Féminin Psycho n°61 mar/avr 2011
Féminin Psycho n°61 mar/avr 2011
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°61 de mar/avr 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 224) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 26,2 Mo

  • Dans ce numéro : croire en soi, ça change tout.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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PHOTOS.COM PSY•QUO•TIDIEN Quels objectifs ? Les TCC ne visent pas à modifier la personnalité en profondeur à travers un travail long et contraignant. Elles ont pour but de modifier un comportement qui se répète malgré nous et qui nous rend la vie impossible.• Apprendre à accepter et gérer des comportements non désirables, parfois aliénants, et si possible les faire disparaître.• Aider les patients à désapprendre les comportements qui les font souffrir.• Rendre la liberté d'action.• Préparer un vivier de comportements et d'élans vitaux (optimisme, enthousiasme, curiosité, confiance, bonne humeur et joie de vivre) qui apparaissent lentement, mais que la plupart d'entre nous pouvons acquérir. Des thérapies brèves Dans les thérapies brèves, le travail sera axé sur la manière de mettre en place les changements nécessaires à une vie plus satisfaisante. Le travail par la thérapie 38 FÉMININPSYCHO « Vive les thérapies comportementales ! » entraîne des améliorations « en chaîne » vers des domaines qui ne faisaient pas forcément partie de la demande initiale de la personne. Aujourd'hui, on sait que le changement peut être rapide, même si la source du symptôme remonte à plusieurs années. Il n'est pas toujours nécessaire d'entamer de nombreuses années d'analyse, à chercher pourquoi. Les thérapies brèves se concentrent donc sur le « comment ». Elles permettent d'intégrer différents outils et tout moyen thérapeutique efficace qui fonctionne. Elles sont issues d'un contre-courant de la psychanalyse. Parce que tout le monde ne pouvait s'offrir une thérapie longue pour des questions financières simples, il fallut trouver une méthode moins longue et néanmoins efficace. Mais aussi parce qu'il était nécessaire d'arriver rapidement à se sentir mieux dans son corps et dans sa tête et ne pas engager entre 3 et 10 ans de sa vie à construire une nouvelle vie. Les thérapies brèves se poursuivent de quelques séances à plusieurs mois, parfois quelques années (exceptionnellement jusqu'à 3 ans). Le « comment » plus que le « pourquoi » La psychanalyse cherche à répondre au « pourquoi » des maux moins qu'au « comment » les guérir. Or, le fait de connaître la cause des difficultés ne les résout pas automatiquement. Ainsi, on se demandera en thérapie brève bien plus « Je sais que ma colère éloigne de moi ceux, et je veux apprendre comment faire pour que cela cesse », alors qu'en analyse, on prendra le temps qu'il faut à comprendre « pourquoi donc suis-je en colère après ceux que j'aime ». Dans les thérapies brèves, on raisonne en terme de solutions plus qu'en termes de pourquoi, étant entendu que savoir pourquoi éclaire sans aucun doute sur le comment. Le travail va donc se concentrer sur les changements souhaités. C'est pourquoi les thérapies brèves sont directives : elles accompagnent la personne dans sa nouvelle vie en lui donnant des outils et en lui montrant le chemin, alors que le psychanalyste reste neutre afin de la laisser découvrir les causes par elle-même. Quatre types de TCC Il existe quatre types de thérapies comportementales:• Les thérapies comportementales cognitives visent à identifier ce qui conduit au problème et à apprendre de nouvelles façons de réagir.• Les thérapies de prévention des rechutes sont des techniques visant à améliorer chez les patients leur maîtrise d’eux-mêmes dans le but d’éviter des rechutes, par exemple en identifiant les stimuli émotionnels et environnementaux induisant le problème.• Les techniques de conditionnement opérant utilisent le principe de récompense et de punition pour aider les personnes à changer de comportement.• Les thérapies d’entretien de motivation motivent les patients en leur demandant leur opinion au sujet des comportements spécifiques liés à leur problème, et en se penchant sur les buts qu’ils veulent atteindre. Quatre modes opératoires Les thérapies comportementales et cognitives sont basées sur des recherches scientifiques concernant le fonctionnement humain, en particulier sur les modèles de l’apprentissage. Les modèles de l’apprentissage permettent de comprendre comment l’être humain, dès son plus jeune âge, peut acquérir des connaissances. Il existe 4 grands modèles de l’apprentissage : le conditionnement classique, le conditionne- Bon à savoir La thérapie brève est une collaboration étroite entre le thérapeute et son client. On parle de « guidance ».
