Féminin Psycho n°56 mai/jun 2010
Féminin Psycho n°56 mai/jun 2010
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°56 de mai/jun 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 223) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 22,3 Mo

  • Dans ce numéro : rencontrer quelqu'un ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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• son aspect très logique. Elle n'explique pas tout bien entendu, mais présente une première réponse satisfaisante intellectuellement. Pour être complet, il faut bien dire que le niveau 3 correspond plus à nos attentes en termes d'instinct grégaire et de communication qu'au besoin d'amour à proprement parler. Des nuances à apporter Sur ce dernier point, ce qui est intéressant est que si l'on se fie à cette pyramide, on peut en conclure qu'un couple qui fonctionnerait avec un conjoint au niveau 2 alors que l'autre se situerait au niveau 6 présenterait à terme des difficultés à fonctionner de façon harmonieuse. Evidemment, on peut critiquer cette approche dans le sens où elle est très formelle et semble impliquer que le passage à un niveau ne peut se faire qu'une fois les premiers besoins satisfaits alors qu'il est bien clair qu'il faut nuancer ces passages. On peut être en transition, ou sur plusieurs niveaux à la fois, et monter la pyramide autant que la descendre. Cela n'est finalement pas si éloigné de la philosophie grecque qui partait sur quatre niveaux : les besoins physiques, les besoins plus sophistiqués mais dont on peut se passer tels que le sexe par exemple, les aspirations et ambitions qui correspondent peu ou prou au niveau les plus élevés de la pyramide de Maslow, pour finir au niveau des aspirations non réalisables comme l'immortalité. Etant irréalisables, elles peuvent faire effectivement rêver, mais aussi rendre malheureux, la dernière étape n'est donc pas forcément celle du bonheur. Tout est question d'équilibre Petit rappel sur Epicure. Ce nom évoque pour vous le bon vivant et la recherche du plaisir, pourtant il y a plus que cela à apprendre. Philosophe, mais aussi physicien et astronome, le point de vue d'Epicure est connu aujourd'hui d'un point de vue pour le moins restrictif, mais il est vrai que la philosophie grecque n'est plus vraiment au goût du jour. Par rapport à la question qui nous préoccupe ici, Epicure développait une pensée selon laquelle c'est l'équilibre qui apporte le bonheur. Nous sommes donc loin de la débauche ou de la recherche du plaisir à tout crin. Le disciple d'Epicure doit donc avoir un comportement stable en 94 FÉMININPSYCHO cherchant à se faire plaisir mais sans excès ; l'excès apportant la souffrance. Pas d'ascétisme, pas de stoïcisme, mais une recherche de la tranquillité et de la joie. Selon Epicure, le malheur des hommes provient du fait qu'ils ont peur des dieux (et la crainte de Dieu engendre la crainte de l'homme), peur de la mort, peur de la douleur, alors qu'il est simple de faire en sorte de la supprimer de sa vie, et peur que le bonheur ne soit difficile à atteindre, alors que cela est on ne peut plus simple, même si tous les plaisirs ne doivent pas être recherchés. Sa « pyramide » met sur le même niveau le besoin physiologique, de sécurité et de recherche du bonheur. L'un n'allant pas sans les autres. Certains désirs ne doivent pas être poursuivis, car ils sont soit artificiels comme la recherche de richesse ou de gloire, ou simplement irréalisables : vivre pour toujours. On le voit, l'amour intervient très peu dans cette philosophie, elle fait partie de la recherche des plaisirs. En fait, pour atteindre le bonheur, il faut supprimer la douleur. Cela est donc finalement assez incompatible avec l'amour qui ne va pas sans souffrance. L'état de bonheur serait plutôt lié à la tendresse et au calme, tout cela dans une sécurité physique. De même dans l'amitié, le véritable ami est celui qui vient tranquilliser, apaiser, et qui est générateur de moments agréables. Eros, philia et agape... Puisque nous sommes en Grèce, restonsy quelques temps pour retrouver ce que recouvre le mot amour : l'éros ou la sexualité, souvent confondu avec l'amour, il en est pourtant complètement distinct, la philia, qui recouvre l'estime ou l'amitié dans le sens le plus profond du terme et enfin l'agape, qui recouvre la notion d'amour dans sa globalité. Il s'agit de l'amour, sentiment