Féminin Psycho n°60 jan/fév 2011
Féminin Psycho n°60 jan/fév 2011
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°60 de jan/fév 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 224) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 64,7 Mo

  • Dans ce numéro : retrouver ses valeurs et donner du sens à sa vie.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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PHOTOS.COM PHOTOS.COM MOI & LA VIE ANGOISSE Comment réagir à une crise de tétanie ? Dans le grand public, existent un flou et une confusion sur les termes de spasmophilie et de tétanie. La spasmophilie est la maladie qui correspond à une prédisposition particulière à faire des crises de tétanie. On ne devrait donc pas parler de crises de spasmophilie. La crise de tétanie est, pour sa part, une manifestation parfois spectaculaire, mais sans jamais de gravité. Il est donc important de ne pas la confondre avec une crise d'épilepsie, car il n'est en aucun cas nécessaire d'envoyer une ambulance de réanimation ! 88 FÉMININPSYCHO La première description de la tétanie fut donnée en 1852 par Corvisart, un descendant du médecin de Napoléon. Dix ans plus tard, Trousseau fit une leçon magistrale sur le même sujet. Des manifestations d’angoisse La personne faisant des crises de tétanie est souvent sujette à des manifestations d'angoisse et c'est souvent le mécanisme déclenchant. Cela débute par une augmentation de la fréquence respiratoire ; cette hyperventilation va diminuer le taux de CO 2 dans le sang, ce qui avoir indirectement comme conséquence d'entraîner des contractions musculaires. Typiquement, la personne hyperventilée présente des contractions douloureuses involontaires au niveau des membres supérieurs. Les doigts des deux mains sont joints et forment les mains « en accoucheur ». Il faut tenter de raisonner le personne en lui demandant de contrôler sa respiration ce qui est parfois difficile, mais fait souvent cesser la crise. La fréquence ventilatoire rapide ne traduit pas une détresse respiratoire et l'administration d'oxygène est à proscrire. Sous contrôle médical,
PHOTOS.COM on peut faire respirer en circuit fermé dans un sac plastique pendant 60 à 90 secondes, ce qui est généralement très efficace. Les causes de l’hyperventilation Les causes les plus communes de l'hyperventilation sont l'anxiété, la fièvre, la douleur intense, l'usage de l'alcool, la surconsommation de certains médicaments (comme l'aspirine) et de certaines drogues ou une infection sérieuse. L'asthme, la grossesse, l'altitude et l'acidose métabolique peuvent aussi entraîner de l'hyperventilation, de même que certaines maladies pulmonaires ou coronariennes et certaines pathologies du système nerveux central. Important ! La crise de tétanie peut être évitée : dès que la respiration commence à être rapide et saccadée, se concentrer sur sa respiration pour la maîtriser ! L'hyperventilation est une réponse normale au stress. Nous en subissons presque tous les effets lorsque nous faisons face à une situation inhabituelle ou après une session intensive d'exercice. Elle peut se produire en quelques secondes, sous une forme aiguë et souvent spectaculaire, mais elle peut aussi être chronique. On parle alors du « syndrome chronique d'hyperventilation ». Le premier symptôme de l'hyperventilation est une respiration rapide et saccadée. Elle est accompagnée d'agitation, de vertiges, de fourmillements et de tremblements des mains ou des doigts, d'une vision trouble et de la sensation de flotter dans les nuages. On peut aussi noter une sécheresse de la bouche, Et la syncope ? La syncope est définie par une perte de connaissance brutale et complète liée à une brusque anoxie cérébrale. Plusieurs mécanismes peuvent être à l'origine de ce phénomène. Chez les personnes âgées, la syncope est souvent d'origine cardiaque et correspond soit à un trouble du rythme brutal, soit à un arrêt cardiaque de quelques secondes. Chez les personnes plus jeunes, l'origine retrouvée est soit une chaleur excessive entraînant une hypotension, soit un malaise vagal dû, par exemple, à une douleur ou une émotion importante et qui se traduit par une hypotension et un ralentissement du rythme cardiaque. des difficultés de concentration, des crampes musculaires, la sensation de perdre conscience, des palpitations, des douleurs thoraciques, des flatulences, de l'aérophagie et de la fatigue. Dans certains cas sévères, il peut y avoir perte de connaissance, arythmie cardiaque et des contractures musculaires allant jusqu'à la tétanie. Pour toutes ces raisons, l'hyperventilation est souvent à la source de crises de panique. Le trouble ressenti Certains malades présentent un trouble nerveux caractérisé par une excitabilité accrue des muscles qui ont tendance à se contracter anormalement dans certaines circonstances favorisantes. A l'occasion d'une angoisse, d'un stress, la victime ventile de façon trop rapide ce qui entraîne une baisse excessive du taux de dioxyde de carbone dans le sang (qui est expiré trop vite) et crée des conditions propices au déclenchement de la crise. Un premier stade d'évolution, appelé crise de spasmophilie, fait ressentir au malade des sensations anormales : engourdissement, fourmillements aux extrémités des membres, picotements dans la région thoracique. A un stade plus avancé, certains muscles se contractent : c'est la crise de tétanie. Le trouble atteint surtout les membres supérieurs où il donne le signe classique des « mains d'accoucheur » : les paumes sont tournées vers le haut comme pour être prêtes à recevoir un bébé qui va naître... Quelle conduite à tenir ? Le traitement est essentiellement psychologique : il faut calmer, rassurer et faire ventiler calmement. Le malade doit être isolé des spectateurs éventuels ; les sauveteurs inutiles doivent également être écartés. Si la crise ne cesse pas rapidement, un traitement médical peut être nécessaire (ou réclamé par le malade). L'idée habituellement répandue du danger de l'oxygène chez ces patients est sans fondement. L'inhalation d'oxygène peut servir à calmer l'angoisse du patient (on montre qu'on s'occupe de lui) et à diminuer la fréquence ventilatoire ce qui sont les buts recherchés... Si le patient prend habituellement un médicament pour ce type de crise, et que ce médicament lui a été prescrit par son médecin traitant, il faut alors l’aider à l’absorber. Si le malaise persiste, appelez le médecin traitant. En son absence, appelez les urgences médicales (composez le 15). En bref : • Pour ne pas aggraver cette crise, il est important de montrer une écoute bienveillante mais ferme.• Le calme du sauveteur est inversement proportionnel à la durée de la crise.• Faites respirer calmement et le plus doucement possible la victime.• Il n’est pas nécessaire de la faire respirer dans un sac et surtout il ne faut pas lui mettre la tête dans le sac ! Il y a risque d’asphyxie.• Ni claque, ni seau d'eau ne sont nécessaires… Ces crises sont passagères et rarement graves. Le plus important est de rester près de la victime et d’être pleinement à son écoute, afin de pouvoir lui porter secours et assistance dans les meilleurs délais. n J.B. FÉMININPSYCHO 89



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