PHOTOS.COM ment opérant, l’apprentissage social et les modèles cognitifs• Le conditionnement classique L’association permet par exemple à l’enfant de comprendre que la sonnerie qui retentit chez la nourrice signifie que sa mère vient le chercher. Il faudra plusieurs jours pour que l’enfant associe la mère avec la sonnerie. Mais petit à petit, la simple sonnerie suffira à évoquer la présence de la mère et à susciter une réponse émotionnelle de joie chez l’enfant. En revanche, cette capacité d’apprentissage peut se révéler « dysfonctionnelle » lorsqu’un événement à forte connotation émotionnelle négative (un accident, une agression) est associé à un endroit particulier ou à des circonstances particulières. Peu à peu, tous les lieux ou les circonstances similaires (qui rappellent l’accident ou l’agression) vont provoquer une sensation de peur ou de malaise (même si rien ne se passe).• Le conditionnement opérant Les actions sont renforcées par leurs conséquences ! Ainsi, l’enfant qui se brûle en posant sa main sur la porte du four va éviter de renouveler cette expérience (renforcement négatif) ; en revanche, il va réitérer les actions qui lui apportent du plaisir (renforcement positif). Toutefois, cette capacité d’apprentissage peut se révéler dysfonctionnelle lorsque, suite à une association par conditionnement classique (une personne agressée dans le bus), le renforcement négatif amène la personne à éviter de prendre ce moyen de transport, ce qui peut rapidement compliquer son existence.• L'apprentissage social C’est un apprentissage par imitation de modèles. Ce processus est souvent défaillant chez les personnes souffrant d’anxiété sociale qui ont un sentiment d’efficacité personnelle particulièrement déficient, ce qui engendre des sentiments d’impuissance « acquise » pouvant rendre compte de réponses de stress, d’anxiété ou de dépression.• Les modèles cognitifs Les modèles cognitifs sont plus complexes, car ils résultent de l’étude et de la compréhension des mécanismes de la pensée, de la mémoire, du raisonnement, de la perception, de la prise de décision…. c'est-à-dire tout ce qui permet le traitement de l’information. Par exemple, les recherches scientifiques ont permis de montrer que les personnes anxieuses mémorisent plus facilement les informations à connotation négative, ou encore surestiment la probabilité d’un événement négatif. Une personne anxieuse peut donc vivre avec une perception permanente de menace et de danger, ou encore, pour d’autres formes d’anxiété, se sentir jugée de façon négative dès qu’elle est en présence de personnes inconnues. Ces perceptions du monde et des autres peuvent générer une souffrance permanente et entraîner un retrait social (isolement avec des sentiments d’incompétence injustifiés). Ainsi, ces mécanismes précieux pour comprendre et appréhender notre environnement (la mémoire, la perception, la pensée) peuvent se révéler dysfonctionnels dans certains cas, créant des souffrances interférant avec la vie affective, sociale et/ou professionnelle de la personne. Ces processus sont manifestes au travers des schémas. Les schémas sont donc des savoirs acquis sur soi, sur le monde et les autres qui nous permettent d’interpréter la réalité. Par exemple, un schéma d’incompétence consisterait à penser « Je ne suis pas aussi capable que les autres ». En agissant sur ces quatre types d’apprentissage, le thérapeute permet donc à son patient de soigner son problème, en adoptant un nouveau comportement face à la situation donnée. Grâce à ces thérapies brèves, chacun peut donc apprendre à sortir de ses phobies et de ses blocages, sans pression ni culpabilité. Une vie nouvelle peut alors commencer ! n J.B. FÉMININPSYCHO 39 PHOTOS.COM



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