Féminin Psycho n°62 mai/jun 2011
Féminin Psycho n°62 mai/jun 2011
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°62 de mai/jun 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 224) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 26,6 Mo

  • Dans ce numéro : assumer ses choix, le fondement de l'équilibre et de la plénitude.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MES ENFANTS & MOI « Il me ment tout le temps ! » Clara, 5 mois, affirme avoir passé la nuit avec Peter Pan. Romain, 4 ans, jure qu’il n’a pas cassé le vase du salon. John, 6 ans, s’invente un copain imaginaire. Emilie, 9 ans, dit que son beaupère l’a frappée sans raison. Tous mentent pour la bonne cause, parce que cela fait partie de leur apprentissage de la vie. Il est souvent difficile de comprendre et d’accepter les affabulations de nos petits et pourtant, derrière chaque mensonge il y a un message. Explications. N’envoyez pas votre enfant chez le psychologue parce qu’il vient de produire son premier mensonge. Car mentir et avouer font partie de la vie, de l’apprentissage, de l’éducation. Rappelez-vous votre enfance avant de porter des jugements arbitraires. Essayez de comprendre avant de vous fâcher. Votre enfant n’est pas subitement devenu mythomane ou il ne cache pas une profonde psychose, parce qu’il vous affirme avoir rencontré un prince ou qu’il semble parler à un être imaginaire dès que vous avez le dos tourné. Apprenez à décrypter le sens des mensonges de vos enfants selon leur âge et le type d’histoire qui vous est racontée. Avant 7 ans, votre progéniture distingue difficilement le vrai du faux, le monde réel du monde imaginaire. Il vit dans un univers magique, celui où les fées côtoient les dragons et où ses jouets se parlent le soir venu. Il s’agit souvent plus de fabulation que de mensonge. Mentir pour éviter la punition Affirmer une chose, c’est la rendre vraie, et au contraire, la nier permet de la faire disparaître. Lorsque le petit claironne « C’est pas moi », après avoir fait tomber sa tartine de confiture sur le canapé, il veut tout simplement montrer qu’il n’a pas fait exprès. 82 FÉMININPSYCHO L’intention de tromper n’apparaît que vers 5-6 ans, il commence alors à élaborer des histoires pour ne pas être puni, mais il confond encore l’erreur et le mensonge. Il ne les distingue totalement que vers 7 ans, période où s’éveille sa conscience du bien et du mal. Le mensonge devient négatif et « sale menteur » son insulte préférée ! Mentir pour grandir Votre tout-petit adore les histoires. Et il aime autant les raconter que les entendre ! Cette faculté à inventer est essentielle pour son développement psychique. Affabuler est une étape indispensable pour l’aider à se construire. Certains mensonges sont d’ailleurs de véritables créations artistiques… Mentir est définitivement un signe de bon développement. En déformant la vérité, votre bambin s’aperçoit qu’il a une pensée personnelle, indépendante de la vôtre. Et rassurez-vous, quelques petits mensonges ne feront pas de lui un futur pervers mythomane… Mentir pour copier ses parents Les petits enfants s’aperçoivent très tôt que les adultes eux-mêmes s’arrangent très souvent avec la vérité. Si, si, rappelez vous lorsque vous avez demandé à son frère de répondre au téléphone et de dire que vous n’étiez là pour personne. Ou quand vous avez prétexté une migraine pour ne PHOTOS.COM
pas aller à ce dîner chez le patron de votre mari ! Ne vous étonnez pas que votre chérubin en prenne de la graine. L’enfant construit sa personnalité en imitant, il ne peut pas comprendre que ce qui est bien pour un adulte soit mal pour lui. Alors, commencez par lui donner le bon exemple ! Ne vous étonnez pas du mensonge de vos enfants alors que vous êtes les premiers à l’utiliser, notamment au moment des fêtes quand il s’agit de lui faire croire au Père Noël. Le jour où votre enfant comprend que ce n’était qu’une histoire, il peut vous en vouloir et se dire que si vous lui avez menti, c’est qu’il peut lui aussi le faire à loisir… Comprendre et rectifier son message Pas besoin d’un diplôme de psychologie pour comprendre la symbolique d’un mensonge. Les raisons sont simples. Voici les plus classiques : • Il prend ses désirs pour la réalité Apprenez-lui à faire la part entre l’imaginaire et le réel. Par exemple, s’il vous dit : « Je suis Superman et je tue tous les méchants », rectifiez : « Tu voudrais bien être Superman et tu rêverais de tuer tous les méchants. » De cette façon, vous ne le privez pas de ses rêves, mais il n’en devient pas dupe.