Féminin Psycho n°60 jan/fév 2011
Féminin Psycho n°60 jan/fév 2011
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°60 de jan/fév 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 224) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 64,7 Mo

  • Dans ce numéro : retrouver ses valeurs et donner du sens à sa vie.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MOI & LA VIE PHOTOS.COM Retrouver le moral… … après un accident À moins d'avoir été soi-même victime d'un traumatisme, il est difficile de se faire une idée de ce que cela peut représenter. Les contacts avec une personne qui a subi un tel traumatisme peuvent parfois devenir difficiles, provoquant de la fatigue, de la frustration ou même de la colère. Voici une liste non exhaustive des problèmes au quotidien que peut vivre la victime d’un accident. La perception de soi La victime d'un traumatisme vit l'une des expériences humaines les plus déroutantes qui soient. Souvent, en plus de la perte de l'intégrité physique, la personne doit aussi faire le deuil Bon à savoir Après un accident vasculaire cérébral (AVC) mineur, le risque de décès après 10 ans de suivi est de 43%. Le risque de nouvel épisode vasculaire serait de 44%. 90 FÉMININPSYCHO de son intégrité psychique. C'est dans une période de confusion mentale, avec un niveau de conscience diminué, une mémoire et un jugement déficients que la victime perçoit ses lacunes. Elle se sent perdue, angoissée, déprimée. Pour elle, tout est à recommencer : elle ne sait plus rien faire comme avant et elle se demande s'il ne vaudrait pas mieux mourir. Contrôlant difficilement ses émotions, la victime se perçoit comme inutile ou incapable, se plaçant parfois dans des situations difficiles où elle ne sait plus comment réagir. Parfois en colère, parfois craintive et repliée sur elle-même, la personne ne se reconnaît plus, un peu comme si elle avait perdu son identité. Dans les cas graves, la victime d'un traumatisme devra « renaître », repartir à zéro, réapprendre à faire les moindres gestes de la vie quotidienne. Le fait de devoir compter sur l'aide de tous et de chacun n'est pas facile à accepter non plus, particulièrement pour un adolescent ou un jeune adulte Que ce soit suite à un accident vasculaire cérébral, à un accident de la vie courante ou à un accident de voiture, de nombreuses personnes perdent chaque année une partie de leurs facultés mentales et physiques. Ces traumatismes divers sont souvent lourds de conséquences au quotidien. Comment vivre après l'accident et s’en remettre correctement ? qui avait fait beaucoup d'efforts pour acquérir son autonomie avant l'accident. Diminution du degré de conscience Au début du processus de récupération, la victime peut sembler plus ou moins consciente, réagissant peu ou mal à son environnement. Son degré d'éveil ou de conscience est fluctuant et souvent insuffisant pour lui permettre de se concentrer longuement sur une tâche donnée. Pendant cette période, la capacité d'attention sélective est de courte durée. Elle constitue pourtant une condition préalable importante pour toutes les tâches intellectuelles. L'attention sélective permet à la personne de porter son intérêt et de se concentrer sur un stimulus à l'exclusion de tous les autres. Cette capacité de mettre de côté les stimulations non souhaitables est amoindrie par certains types de dommages cérébraux.
