Féminin Psycho n°60 jan/fév 2011
Féminin Psycho n°60 jan/fév 2011
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°60 de jan/fév 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 224) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 64,7 Mo

  • Dans ce numéro : retrouver ses valeurs et donner du sens à sa vie.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MOI & MOI latéralisation existe bel et bien, le cerveau ne travaille cependant correctement que si les connexions entre les deux hémisphères permettent à différentes zones de travailler pour mener à bien une activité. Le cerveau a physiquement deux parties, mais qui s’associent et se complètent. Premières constatations et légendes Une lésion située dans une partie de l’hémisphère gauche peut faire perdre la parole, une autre à gauche peut provoquer la perte du sens de l’orientation. Pour autant, il ne faut pas simplifier à l’extrême le fonctionnement d’un organe aussi complexe, et toujours en grande partie inconnu, tel que le cerveau. Si un traumatisme crânien peut en effet bloquer certaines fonctions du cerveau, lorsque nous parlons, il n’y a pas une seule petite zone qui se mettrait à clignoter, le reste du cerveau restant dans le noir. En fait, tout le cerveau est actif ! Une spécialisation existe bel et bien mais agit en interaction avec d’autres zones. Nos deux hémisphères sont d’ailleurs reliés entre eux par des réseaux de fibres nerveuses dont le corps calleux. Evidemment, si des zones isolées peuvent être isolées et a priori réparées, il s’agit d’une possibilité séduisante, car plus accessible pour les non spécialistes. Le sens de l’orientation a ainsi été pris en exemple : les hommes auraient une zone plus développée leur permettant de mieux se repérer par rapport aux femmes. Mais en réalité, les cerveaux féminin et masculin ont des caractéristiques identiques. Le sens de l’orientation soi-disant masculin n’est qu’une légende ! C’est bel et bien l’apprentissage qui compte. D’autres mythes circulent contre lesquels il convient de s’élever. Ainsi, les hommes seraient naturellement doués pour les maths et les sciences en 72 FÉMININPSYCHO général, tandis que les femmes seraient, quant à elles, dotées de qualités spécifiques pour les langues et la communication. Si en effet, on a pu repérer que dans le monde universitaire et estudiantin, des différences en termes de sexe apparaissaient, il faut bien comprendre que cela ne s’explique nullement par une différence de capacité ou de spécialisation cérébrale. Là encore, l’imagerie cérébrale a permis de faire des progrès importants dans la confirmation et surtout dans l’infirmation de ces affirmations basées sur le sexe. Ainsi, en faisant travailler hommes et femmes sur un problème de calcul, on a pu constater que le cerveau droit que l’on supposait être le siège de ce type d’activité, n’était en fait pas le seul à être en éveil. L’arithmétique sollicite en réalité les aires pariétales des deux côtés ainsi que le cortex frontal gauche. Et comme les neurologues modernes le pensaient, aucune différence entre hommes et femmes n’a été validée. Nous ne pouvons tous être des scientifiques confirmés, mais s’il faut retenir une chose des études actuelles sur le cerveau, qui sont encore à l’aube des découvertes, c’est la suivante : Nous PHOTOS.COM naissons avec un cerveau évolutif. Il est la base sur laquelle notre milieu socioéducatif, culturel, nos expériences vont travailler pour l’influencer et finaliser sa construction. Mis à part pathologie ou accident, le cerveau est donc le résultat d’une biologie et d’un environnement. Revoici donc le vieux et toujours actuel débat de l’inné et de l’acquis. La femme est bavarde : la faute à son cerveau ? On a pu prouver que les femmes parlent beaucoup plus que les hommes. En fait, elles prononcent plus du double de mots que leurs congénères masculins ! Evidemment cela fait beaucoup. Les scientifiques ont donc cherché l’origine de cette capacité à s’exprimer, voire de ce besoin. D’autant que l’on a pu constater que les petites filles parlaient souvent plus tôt que les petits garçons et que les filles semblaient plus à l’aise dans les fonctions de communication. Autant de signes qui semblaient bien prouver que notre cerveau fonctionne différemment. En 1995, la preuve est faite : la célèbre université américaine de Yale a diffusé une étude selon laquelle les femmes activent les deux hémisphères cérébraux en parlant, alors que les hommes n’activent que l’aire du langage, située dans l’hémisphère gauche. A priori, l’influence des œstrogènes serait à la PHOTOS.COM
