Féminin Psycho n°60 jan/fév 2011
Féminin Psycho n°60 jan/fév 2011
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°60 de jan/fév 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 224) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 64,7 Mo

  • Dans ce numéro : retrouver ses valeurs et donner du sens à sa vie.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MOI & L'AMOUR Une société de solitaires Notre société est assez solidaire, elle tente de s’occuper des personnes les plus démunies ou âgées. Pourtant, il y a quelques années, ce fût la stupeur en France lors de la canicule et nous nous sommes aperçus, complètement effarés, que nombre de nos concitoyens, de nos voisins, pouvaient mourir de façon totalement inaperçue et que personne n’en soit informé, pendant des périodes extrêmement longues. Tout simplement parce que personne ne vient plus les voir. L’isolement social existe bel et bien, et plus particulièrement à certains âges de la vie. Mais au delà de cet état général, la sensation de solitude amoureuse est quelque peu différente. Pourtant, tout est fait pour que nous ne soyons plus seuls. En tous les cas en apparence. Ne sommes-nous pas la société de la communication ? En y réfléchissant, entre les téléphones portables que certains ne parviennent plus à éteindre ne fût-ce qu’une heure dans la journée, lesemails, SMS, la plupart des adultes se plaint plutôt de ne plus parvenir à décrocher de tous ces appareils. Avoir le dernier téléphone à la mode ne signifie pas que l’on dispose d’un répertoire d’amis fidèles, ni d’un bel amoureux qui se préoccupe de notre bien-être. La télévision, la radio, les MP3, Ipod et autres gadgets permettent de tromper la solitude, en s’occupant ou en zappant d’une chaîne à l’autre. Tout comme le cinéma ou les DVD. Pourtant, cela ne remplace pas un véritable partenaire ou conjoint. 30 FÉMININPSYCHO La solitude est particulièrement déprimante dans certaines circonstances, comme le chômage par exemple, ou la prise de la retraite. Le fait d’être en dehors du circuit professionnel mène souvent en effet à la dépression, surtout lorsque l’on vit seul et que l’on n’a plus le ressort suffisant pour se motiver à sortir et à rechercher des activités de façon volontaire. Le sentiment de solitude Ce sentiment est mal vécu dans le cas fréquent où la solitude n’est pas choisie. Et elle l’est rarement en termes de vie privée. Les femmes, mais aussi les hommes, cherchent à partager leur vie personnelle avec une personne qu’elles aiment. Pas toujours d’ailleurs pour forcément s’installer dans une vie à deux. Il peut arriver, en particulier à un certain âge, que l’on préfère profiter d’un compagnon sans pour autant tout partager au quotidien. De plus en plus de couples vivent ainsi chacun chez soi, mais dans ce cas, c’est un style de vie assumé, qui ne provoque pas une sensation d’isolement forcé. En tant qu’être sexué, nous avons besoin de l’autre pour nous épanouir physiquement ; l’amour physique est probablement la circonstance où nous ressen- « Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude. » (Guy de Maupassant) PHOTOS.COM tons de la façon la plus évidente que nous avons besoin de l’autre. Ne plus avoir de plaisir sexuel partagé est un problème que les femmes parviennent à occulter bien entendu, mais cela n’est pas une raison pour que les simples gestes de tendresse ne manquent pas. Au-delà, c’est bien entendu le dialogue, les échanges, la satisfaction de savoir que l’on peut s’appuyer sur quelqu’un, mais aussi et peut-être surtout que l’on compte d’une façon toute particulière pour un être cher. Il est vrai que la relation amoureuse est toute particulière et unique. Sans oublier qu’elle est aussi « renouvelable » au cours d’une vie. Même si les ruptures sont parfois difficiles à vivre, nous voyons bien autour de nous des femmes vivre plusieurs amours réels et profonds à des époques différentes de leur vie. Relation amoureuse : véritable relation à deux ? La condition humaine nous force à l’isolement, car nous sommes intrinsèquement seuls. Personne ne peut vivre notre vie, comprendre ce que nous sommes véritablement, et encore moins se mettre à notre place. Peutêtre est-ce cette sensation de solitude véritable qui nous rend si vulnérables à l’isolement et au manque d’amour ? Car aimer quelqu’un, c’est aussi se faire du bien à soi-même. Même les statistiques se mettent de la partie : les personnes qui vivent en couple vivent globalement plus vieilles que celles qui vivent seules. Se préoccuper de l’autre fait du bien au cœur et à l’âme, en particulier lorsque l’autre vous renvoie des sentiments d’amour. Les êtres humains ne sont pas des êtres égoïstes et les ermites restent des exceptions. Vivre à deux une relation d’amour nous rassure non seulement sur notre potentiel de séduction, mais aussi sur notre capacité à rassurer l’autre. Cette relation de mutuelle assistance, de bonheur provoque chez celles qui sont
