Féminin Psycho n°62 mai/jun 2011
Féminin Psycho n°62 mai/jun 2011
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°62 de mai/jun 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 224) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 26,6 Mo

  • Dans ce numéro : assumer ses choix, le fondement de l'équilibre et de la plénitude.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MOI & L'AMOUR assez longue. Ne soyons pas vexantes en rappelant le vieux proverbe « qui se ressemble s’assemble », qui porte surtout sur le fait que les bonnes unions sont souvent basées sur des similitudes de classe sociale, de religion ou d’opinion politique. Or, le profil des femmes qui attirent ce type d’hommes est très variable. Mais en y regardant de plus près, on trouve cependant des points communs. Les points d’accroche• La peur de rester seule. La peur est mauvaise conseillère, on le sait. Mais il s’agit dans ce cas plus d’une anxiété que d’une peur à proprement parler. Sans oublier qu’il y a des âges où cela devient plus évident : entre vingt et trente ans, les amies et copines se mettent en couple, et vous voilà soudainement seule avec la sensation d’être solitaire et sans espoir. L’envie de trouver un partenaire provoque parfois une précipitation qui aveugle sur le choix de la personne. Cette envie de rentrer dans les normes est très fréquente et provoque souvent des histoires sans lendemain. A relier à cette peur de la solitude, les années qui passent font que l’horloge biologique marque aussi le timing. Il arrive ainsi que l’envie d’avoir un enfant pousse à prolonger une relation qui se serait terminée naturellement autrement. Une impatience très difficile à maîtriser et qui conduit parfois à prendre les mauvaises décisions, ou du moins à ne pas prendre les bonnes ; le résultat étant identique.• L’instinct maternel Mère ou pas, peu importe, certaines femmes ont un faible envers les hommes dont elles ressentent la fragilité. Hors les « ratés » font partie de cette catégorie, car ils ne parviennent pas à satisfaire leurs ambitions. De 30 FÉMININPSYCHO très nombreuses femmes adorent materner, y compris les hommes, et apprécient ce petit côté « chien battu ». Il semble que cela fasse partie du charme de Hugh Grant d’ailleurs, et il a de nombreuses fans ! Le style cocker a donc ses adeptes, mais attention danger ! Car les « ratés » ont souvent une bonne vision de nos propres faiblesses…• Une mauvaise image de soi Lorsqu’une femme a une mauvaise image d’elle, même si elle est consciente que l’homme qu’elle a rencontré ne correspond pas vraiment à ce qu’elle souhaite, voire pas du tout, elle est cependant souvent prête à continuer la relation. Tout simplement, parce qu’elle pense qu’elle ne sera pas capable de trouver mieux, ou pire qu’elle n’en vaut pas la peine. Le manque de confiance en soi, la sensation de n’avoir que peu de qualités, font qu’elle permet à des hommes qu’elle n’apprécie pas de l’approcher, allant même jusqu’à entreprendre la vie commune alors que rien de commun ne les rassemble. Cette auto-dévalorisation est grave et peut mener à bien d’autres problèmes, y compris dans la vie professionnelle et amicale. PHOTOS.COM• La surévaluation de son image A contrario, les femmes qui ont une haute idée d’elles-mêmes sont a priori peu attirées par le profil de « raté » si tant est que l’on s’en aperçoive au départ. Mais une femme qui n’a pas une idée réelle de ses capacités peut aussi se laisser attirer par des hommes chez qui elle va provoquer l’admiration. Et c’est ce qu’elle recherche consciemment ou pas. Dans ce cas, c’est un faire valoir que l’on recherche, mais pas un compagnon ! Attention à Internet Les rencontres amoureuses sur Internet n’arrangent rien au phénomène ! Ce n’est pas forcément sur un site que l’on fera les meilleures rencontres…• L’aveuglement On le dit : l’amour est aveugle. En effet, il arrive souvent que seuls les aspects positifs de l’autre sautent aux yeux dans un premier temps. Mais le temps passant, on réalise assez rapidement qu’il y a eu erreur sur la personne et que les premiers émois ont été trompeurs. L’envie de la rencontre mène souvent à l’échec. La culpabilité n’aidera en rien à résoudre cet aspect de la vie amoureuse. L’important est dans un premier temps la prise de conscience de cet état de fait ; les différents éléments étant d’ailleurs susceptibles de se croiser, en multipliant les effets. La prise de conscience Elle est souvent difficile et délicate, voire impossible sans aide extérieure. Pourtant, se rendre compte du problème permet de perdre le moins de temps possible. Il est toujours délicat de se dire que l’on est pour quelque chose dans cette répétition assez catastrophique, mais il est souvent nécessaire d’en parler avec d’autres pour provoquer un changement.
