Féminin Psycho n°56 mai/jun 2010
Féminin Psycho n°56 mai/jun 2010
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°56 de mai/jun 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 223) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 22,3 Mo

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  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MOI ET MES AMOURS On cherche alors à reproduire ce même environnement (en rêve ou en vrai) pour retrouver la même émotion », explique Sylvain Mimoun. Toutefois selon lui, mieux vaut rester au stade de l’imagination, sans passer à l’acte : « Les fantasmes ne sont pas faits pour être réalisés, mais pour fabriquer de l’excitation ou encore revivre ses émotions et ses désirs. » Qu’est-ce que l’orgasme féminin ? Très fréquemment, les femmes se posent des questions sur l’aboutissement du rapport sexuel, qui paraît tellement plus évident chez l’homme. L’orgasme féminin ne se voit pas, il n’y a en général pas d’éjaculation féminine, sauf dans quelques rares cas, dits de « femmes fontaines ». Le plaisir absolu chez la femme est une sensation variable, de plus ou moins grande intensité. « Le déclenchement a lieu dans la zone sexuelle, mais il s’étend à l’ensemble du corps, par vagues chez les vaginales et certaines clitoridiennes », décrit Sylvain Mimoun. Pour certaines, en revanche, le plaisir reste très localisé, c’est une sensation de « décharge » agréa - ble au niveau du sexe. 70 FÉMININPSYCHO Je ne parviens pas à atteindre l’orgasme, pourquoi ? Les femmes ont besoin de davantage de temps que les hommes pour aboutir à la jouissance et restent plus souvent sur leur faim. De là, des interrogations surgissent sur une frigidité éventuelle, ce qui est particulièrement angoissant. Il faut savoir que la frigidité concerne les femmes qui n’ont aucune sensation de plaisir. La plupart de celles qui se plaignent de ne pas avoir d’orgasme ont du plaisir autrement ! Par la masturbation, elles peuvent atteindre l’orgasme clitoridien. Mais dès qu’il y a pénétration, c’est l’orgasme vaginal qui est de manière générale considéré comme le seul valable, « le vrai ». Or, celui-ci vient difficilement tout seul. En effet, l’orgasme strictement vaginal concerne 20% des femmes, contre 80% pour le clitoridien. En réalité, lors d’un rapport sexuel, il est possible d’atteindre l’orgasme par l’une des deux voies ou les deux en même temps et le plaisir n’en est que plus intense : « Il faut aider les femmes à comprendre comment elles peuvent partir de leur plaisir clitoridien pour l’étendre au vagin. Après un rapport sexuel, le corps se préoccupe peu de savoir si c’est la caresse du clitoris ou autre chose qui a déclenché le plaisir. Il gardera simplement en mémoire l’association entre pénétration et plaisir. Par ailleurs, la pénétration répétitive dans ces conditions fait que le vagin devient de plus en plus sensible et réactif », indique Sylvain Mimoun. Se masturber régulièrement, est-ce normal ? La masturbation, surtout féminine, est encore taboue pour un certain nombre de personnes. Cet interdit se transmet par l’éducation qui condamne plus ou moins clairement le plaisir solitaire. Pourtant, la plupart des hommes et des femmes se masturbent, souvent dès l’enfance et beaucoup à l’adolescence, par curiosité pour leur corps et par besoin naturel de découvrir sa sexualité. Mais parfois, la culpabilité s’installe insidieusement jusqu’à l’âge adulte. Ce rejet de la masturbation intervient plus souvent chez les femmes, selon Sylvain Mimoun, parce que, dès l’enfance, elles ont moins facilement l’occasion de se toucher que les garçons : « Les petits garçons touchent leur pénis, notamment pour faire pipi, ce qui les encourage très vite à découvrir peu à peu le plaisir. » Le poids des tabous associé à la méconnaissance de son corps peuvent avoir pour conséquence de retarder très longtemps la découverte de l’orgasme par la masturbation. Un fait dommageable, selon Sylvain Mimoun, car « la masturbation permet de découvrir le fonctionnement de son corps et de l’améliorer, y compris avec l’autre ». J’ai mal pendant les rapports sexuels, qu’estce que ça veut dire ? On aimerait que tout se passe comme dans un film, que ce soit beau, magique ! Mais malheureusement, les choses ne sont pas toujours aussi simples et parfois, des douleurs viennent malencontreusement gâcher le plaisir. Il y a mille et une raisons qui peuvent être à l’origine de cette souffrance, certaines psychologiques, d’autres physiques. En premier lieu, pour faire l’amour, il faut être bien disposée. Des contra - riétés, du stress, une grande Les femmes ont davantage besoin de temps que les hommes pour aboutir à la jouissance fatigue peuvent entraîner un blocage qui ne permet pas la lubrification nécessaire à la pénétration. Si le partenaire ne s’en rend pas compte et qu’il ne prend pas assez le temps des préliminaires, les rapports peuvent ainsi devenir très douloureux. Cependant, les douleurs proviennent aussi parfois de « petites maladies », la plus courante étant la fameuse mycose vulvo-vaginale : « Toutes les femmes attrapent une mycose PHOTOS : PHOTO ALTO. D.R.
vulvo-vaginale à un moment ou un autre de leur vie », indique Sylvain Mimoun. « Cela démange, ça brûle à l’extérieur, le tout est accompagné de pertes blanches, un peu grumeleuses et non odorantes. » Ces mycoses isolées sont faciles à traiter, sous forme d’ovules à disposer dans le vagin ou de crèmes à étaler sur la vulve pendant quelques jours. Dans tous les cas de douleurs répétées, un petit passage chez le gynécologue permet de faire le point et d’apporter rapidement des solutions appropriées. Le cycle menstruel et la grossesse ont-ils une influence sur ma libido ? Les règles, la grossesse et l’accouchement sont des moments clés qui rythment la vie des femmes, au niveau psychologique et physique. La libido varie-t-elle pour autant en fonction de ces moments ? Au moment des règles, les réactions sont très variables. « Certaines repèrent une envie exacerbée du 10 e au 14 e jour du cycle, juste avant ou pendant l’ovulation, au moment de plus grande fertilité. D’autres disent avoir moins de désir juste avant les règles », indique Sylvain Mimoun. En revanche, la grossesse et l’accouchement ont un impact avéré sur la libido. Juste après l’accouchement, de ma nière générale, elle est temporairement mise en veille : « Statistiquement, les reprises des rapports se situent dans les six à huit semaines après l’accouchement. Avant, c’est rare. Il y a des raisons psychologiques et physiologiques à cela. Sur le plan physique, ce phénomène est lié au passage brutal entre l’inondation hormonale de la grossesse et le vide hormonal post-accouchement. Au niveau psychologique, la baisse du désir peut s’expliquer par les préoccupations centrées sur le bébé et les changements qui accompagnent sa venue. » IRÈNE NAJOVITS FÉMININPSYCHO 71



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