Féminin Psycho n°56 mai/jun 2010
Féminin Psycho n°56 mai/jun 2010
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°56 de mai/jun 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 223) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 22,3 Mo

  • Dans ce numéro : rencontrer quelqu'un ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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donnent pour le Téléthon ne participent pas pour les maladies orphelines pendant toute l'année. Mais l'émission permet de réveiller certaines consciences, afin de les faire participer à l'effort national. On peut avoir à redire sur le principe, le fait est que l'efficacité a clairement été prouvée. C'est aussi le moment où les associations accueillent certaines nouvelles bonnes volontés, souvent sous la forme de volontariat, car il est parfois difficile de disposer de plus de quelques heures par semaine. Idem pour les enfoirés et les Restos du coeur qui ont besoin de bénévoles. Ou pour les famines récurrentes dans certains pays du tiers monde. Provoquer une certaine réaction de honte ou de culpabilité peut donc être utile. L'objectif n'est évidemment pas celui-là : il s'agit de récolter des fonds ou des aides pour de bonnes causes qui auraient des difficultés à s'en sortir sans ce type d'actions phares car les besoins financiers sont considérables. Agir sur ce levier est possible dans ce cas d'espèce car l'impact est momentané. La raison d'un engagement durable peut aussi se trouver dans ce type de campagne d'information télévisuelle, mais il est clair que cela ne suffit pas. Le don de soi dans la durée n'est pas possible sans une profonde réflexion personnelle et quelques images émouvantes n'y suffisent pas. Ne pas tendre vers l'oubli de soi Le don de soi n'est pas l'oubli de soi, mieux vaut en être convaincu. Et il n'est pas donné à tout le monde. Montaigne l'a dit il y a bien longtemps : « Mon opinion est qu'il faut se prêter à autrui et ne se donner qu'ô soi-même ». Chacun peut interpréter cette phrase comme il l'entend bien entendu, mais d'après les écrits de ce penseur, il est facile d'en déduire qu'il ne s'agit non pas d'une 106 FÉMININPSYCHO leçon d'égoïsme ou d'égocentrisme, mais plutôt du fait que quelle que soit l'action positive que nous voulons avoir auprès de l'autre, il faut tout d'abord s'assurer que l'on a su se préserver. Si l'on se trouve en position de fragilité, il devient rapidement difficile voire impossible d'aider les autres de façon efficace. Autant dire que Montaigne aurait probablement rejeté le « don de soi » et inauguré l'ère du « prêt de soi ». Une notion bien moins effrayante pour les bons Français moyens que nous sommes. Autant reconnaître que le véritable don de soi n'est possible que pour certaines personnalités exceptionnelles, qui existent et existeront de tous temps. Pour la grande majorité d'entre nous, il s'agit plutôt de faire au mieux dans un premier temps pour se construire, pour aider nos proches du mieux possible en conciliant les difficultés de la vie quotidienne et moderne avec les principes que l'on nous a inculqués ou que nous nous sommes forgés. Faire en sorte d'apporter du bonheur et de l'enthousiasme à son entourage privé ou professionnel n'est déjà pas si mal dans un premier temps et cela n'a strictement rien à voir avec l'exigence du « don de soi ». Ego et épanouissement personnel Nous vivons dans une société occidentale qui bénéficie de bien des avantages, notamment matériels. Cela n'empêche nullement que nous ressentions ce monde comme fragile et instable, apportant peu de sécurité. Nous sommes donc tous sujets à des crises de déprime et de recherche d'épanouissement personnel. Ce qualificatif est véritablement typique de notre époque : nous avons de grands objectifs individuels qui peuvent traverser plusieurs phases en fonction des âges. Recherche de l'épanouissement via son métier, via sa famille et ses enfants, via la reconnais- sance sociale, via la recherche de certaines méthodes à épanouir » qui peuvent aussi bien inclure les pratiques new age, l'adhésion aux principes bouddhistes, à certaines sectes, que la voyance ou la chirurgie esthétique. Tout est possible dans cette quête du moi parfait, y compris le passage par le « don de soi », qui bizarrement prend un petit côté narcissique. La logique voudrait que la recherche de progression de l'individu permette aussi une meilleure compréhension entre eux. Nous ne sommes plus dans des logiques communautaires et il est d'autant plus important d'entretenir les notions d'entraide. Les actes gratuits pour aider les personnes qui en ont besoin peuvent se faire au quotidien ou seulement de temps à autre. Peu importe après tout, le principal est déjà de ne pas se tromper de cible en aidant quelqu'un qui n'est pas dans la demande ou dans un état susceptible d'accueillir cette aide. Cela ne peut être le cas que pour un médecin ou un psychiatre ayant diagnostiqué un cas d'urgence. Il suffirait parfois de nous poser la question de savoir depuis quand nous avons accompli un acte gratuit pour l'autre. La réponse risque parfois de nous surprendre en bien ou en mal. Y réfléchir est déjà le premier pas vers la notion d'entraide. Et l'entraide est déjà une première base avant de penser à gravir les marches de l'altruisme et du don de soi. Faire de son mieux, tout en prenant conscience des immenses besoins qui sont autour de nous, provoque chez l'Homme une réaction de compassion et d'envie de modifier ce qui se passe. Les actions possibles sont multiples, le don de soi n'est que l'une des voies et ne peut être assumé par tous. Chacun assume en fonction de ses capacités et peut ainsi progresser. ■ A.F.