Les femmes ont la chance de pouvoir aborder le sujet assez simplement avec leurs meilleurs amies, leurs sœurs, au départ souvent sur le ton de la plaisanterie, mais cela permet d’évoquer cette succession d’apparentes malchances et de se dire que vraiment, non, cela n’est pas normal ! Peu de femmes cependant vont jusqu’à consulter pour cette raison. Tout d’abord, parce qu’elles ont tendance à mettre cela sur le compte du mauvais sort, mais aussi parce qu’il ne s’agit pas de quelque chose de très glorieux. Un sujet dont il est difficile de parler à quelqu’un de complètement inconnu, fût-il professionnel. Dommage, car une simple consultation avec un psychologue permet souvent d’éclaircir quelques idées embrumées. Cela peut aussi constituer la première étape pour une remise en question plus conséquente. Le hasard fait-il mal les choses ? A vrai dire, le hasard n’y est pour pas grand chose dans la rencontre amoureuse ; les psychologues s’accordent sur ce point. Si les circonstances concrètes peuvent en effet être imprévisibles, la rencontre qui se transforme en relation est le résultat de nombreux facteurs. Les scientifiques avancent leurs propres arguments : les fameuses phéromones, mais aussi des ressemblances supposées avec un parent… Mais c’est plutôt dans les replis de notre cerveau qu’il faut aller chercher les réponses. Freud avait déjà avancé l’idée que l’on ne rencontre que ce qui existerait déjà dans notre inconscient. La rencontre et l’attirance se bâtissent donc sur des bases préexistantes et l’autre doit forcément correspondre à un aspect présent en nous. Il peut ainsi éveiller l’enfant qui reste en nous tout au long de notre vie, ou au contraire l’aspect maman qui veut prendre soin de l’autre. Plusieurs psychiatres reprennent cette phrase en boucle : « La rencontre de deux personnes est aussi la rencontre de deux névroses, l’une répondant à l’autre. » D’où souvent cette impression non pas de déjà vu, mais d’immédiate complicité. D’autres rappellent que nous sommes en fait sans cesse à la recherche de l’amour perdu qui est donné au nourrisson et qui le remplit totalement. L’ethnologue Claude Levi- Strauss émettait quant à lui l’hypothèse que l’amour dans nos pays trouvait toujours sa racine dans un interdit, le principal étant celui de l’inceste. L’interdit nous séduit... On trouve ainsi certains couples où l’homme ne semble vraiment pas à la hauteur de sa compagne, du moins vu de l’extérieur. Mais il peut aussi avoir une fonction réparatrice par rapport à un passé. On le voit, le hasard n’y est finalement pas pour grand chose. Eviter la répétition C’est le vrai défi à relever ! Car nous avons pour tendance naturelle de répéter des schémas inconscients. En rencontre amoureuse également, un instinct nous pousse à rechercher des profils auxquels nous savons pouvoir nous adapter. Mais cette répétition individuelle est souvent une répétition du couple parental. Attirer les « ratés » est peut-être la façon de récréer un modèle passé ou au contraire de s’en éloigner totalement. Il n’y a pourtant aucun déterminisme, ou malédiction qui nous obligerait à attirer toujours le même type d’hommes. Revenir au départ, à son éducation, à son enfance permet L'amour ? La rencontre de deux névroses… souvent de comprendre les schémas que nous avons construits il y a bien des années et qui continuent à nous influencer encore aujourd’hui. Le secret de famille peut aussi être une réponse à cette question. Poser des questions aux grands-parents et s’intéresser aux origines peut être une voie de sortie. Briser le schéma est important, et agir sans impatience également. A trop vouloir trouver « le bon », on risque de se focaliser sur « le mauvais cheval », si l’on peut dire. Il convient enfin de ne pas s’inquiéter pour rien. Se tromper fait aussi partie du jeu amoureux. Inutile de culpabiliser sans cesse, car celles qui imaginent toujours attirer les « ratés » sont aussi souvent de grandes impatientes qui veulent souvent provoquer la rencontre. Le meilleur des chemins est peut-être de se reconcentrer sur un autre aspect de sa vie, sans faire une obsession du fait d’être seule… n V.D. FÉMININPSYCHO 31 PHOTOS.COM



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