Féminin Psycho n°60 jan/fév 2011
Féminin Psycho n°60 jan/fév 2011
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°60 de jan/fév 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 224) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 64,7 Mo

  • Dans ce numéro : retrouver ses valeurs et donner du sens à sa vie.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MES ENFANTS & MOI PHOTOS.COM Les grandes sœurs sont particulièrement portées à exprimer un prémisse d’amour maternel vis-à-vis du bébé. Tout dépend aussi du nombre de frères et sœurs et des différences d’âge bien entendu. Des disputes naturelles De toute façon, inutile d’en faire un drame, puisque les disputes entre frères et sœurs sont normales et habituelles. Sans en venir à des situations extrêmes comme ce que l’on peut voir dans certaines émissions de télé réalité, il faut être à même de relativiser. Il faut savoir que les psychologues ne mettent pas les disputes au ban de la famille, au contraire, puisqu’elles jouent leur rôle dans la définition et la formation des personnalités. En se disputant, les enfants défendent chacun leur façon de voir, ou leur pré carré, ou tout simplement leurs jouets. Tout comme pour l’école, l’idéal est de les laisser régler leur compte ensemble en se transformant en petite souris afin d’écouter ce qui se passe vraiment. En effet, il ne faut pas laisser un des enfants devenir un petit tyran, ce qui Des cris aux rires Pourtant cela n’empêche pas les enfants de s’embrasser peu après sans souci, et surtout sans rancune, les choses rentrant dans leur normalité. Les jeunes enfants ont du mal à faire les choses sur la durée, y compris les disputes. Celles-ci doivent donc être courtes et il n’est pas rare qu’elles se terminent par des fous rires. 80 FÉMININPSYCHO PHOTOS.COM peut parfois arriver. Lorsque c’est le cas, c’est aussi souvent par un sentiment de culpabilité non raisonnée de la part des parents qui laissent l’enfant en question prendre le dessus. La dispute permet donc à l’enfant de valider son territoire vis-à-vis d’un envahisseur et de parvenir la plupart du temps à un compromis acceptable pour les deux parties. Le problème pour les parents est bien entendu de parvenir à supporter que l’accord se fasse sans qu’il y ait intervention de leur part. Cela peut être fatigant y compris pour les voisins si vous vivez en appartement ! Si vous vous mêlez de leurs petits problèmes, cela risque au contraire d’avoir l’effet inverse, puisque l’un ou l’autre des enfants aura toujours tendance à vous prendre comme témoin, afin que vous donniez votre avis si possible en sa faveur. Attention à la violence ! Autre point à surveiller : l’agressivité peut parfois se transformer en violence de la part d’un des enfants, auquel cas il faut bien entendu systématiquement intervenir, contrairement à ce qui doit se faire dans une situation qui reste contrôlée. La violence exprime une colère profonde de la part de l’enfant en question, qui prend ses racines dans une souffrance. Il est très important de parvenir à détecter l’origine de cette souffrance, afin qu’il puisse l’exprimer et que le parent puisse désamorcer le problème en parlant avec l’enfant. Si c’est la jalousie qui parle, cela signifie que l’enfant a, à tort ou à raison, l’impression que ses parents ne l’aiment plus, ou l’aiment moins, en tous les cas moins que l’autre. Bon à savoir Ces disputes suivies de réconciliations permettent aussi aux enfants d’être de connivence et de créer leurs petits secrets. Attention à l’isolement ! Un autre signe à surveiller est la recherche de solitude, d’isolement alors qu’auparavant cela n’était pas le cas. Un changement d’attitude de ce style doit attirer l’attention et pousser à s’occuper plus particulièrement de l’enfant afin de le rassurer. On connaît à présent le phénomène chez les adolescents dont il faut surveiller les changements de comportement (ou d’alimentation) de près, afin de valider qu’il n’y a pas de problème grave sous-jacent. Il est vrai qu’une remarque mal placée est vite échappée, qu’il s’agisse du comportement ou de la scolarité. Une petite phrase du style, « décidément, nous n’avons jamais eu ce style de problème avec ta sœur ou ton frère » vite dit, mais parfois avec des conséquences. Il n’est pas rare de voir certains enfants ressortir ce genre de choses quelques jours ou semaines plus tard, car ils ont ruminé cela dans leur petite tête pendant longtemps. Autre point de comparaison souvent mal supporté et que la plupart des parents ne peuvent éviter : la comparaison avec leur propre éducation. Les temps changent, l’histoire s’accélère et même si les parents véhiculent la plupart du temps des valeurs qui leur ont été inculqués, les différences d’environnement entre ce qui se passait vingt ou trente auparavant est tellement énorme que les parallèles sont parfois difficiles à assimiler pour les jeunes. Il est aussi possible que le père et la mère aient ressenti eux–mêmes des sentiments mitigés vis-à-vis de leur frère ou de leur sœur et que ceci remonte à la surface lors de l’expression de jalousie de leur enfant. Idem pour les « atomes crochus », après tout il est tout à fait possible de se sentir plus proche de l’un de ses enfants. Il n’y a pas de mal à cela, à condition