seules de vrais manques ; la personne seule se focalisant sans cesse sur sa solitude qu’elle ne cesse de comparer au bonheur supposé des autres. Des femmes qui ont peur… C’est la question que les femmes se posent lorsqu’elles sont en pleine déprime. Pourquoi moi ? Même s’il est hors de question de ne pas se réjouir pour les copines, on peut aussi se demander pourquoi elles et pas soi ? La femme célibataire a en effet un statut tout particulier de nos jours. D’un côté, la voici célébrée, capable de mener sa vie de main de maître, cette aventurière des temps modernes fait même des envieux. Sauf que personne ne sait que cette « célibattante » qui fait la Une des magazines passe des heures chaque soir sur Meetic ou d’autres sites du même type afin de chatter et de rencontrer l’âme sœur ! Et ne parlons pas des soirées de la Saint Valentin, des Noëls en famille où l’on se retrouve là, seule, sans conjoint, des soirées entre amis où l’on vous met à côté du célibataire de service en espérant vous caser... Pourtant, nombre de ces femmes apprécient leur travail, aiment le bon côté de leur indépendance, surtout quand elles commencent à répondre aux appels au secours de leurs copines en train de divorcer de façon plus ou moins sordide. Il n’empêche que la grande majorité n’hésiterait pas à jeter leur costume de superwoman aux orties et sans état d’âme si elles rencontraient un homme avec qui construire une belle relation. Entre les deux, leur cœur ne balance pas ! Pourquoi ce choix ? En grande partie parce que les femmes seules ont peur, elles sont angoissées par l’idée d’avoir à vieillir seules, mêmes si cela est encore lointain. En même temps, lorsque la solitude se prolonge, parfois plusieurs années, intervient une nouvelle peur : celle de se mettre en couple et d’avoir à renoncer à ses désirs personnels. Certaines ne veulent pas sacrifier leur amour des animaux par exemple à un homme qui ne les supportent pas, d’autres ne veulent plus se fatiguer à jouer la séduction, à faire des efforts pour plaire. Il n’est d’ailleurs pas rare que ces femmes seules pendant de longues périodes aient une idée relativement négative du couple, voire des hommes en général. L’exemple maternel joue également un rôle actif dans cette approche. Des femmes qui font peur… L’un des grands soucis des femmes célibataires est que, étant parfois paniquées à l’idée de rester seules toutes leur vie, elles dégagent parfois involontairement une sensation qui effraie quelque peu les hommes. Ainsi, certaines ont des difficultés inavouées avec la notion de couple. Elles ne se sentent pas à même d’être une partenaire à part entière, ou ont peut-être subi des situations où elles ont été mal aimées. De ce fait, elles recherchent sans même en prendre conscience une personne qui puisse réparer ce qu’elles ont subi, ou de prendre soin d’elles pour les aider à grandir. Or, les hommes n’apprécient généralement pas d’être pris pour des infirmiers. Ils sont attirés par des femmes qui recherchent le partage et non pas la guérison. Les femmes séduisantes sont celles qui ont pu se construire en tant qu’adulte en ayant une bonne image d’elles-mêmes. Un homme arrive assez facilement à faire la différence entre une femme qui souhaite trouver un partenaire, et celle qui l’attend parce qu’elle en a absolument besoin. Créer une relation amoureuse est un échange, il faut savoir ce que l’on est prête à donner avant de dresser le profil de l’homme idéal. Lorsque les femmes sont adolescentes, elles s’amusent à rêver de leur Brad Pitt ou de leur George Clooney, romantique, amoureux, gentil, qui veut des enfants, etc. Il arrive que des femmes de trente ans et plus continuent de rechercher ce type d’homme sans pour autant se préoccuper de ce qu’elles ont à donner. Elles semblent s’offrir à une possibilité de relation amoureuse, alors qu’en réalité elles ne sont qu’en position d’exigence. La solitude n’est pas toujours simple à supporter surtout pour celles qui se focalisent sur leur état plutôt que de profiter des bons côtés de cette situation. Or, bizarrement ou plutôt logiquement, les hommes sont plus attirés par des femmes plutôt heureuses et bien dans leur peau, plutôt que par les femmes « à problème » qui se plaignent de leur situation. Faisons confiance à Coco Chanel et à son expérience « Les hommes n’aiment pas les pleureuses ». En ce début d’année, oublions les pleurs, ne nous désespérons plus et cherchons plutôt à atteindre le bonheur en solo, avant de le trouver en duo ! n A.F. A LIRE La solitude « heureuse » Aujourd’hui, dans un parcours de vie normal, tout le monde a vécu, vit ou vivra une période de solitude. Ces périodes de vie solitaire peuvent être vécues comme des chances ou des catastrophes, comme des opportunités ou des calamités. Vit-on les périodes de solitude de la même manière à 20 ans, 30 ans, 40 ans, 50 ans, 60 ans ? Hommes et femmes ont-ils la même conception du couple et des périodes de vie « en solo » ? « Vivre une solitude heureuse » de Marie Borrel, Hachette Pratique, 192 pages. FÉMININPSYCHO 31



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