racine de ce superpouvoir ! Les résultats de cette étude semblant difficiles à admettre, en 2004, une énorme étude (Brain) a publié à son tour ses résultats : aucune différence n’est en fait observée, les progrès de l’imagerie cérébrale viennent le prouver. Pourtant le constat de base reste exact et vérifié : les femmes parlent globalement beaucoup plus que les hommes ! La femme « multitâches », l’homme « monotâche » Pour gérer plusieurs activités simultanément, il convient de faire fonctionner différentes zones cérébrales en même temps ce qui implique une communication accrue des hémisphères. Suite à l’examen de cerveaux à l’occasion d’autopsies, les médecins ont mis en avant dans les années 90 que les femmes semblaient avoir un corps calleux plus gros, qui serait l’origine de cette capacité particulière. En fait, là encore, les années passant, et grâce aux progrès de la Recherche, il a encore été possible d’infirmer cette conclusion. En termes purement anatomiques, aucune différence n’a été constatée, sauf que dans la vie, un comportement sexué est en effet avéré. Parions que si nous étudions un homme au foyer, lui aussi deviendra « multitâches » et à vrai dire, s’il veut en faire autant, il n’aura pas le choix ! A chacun son cerveau Les dernières observations n’ont constaté aucune différence organique pourrait-on dire entre hommes et femmes sur le plan du cerveau ; ce sont les différences individuelles et comportementales qui sont évidentes. En fait, Le cerveau : une question de poids ? Le poids moyen du cerveau est d’environ 1,350 kg. En examinant, le cerveau de certains hommes de génie, on a pu s’apercevoir que ni le volume, ni le poids du cerveau n’influaient sur les capacités exceptionnelles que ces personnes avaient développées. Au contraire ! nous avons aussi une responsabilité sur notre cerveau, la façon dont il évolue, ainsi que sur les capacités que nous parvenons à développer. Autre exemple frappant : les chercheurs ont constaté que les violonistes avaient une zone correspondant à la main gauche plus développée que la moyenne. Ils ne sont pourtant pas nés ainsi. Le cerveau a réagi à un apprentissage et une pratique des années durant afin de répondre au mieux au besoin exprimé par l’être humain en question. Nous avons donc la capacité de faire évoluer notre cerveau d’une façon prodigieuse. Le potentiel exact de cette dimension reste encore largement méconnu. Les études sur le cerveau ont récemment milité pour l’égalité des sexes dans le sens de potentiel : les différences cérébrales mises en avant entre hommes et femmes sont mises à mal. Si nous sommes bel et bien distincts, ce sont nos gènes qui sont l’explication. On sait que le cerveau et en particulier le cortex sont imprégnés d’hormones sexuelles, pourtant cela n’entraîne pas de différences constatées lors des différentes études s’appuyant sur l’imagerie cérébrale. Un matériel de base identique donc, mais un acquis différent. Nous sommes les acteurs des différences que l’on peut ensuite remarquer dans des domaines professionnels par la suite. PHOTOS.COM Dommage me direz-vous, cette explication cérébrale selon laquelle nous avions chacun notre hémisphère de prédilection était bien pratique ! Pour tout expliquer, de l’intuition féminine à l’infidélité masculine ! Tant pis, il va falloir chercher ailleurs, dans les sciences humaines portant sur l’hérédité et les comportements. Décidément, le vieux débat de l’inné et l’acquis qui occupait déjà Aristote, Descartes ou Diderot n’est pas terminé ! Et attention aux fausses idées, aujourd’hui, on accorde plus d’importance aux neurotransmetteurs qu’aux neurones, ces derniers d’ailleurs ne sont pas en nombre définitif dès la naissance, les neurosciences n’ont pas fini de nous surprendre ! n A.F. FÉMININPSYCHO 73



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