• Il joue la comédie Votre petit est un acteur né : dès ses premiers instants, il découvre le pouvoir d’une petite comédie bien menée. Et il ne fait que se perfectionner avec l’âge ! « Je me roule par terre en hurlant, voyons donc comment maman réagira… » Pleurs, mimiques, mouvements dans tous les sens, rien n’est laissé au hasard… Ne vous laissez pas amadouer par ces manœuvres, votre enfant veut imposer sa volonté et teste votre degré de résistance. Gardez votre légendaire sang-froid et expliquez-lui calmement qu’il n’est pas question que vous cédiez.• Il veut se rendre intéressant C’est souvent parce qu’il manque de confiance en lui. Pour mériter l’attention des autres, il se croit obligé de se prétendre autre que ce qu’il est ou de s’inventer des exploits. Le punir pour ses fabulations n’est donc pas une solution. Aidez-le plutôt à prendre conscience qu’il est intéressant en lui-même : « Tu crois que tes copains viendraient plus facilement jouer avec toi si nous étions plus riches ? Mais je suis sûre qu’ils aimeraient aussi que tu leur montres la cabane que tu as faite dans le jardin et que tu leur parles des messages secrets que tu as inventés… » • Il cache une bêtise Inutile de l’accabler : « Tu étais seul dans le salon au moment où ce vase est tombé, ça ne peut être que toi ! » Laissez-lui plutôt une chance de vous avouer la vérité : « Je ne crois pas que le chien ait pu glisser les morceaux du vase sous le tapis. Tu es sûr que ce que tu me dis est vrai ? » Et sachez le féliciter s’il reconnaît sa bêtise, cela demande du courage ! S’il y a eu dommage pour quelqu’un ou quelque chose, il faut réparer : présenter des excuses au camarade injustement accusé, arranger le massif de fleurs piétiné lors d’un jeu de ballon ou ramasser les débris du vase cassé… En apprenant à votre enfant à réparer ses bêtises, vous le rendez responsable de ses paroles et de ses actes. A l’inverse, en le punissant, vous l’encourageriez à mentir à nouveau à la prochaine bêtise.• Il souhaite échapper à une situation qui le dérange Signifiez-lui que vous avez compris ce qui se cache derrière son soidisant mensonge : « Je sais que tu souffres que papa et moi ayons divorcé, mais ce n’est pas une raison pour accuser ton beau-père de tous les maux de la terre. Tu sais comme moi qu’il n’y est pour rien. Et toi non plus d’ailleurs ! » C’est aussi l’occasion de remettre les choses à leur juste place : « C’est vrai que tu es malheureux de ne pas avoir papa à la maison. Mais papa et moi nous t’aimons très fort et, ça, c’est plus important que tout. » • Il n’a pas le moyen de dire les choses autrement Plus ses propos vous paraissent absurdes, plus il y a de chances que ce soit sa façon à lui d’exprimer une vérité cachée. Evitez de porter un jugement moral abrupt : « C'est mal de mentir. » Cela briserait la confiance nécessaire aux échanges. Cherchez plutôt à comprendre ce qu'il cherche à vous dire par là. Le mensonge est l'indice de quelque chose que nous avons à démêler, non pas de façon policière mais en montrant de l'indulgence pour l'enfant qui a des difficultés à résoudre et à dépasser. Si les mensonges de votre enfant se multiplient et que vous ne parvenez pas à comprendre ce qu'ils cachent, n'hésitez pas à consulter un spécialiste. Dans tous les cas, rappelez-vous que ce dont votre enfant a besoin par-dessus tout, c'est de se sentir aimé et accepté. Plutôt que de l'enfoncer dans son mensonge, efforcez-vous de comprendre ses intentions... et sachez pardonner. Ainsi seulement, il apprendra à avoir le courage de ses actes. Dans tous les cas de figure, retenez bien qu’au lieu de vous mettre en colère, et de le punir, donnez à votre enfant une chance d’avouer. Félicitez-le s’il reconnaît son mensonge : faute avouée est déjà à moitié pardonnée ! n N.S. FÉMININPSYCHO 83



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