Dans certains cas, elle ne se manifeste que quelques secondes ou quelques minutes à la fois. Tout ce qui se passe attire l'attention de la victime qui est ainsi toujours distraite de la tâche à réaliser. Le flot de sa pensée vogue sans arrêt, ce qui provoque des échanges sans suite (coq-à-l'âne) et permet difficilement d'avoir une conversation suivie avec elle. La confusion Dans les premières semaines ou les mois suivant le traumatisme, la victime est souvent confuse et désorientée. Elle peut mal s'orienter dans le temps et dans l'espace, se demandant où elle est, qui vous êtes et, dans les cas les plus graves, s'interroger sur sa propre identité. C'est un peu comme si elle se réveillait tous les matins dans un nouveau monde où tout serait à recommencer, à réintégrer. La planification Une fois que la victime a atteint un degré d'éveil suffisant, qu'elle est moins confuse et qu'elle peut se concentrer pendant une durée plus longue, elle est prête à entreprendre l'étape suivante, c'est-à-dire de réaliser un plan d'action. Cela suppose qu'elle puisse d'abord déterminer un projet, établir le plan qu'elle veut réaliser et ensuite l'exécuter en s'auto-corrigeant au fur et à mesure pour, enfin, atteindre son objectif. Ce processus est beaucoup plus complexe qu'il ne semble à première vue. la victime est souvent incapable de prévoir le résultat de son action. Elle doit vivre l'échec ou affronter le milieu pour se rendre compte de son erreur. Habituellement, nous pouvons vivre l'expérience au niveau de la pensée et vérifier son résultat avant de passer à l'action. La victime d'un traumatisme n'est pas toujours capable de cette anticipation. C'est pourquoi son milieu est porté fréquemment à trouver qu'elle manque de jugement. Les troubles de la mémoire Les problèmes de mémoire sont peutêtre les difficultés les plus fréquentes qu'on rencontre chez les victimes d'un traumatisme surtout s’il est cranien ou cérébral. La mémoire à court terme est souvent perturbée ce qui rend la vie quotidienne frustrante pour la victime et ses proches. Les troubles de la communication Un traumatisme peut entraîner des troubles de communication tant sur le plan de la réception que sur celui de l'expression Une rencontre avec un orthophoniste pourra aider les membres de la famille à comprendre les lacunes particulières à la victime et à intervenir de façon efficace. La difficulté d'apprentissage Les victimes d'un dommage cérébral causé par un accident éprouvent fréquemment des difficultés à assimiler des apprentissages nouveaux. Cela est vrai notamment pour les personnes qui doivent retourner à l'école ou entreprendre un nouveau travail. Les troubles de mémoire, les difficultés à généraliser ou à intégrer de nouveaux apprentissages aux anciens et à s'en servir adéquatement sont autant de raisons qui nuisent aux apprentissages nouveaux. Irritabilité et agitation Dans le processus normal de récupération, les phases d'irritabilité et d'agitation sont fréquentes. La victime peut devenir impatiente à la moindre occasion. Parfois, il est possible d'identifier la source de la frustration (ex. : échec dans quelque chose qui était très facile à réussir avant l'accident). Dans d'autres cas, l'entourage n'arrive pas toujours à comprendre le pourquoi d'un tel comportement. Comme les mécanismes d'inhibition sont affaiblis, les réactions sont moins contrôlées et paraissent souvent exagérées aux yeux des proches. Il faut comprendre que ces tempêtes dans un verre d'eau sont la plupart du temps de courte durée. En effet, en raison de ses problèmes de mémoire, la victime oublie bien souvent la cause de sa mauvaise humeur. Il ne faut pas se surprendre que ce soit habituellement les personnes qui aident le plus la victime qui reçoivent le plus de critiques de sa part. Le fait d'être près de la victime et en interaction constante avec elle augmente les risques de friction. Dépression et retrait social Conscientes de leurs difficultés et de leurs limites, certaines victimes se découragent, abandonnent toutes les activités de rééducation et peuvent même avoir des idées suicidaires. Parfois leur milieu peut les rejeter parce qu'il est difficile de vivre avec elles en raison de leur agressivité ou de leur égocentrisme, ou encore les laisser à ellesmêmes parce qu'elles sont apathiques ou passives. Il arrive également qu'elles provoquent elles-mêmes une sorte de retrait social en s'isolant de leur famille ou de leurs proches. Jusqu'à aujourd'hui, les chercheurs pensaient qu'un accident cérébral entraînait la mort des cellules de la région du cerveau atteinte. Ce qui signifiait qu'il n'était plus envisageable de retrouver les fonctions liées à cette région du cerveau. Or, une étude menée principalement par le Docteur Edward Taub, de l'Université de l'Alabama (Birmingham), a montré que la situation n'est pas si désespérée : le cerveau humain peut reconstituer ses réseaux de neurones pour permettre aux victimes d'accidents cérébraux de récupérer, dans une certaine mesure et par le biais d'une thérapie, une motricité perdue. Selon l'évolution de la maladie et si l'on prévoit la nécessité d'une réadaptation plus poussée, il ne faudra pas hésiter à procéder à une demande d'admission dans un centre spécialisé. n E.B. FÉMININPSYCHO 91 PHOTOS.COM



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