Féminin Psycho n°61 mar/avr 2011
Féminin Psycho n°61 mar/avr 2011
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°61 de mar/avr 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 224) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 26,2 Mo

  • Dans ce numéro : croire en soi, ça change tout.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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PHOTOS.COM MOI & MOI Que faire contre la dépression saisonnière ? Depuis les années 1950, l'étude des rythmes biologiques a trouvé de nombreuses applications en médecine, notamment dans le champ de la psychiatrie. Toutes les fonctions physiologiques varient de façon relativement prévisible selon 68 FÉMININPSYCHO certaines périodes en lien avec une organisation temporelle interne. La synchronisation interne du milieu intérieur et la synchronisation externe sous l'influence de facteurs d'environnement jouent un rôle important dans les phénomènes d'adaptation. La dépression saisonnière ou TAS touche de nombreuses personnes dans le monde, notamment dans l'hémisphère nord. C'est une forme atypique de dépression qui s'exprime par une forte anxiété et un état mélancolique dus à la perte d'exposition à la lumière. On estime à environ 7% le nombre d'adultes atteints de ces troubles, avec une prédominance chez les femmes. Au-delà des difficultés physiques, c'est aussi le psychisme qui est touché. Il est important de savoir le redynamiser pour retrouver un rapport équilibré et serein à soi-même. Le « TAS », c’est quoi ? Entité nosographique à part, où la maladie est entrevue à la faveur de la découverte de l'effet antidépresseur de la lumière, le trouble affectif saisonnier (TAS) ou dépression saisonnière, est un trouble de l'humeur récurrent qui est
étroitement lié aux saisons. Il se caractérise par la récurrence des épisodes dépressifs caractérisés, une symptomatologie dépressive dite « atypique », et par un traitement original, la photothérapie et la luminothérapie. Zoom sur la luminothérapie Si vous faites partie des nombreuses personnes qui ressentent une oppression en hiver quand les jours raccourcissent, alors cette technique est faite pour vous ! La luminothérapie est un traitement psychiatrique de première ligne en ce qui concerne la dépression saisonnière et l'insomnie et constitue un traitement secondaire important pour le traitement de la dépression en général. Elle consiste à exposer les yeux à une lumière d'intensité et de spectre lumineux spécifique proche de la lumière solaire. Quand le soleil se fait rare, ne ressentez-vous jamais une baisse sensible et générale de votre énergie vitale, de votre productivité, de vos performances physiques et/ou intellectuelles et de votre créativité ? Et ne constatez-vous pas, parallèlement à cette « baisse générale de régime », une augmentation de votre besoin de sommeil, la montée en puissance d'une envie insatiable et irrésistible de grignoter un peu n'importe quand, et n'avez-vous pas un besoin inhabituel de manger de grandes quantités de féculents et de mets sucrés ? Quand vous manquez de lumière… Si tels sont vos « symptômes » quand vous manquez de lumière solaire, c'est que vous faites partie des 20% d'Européens souffrant aux changements de saisons de ce qu'on appelle couramment le blues hivernal, et, scientifiquement, le SAD (Saisonal Affective Disorder) ou, en français, le THS (Trouble de l'humeur saisonnier). Ce syndrome est connu depuis l'Antiquité, mais c'est en 1973 qu'une équipe de chercheurs du NIMH (National Institute of Mental Health) a mis au point une technique de soins, consistant à se placer chaque matin, pendant 20 minutes environ, devant un panneau lumineux dont la lumière est proche du spectre solaire. Ainsi naquit la luminothérapie ! Les résultats furent immédiats et étonnants. Un peu d’histoire… L'usage thérapeutique de la lumière naturelle en médecine remonte à la fin du XIX e siècle. Son effet remarquable sur la stimulation du système immunitaire et la lutte contre les infections provoqua le développement des premières techniques de luminothérapie, récompensées, en 1903, par le prix Nobel de physiologie remis au médecin danois Niels Ryberg Finsen. En France, la technique est popularisée dans les années 1920, entre autres par Jean Saidman, créateur de fameux solariums tournants à Aix-les- Bains, Vallauris et Jamnagar (Inde), et par les frères Biancani. Ce n'est qu'en 1984 que l'utilisation de la luminothérapie en psychiatrie clinique fit sa première apparition pour soigner la dépression saisonnière. Nous devons cette découverte au Docteur Norman E. Rosenthal et ses collègues du National Institute of Mental Health aux États-Unis. Pendant plus de vingt ans, plusieurs chercheurs de par le monde, explorèrent cette voie pour le traitement de la dépression saisonnière, les troubles du sommeil et même la dépression non-saisonnière. Mais malgré des résultats spectaculaires, la reconnaissance de cette technique fut extrêmement longue, au point de décourager certains chercheurs. Le docteur Lam, auteur d'une vaste étude canadienne sur le sujet, déclara : « C'est une honte qu'un si grand nombre de personnes ne puissent avoir accès à la luminothérapie, cela, uniquement parce que les médecins ne connaissent pas ce traitement ». Ce n'est qu'en 2005, après 20 ans d’indifférence mais confronté à l'évidence de l'efficacité du traitement, que les collèges et associations professionnelles de psychiatries américains reconnaissaient enfin officiellement la luminothérapie comme un traitement efficace, de première ligne, contre la dépression saisonnière et certains troubles du sommeil. La lumière et ses bienfaits Les recherches montrent que le métabolisme de la mélatonine (hormone du sommeil) est déréglé chez les personnes souffrant de dépression saisonnière. On Combien de temps ? 30 minutes par jour de préférence le matin à une intensité de 10 000 lux semble être le consensus médical le plus pratiqué. FÉMININPSYCHO 69 PHOTOS.COM



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