L’amour qui se multiplie… Il est parfois compliqué pour un enfant de comprendre que l’amour ne se divise pas mais se multiplie lorsque l’on a des enfants. Il faut prendre des exemples simples qui permettent cette compréhension qui n’est pas toujours évidente. bien entendu que cela ne mène pas à des injustices pour l’autre ou les autres. Chaque enfant étant différent, rien d’étonnant à ce que l’on ne partage pas les mêmes émotions ou intérêts avec tous. Il n’empêche que cela peut être mal interprété. Si la situation vous échappe… Si vous pensez que la situation vous échappe, inutile de faire appel à Super Nanny, par contre, vous pouvez tout à fait consulter le pédiatre qui a suivi vos enfants, s’il les connaît bien ou un pédopsychiatre. Il faut savoir que la jalousie est considérée comme un phénomène normal, qui une fois surpassé, permet au plus grand de devenir plus autonome. Il s’agit d’un premier pas vers la vie en société, et l’acceptation de personnes « étrangères » pour l’enfant au sein de l’entourage. Il s’agit d’un apprentissage qui servira également pour l’école. Pour résumer Si l’on résume la situation, il est essentiel pour que tout se passe le mieux du monde de bien impliquer l’enfant dans la grossesse et commencer à anticiper ce que sera la nouvelle vie. Certains parents hésitent parfois, un peu par superstition ou par peur qu’un malheur n’arrive. Mais plus vite l’enfant est prêt, mieux ce sera pour lui, car le fait de voir arriver ce bébé au foyer restera de toute façon un choc et un changement définitif. Il y aura forcément un avant et un après. L’autre point qui semble évident est que l’âge de l’enfant en question est essentiel. On ne prépare évidemment pas un grand frère de trois ans comme un grand frère de douze. La jalousie peut cependant exister dans les deux cas, notamment dans des situations de famille recomposée, mais ne s’exprimera pas du tout de la même manière. Il est important dès le retour à la maison de profiter des moments où bébé dort pour passer un peu de temps en tête à tête avec l’aîné et parler un peu d’autre chose que des problèmes de biberon. L’activité scolaire reste à surveiller, même s’il est vrai qu’en fait l’enfant s’aperçoit rapidement qu’il n’est pas le seul à voir la famille s’agrandir. Le fait d’en parler avec copains et copines permet de se « lâcher » un peu quitte à dire des choses un peu désagréables sur le nouveau venu que l’on n’ose pas dire en famille. Cela peut faire du bien dans un premier temps ! Et surtout, il ne faut pas hésiter à avoir un traitement différent avec grands et petits. Il ne faut pas, comme cela était traditionnellement le cas, que les aînés soient systématiquement les baby-sitters et doivent renoncer à certaines activités à cause du petit dernier. Rendre service au sein d’une famille est une chose normale, devoir se sacrifier en est une autre ! Globalement, la complicité finit toujours pas se créer et ce, quelle que soit la différence d’âge. Elle se relâche parfois à l’âge adulte, mais les disputes comme les bons moments restent de bons souvenirs le temps passant. Le cas des familles recomposées Ici, c’est souvent différent. Le nouveau né est souvent mieux accepté que les demi-frères et sœurs déjà existants. Mais pour une nouvelle grossesse avec un nouveau partenaire, il va falloir faire définitivement le deuil du petit espoir qui restait de voir ses parents se réconcilier. Cela est d’autant plus difficile à avaler que la transition est courte entre séparation et naissance. Une certaine sensation d’injustice est quasiment automatique, car cet enfantlà aura la chance de vivre avec ses deux parents naturels, ce qui n’est pas le cas des plus grands. La jalousie, exprimée ou non, est donc bien présente. La grande difficulté est aussi, il faut le reconnaître, pour le beau père ou pour la belle mère de parvenir à rester équitable entre un enfant qui est le sien et un enfant qui est l’enfant d’un ou d’une autre. Parfois, l’équilibre se trouve rapidement, mais dans d’autres cas, on ne peut s’empêcher de faire la différence et de laisser échapper quelques remarques maladroites qui seront assimilées à un rejet. Il est clair qu’un traitement divergent entre demi-frères et sœurs ne s’oublie pas facilement, car il crée un profond sentiment d’injustice chez des enfants qui n’ont aucune prise sur les événements, qu’il s’agisse du divorce de leurs parents, comme de leurs remariages ou de leurs nouveaux enfants. Mais soyons positifs, souvent l’arrivée du bébé est aussi pour les plus grands l’occasion d’avoir enfin la sensation de faire partie d’une vraie famille. Le sentiment de protection sera alors grand vis-à-vis du nouveau-né et les parents se sentiront également d’autant plus à l’aise. Cela permet aussi de créer un véritable lien affectif entre le beau parent et le bel enfant. n E.A. BIBLIOGRAPHIE Certains ouvrages permettent d’approfondir la question en fonction de la situation, comme « Frères et sœurs, une maladie d’amour » de Marcel Rufo et Christine Schilte aux Editions Poche ou « Frères et sœurs, complices et rivaux.. » de Régine Scelles et Jacques Arènes aux Editions Broché. FÉMININPSYCHO 81 PHOTOS.COM



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