o o Les femmes sont devenues les spécialistes du sentiment de culpabilité : coupables de ne pas s'occuper et de passer suffisamment de temps avec les enfants (qui parfois nous le font sentir cruellement au moyen de petites phrases assassines), coupables de ne pas être concentrées sur notre travail et de ne pas nous donner à fond, coupables de laisser notre couple partir à vau l'eau, car nous sommes trop fatiguées. Et coupables de ne pas nous occuper suffisamment de nous et de nos envies et désirs personnels, alors que les années filent, filent... Sortir de la culpabilité Possible ou pas ? Mener une vie heureuse n'est pas à la portée de tous et il faut bien le reconnaître, il n'est pas simple de le faire à tout moment. Les femmes en particulier sont les reines pour « culpabiliser ». Il faut en effet jongler avec plusieurs activités, plusieurs emplois du temps, et finalement s'apercevoir que l'on ne peut pas toujours tout faire correctement.Parfois, nous n'arrivons même plus à gérer nos priorités de façon sensée. Peut-on sortir ou pas de ce sentiment de culpabilité qui est en nous ? Impossible de parvenir à garder un bon équilibre avec tous ces sentiments qui nous assaillent, un par un ou tous à la fois. Pour un peu, nous tomberions malades... C'est quoi le « sentiment de culpabilité » ? Ce sentiment est en fait à la fois positif et négatif. Positif, parce qu'il prouve que nous avons en nous un système de valeurs, un sens de la responsabilité. Responsable donc coupable, on connait la formule ! Cela lorsque nous avons effectué un acte répréhensible, quel qu'il soit. Adulte ou enfant, nous nous sommes tous sentis coupables avec raison. Enfant, si nous avons copié sur un copain, nous nous sentions mal ensuite... Adulte, nous avons calomnié une collègue sans raison ou par énervement, ou encore des événements plus graves comme un accident de voiture dont nous sommes responsables par négligence ou erreur. Mais l'envers du décor, c'est que ce sentiment est également négatif. Et pour plusieurs raisons. La première, la plus évidente, c'est parce qu'il nous « bouffe » la vie, qu'il nous empêche d'analyser sereinement une situation donnée et qu'il empoisonne et complique notre relation aux autres. La seconde, c'est que ce sentiment cache en fait un problème d'égo démesuré, car en se donnant tous les torts, on se place également en position centrale, voire supérieure, aux autres... Coupable ou pas ? Toute personne équilibrée doit véritablement savoir ce qu'est la culpabilité. Et d'ailleurs, le plus grand problème de la Justice est de parvenir à traiter les délinquants, contrevenants ou pire, assassins, lorsque ceux-ci ne ressentent absolument aucunement ce sentiment. Comment parvenir à s'intégrer dans la société ou revenir à une vie normale si l'on n'a pas en soi cette conscience de mal faire ? Nous pouvons malheureusement le constater, de jeunes adultes ne parviennent FÉMININPSYCHO 107



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