de paix et de partage qui est offert aux autres. Il existe pourtant des phases dans notre vie où nous sommes sans amour. Tout le monde n'a pas d'enfants, et d'ailleurs parfois les choses peuvent aussi se passer mal de temps à autre avec eux. Et tout le monde n'a pas d'histoires d'amour. On peut pourtant continuer à « fonctionner », à s'alimenter correctement, à faire du sport, s'entretenir, partir en vacances, et travailler sans pour autant se sentir complètement en dehors du coup. Il faut alors parvenir à développer son ego, non pas pour finir comme Narcisse, amoureux de sa propre petite personne et de son apparence, mais enfin il est essentiel de mainte-
nir l'estime que l'on a de soi et pour cela il faut aussi s'aimer soi-même. Sans devenir égocentrique, bien entendu, mais avec une dose d'égoïsme quand même. Difficile de maintenir l'équilibre ! L'important est de maintenir sa santé mentale en gardant un bon moral et sans tomber dans la déprime Amour & enfants Alors vivre sans amour toute une vie, impossible. On l'a vu ce sentiment de plénitude fait partie de nous dès notre plus tendre enfance et nous permet de nous développer et de prendre confiance en nous. De plus, cet amour nous rend heureux, nous valorise, au moins pendant un temps. Vivre sans connaître l'amour paternel ou maternel, sans pouvoir procréer, cela est également possible, cela arrive d'ailleurs parfois, mais il faut souvent des années avant que ceci ne puisse être vécu sereinement. Non seulement parce que les femmes notamment sont quasiment programmées pour donner la vie, physiquement et cela est un phénomène très puissant, mais aussi parce que l'on se sent, là aussi, amputé d'une partie de la vie « normale » d'une famille. D'où le besoin qui mène à l'adoption et permet de combler ce qui est ressenti comme un vide. ou encore plus grave la dépression, ce qui guette quand même les gens solitaires. En désespoir de cause, vous pouvez toujours vous répéter le bon vieux proverbe qui dit qu'il vaut mieux vivre seul que mal accompagné et faire le tour dans votre De plus, les progrès de la médecine nous font espérer d'avoir la possibilité de donner la vie, et cet espoir empêche de considérer ce désir comme irréalisable. Bien souvent, il faut attendre quasiment l'époque où l'on se trouve trop vieux ou trop vieille pour faire son deuil de ce projet. Seul le temps, l'expérience et une certaine sagesse, qu'on l'appelle comme on voudra, permettent de surmonter ce manque d'amour. Mais il est possible de le vivre et de reporter des objectifs de vie sur d'autres personnes ou d'autres causes. Certaines personnes ont témoigné à ce sujet, comme Line Re- SENTIMENTS tête de tous les divorces autour de vous ou de tous les conjoints avec lesquels vraiment vous ne pourriez pas vivre. Mais bon... il faut réserver cette solution uniquement pour les coups de blues, car sur le long terme, cela ne fonctionne pas vraiment. naud, qui a évoqué sa douleur de ne pouvoir avoir d'enfant, mais qui a également parlé du fait qu'elle était finalement parvenue à surmonter cette souffrance pour se consacrer à d'autres sujets et personnes qui lui tiennent à coeur. Elle a également pris conscience depuis bien longtemps du fait d'avoir bénéficié d'un amour profond de la part de son conjoint et de sa mère. Si l'on ajoute à cela la réussite professionnelle, on peut effectivement se dire que sa vie est extraordinairement positive. Et pourtant, il peut arriver que si l'un des rouages accroche, on ne parvienne plus se concentrer que sur cet élément au risque d'occulter les chances de bonheur qui nous sont offertes par ailleurs. Vivre sans compagnon Vivre sans l'amour d'un conjoint est finalement ce qui entraîne le plus de souffrance,. Il est très important pour tous, hommes et femmes, de connaître le sexe et l'amour. Les personnes solitaires qui, pour des raisons profondes ne parviennent pas à avoir ce type d'expérience, estiment la plupart du temps avoir gâché leur vie, ou ne pas avoir eu de chance. Elles se sentent en quelque sorte rejetées ou avoir été victimes d'une injustice et donc forcément tristes, parfois aigries. Il est différent de vivre sans histoire d'amour lorsqu'on en a déjà connu et que ce temps s'en est allé. Les souvenirs sont là pour réconforter et rassurer. Même un amour malheureux nous fait sen- FÉMININPSYCHO 95



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