs fréquemment qu’il se comporte de façon fort différente dans un autre univers d’où sa mère est absente. Une nounou qui ne s’en laisse pas compter, une institutrice qui garde le contrôle de sa petite classe et l’enfant sait souvent rentrer dans le rang. Un élément rassurant à vrai dire, car si ce n’est pas le cas, cela signifie que l’intégration dans le cadre scolaire risque de devenir compliquée. Si l’enfant arrive à se contrôler ailleurs, et pas quand il est avec sa mère, cela est une indication claire et nette du fait que celle-ci doit travailler sur elle en premier lieu pour être à même ensuite de mieux maîtriser l’enfant. Le sentiment de culpabilité du parent Il est souvent la pierre angulaire du problème. Les parents idéalisent fréquemment la venue de leur bébé et projettent un enfant modèle qui provoque l’admiration de par ses qualités. Quand celui-ci ne correspond pas à cette image, il est normal d’être quelque peu déstabilisé dans un premier temps, mais cela passe vite. Les pleurs et les cris provoquent souvent un sentiment de culpabilité immédiat. Comment une mère ne peut-elle pas calmer son propre enfant ? Les regards des autres dans les lieux publics sont d’ailleurs éloquents sur le sujet et mettent en cause la mère et non pas l’enfant ! Mauvaise éducation, faiblesse parentale, voici l’étiquette posée. Autre facteur de culpabilité important chez certaines mères actives : la sensation de ne pas donner assez de temps à sa progéniture et d’être de ce fait finalement responsables du problème. Rien n’est plus en cause de la part de l’enfant, mais tout est de la faute de la mère. Rester avec PHOTOS.COM ce poids sur le cœur est impossible. Evidemment, les parents en parlent ensemble, mais l’enfant n’a pas toujours le même comportement avec son père qu’avec sa mère. Il faut donc agir ! En parler à un professionnel Inutile d’attendre que cela rentre dans l’ordre, car des années peuvent passer avant qu’un progrès ne soit visible. En parler au pédiatre est une première initiative intéressante. Tout dépend ensuite de l’intérêt qu’a ce spécialiste envers la psychologie de l’enfant et la relation mère-enfant. Si le pédiatre n’est pas très ouvert, il n’est pas évident de se confier à lui. Le médecin de famille peut, lui, constituer une aide précieuse, surtout s’il connaît bien l’histoire familiale, le caractère ou les fragilités de la mère, voire même son enfance. Si ces deux solutions sont impossibles, l’idéal est de s’adresser à un professionnel de la relation infantile et d’aller consulter ensemble. L’enfant, même tout-petit, saura exprimer des sensations lisibles pour un pédopsychiatre ou un psychologue spécialiste. Mais la mère aussi doit s’exprimer, le père aussi souvent, afin que les liens familiaux puissent être compréhensibles et que des améliorations puissent être mises en place. On le sait mieux depuis Françoise Dolto : l’enfant est une personne avec qui le dialogue est toujours possible. n A.F. A LIRE « Pleurs et Colères des enfants et des bébés : Une approche révolutionnaire » par Aletha Solter, Editions Jouvence, 192 pages. FÉMININPSYCHO 81



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