Féminin Psycho n°56 mai/jun 2010
Féminin Psycho n°56 mai/jun 2010
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°56 de mai/jun 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 223) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 22,3 Mo

  • Dans ce numéro : rencontrer quelqu'un ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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11 est clair que de nombreux couples rencontrent des problèmes d'infidélité qu'ils parviennent pourtant à résoudre. Cette résolution ne passe que par la discussion et une reconnaissance des torts de chacun et finalement par un souhait commun d'améliorer la situation. Le problème du jaloux maladif est qu'il rejette ce type de communication, en rejetant une responsabilité officielle, même s'il se sent personnellement dévalorisé. Les origines du mal Dans le cas d'un comportement pathologique, ce n'est pas le comportement de l'autre qui est en cause, en dépit du discours officiel. En fait, les psychologues considèrent que le jaloux souffre à l'origine de carence affective, une carence dont il n'a pas conscience la plupart du temps, ou dont il refuse l'importance. Insécurité En effet, c'est souvent l'insécurité qui est à la racine de la jalousie. Les personnalités sûres d'elles, de leur pouvoir sur autrui, de leur sentiment amoureux, de leur virilité ou féminité, ne se posent souvent que peu de questions quant au comportement de l'autre. Et s'ils ont des doutes, ils vont chercher à y apporter des réponses le plus rapidement possible, souvent par la confrontation directe. L'insécurité par rapport à sa propre valeur, mais aussi par rapport à la place que l'on pense avoir dans le coeur de l'autre. Le jaloux éprouve la peur de se voir remplacé dans le coeur de sa mère ou de sa conjointe par exemple. Cela provoque ensuite sa colère, colère qu'il exprime ensuite à sa façon, introvertie ou non. Manque de confiance en soi Le manque de confiance en soi est donc un point commun que l'on retrouve chez les jaloux, pathologiques ou pas. La personne qui soupçonne l'autre, ami ou amant, a 100 FÉMININPSYCHO l'impression qu'elle n'est pas à la hauteur et que forcément elle va droit vers un abandon. La plupart du temps, cela a des origines psychologiques, mais il arrive aussi que le physique prenne de l'importance. Suite à une maladie, un handicap, ou même l'âge qui passe, certains peuvent en arriver à se dévaloriser, à s'étonner presque que leur conjoint puisse véritablement continuer à les aimer en toute fidélité. Cela peut également arriver vis-à-vis d'un meilleur ami qui tombe amoureux par exemple et devient moins disponible. La relation d'amitié s'en trouve bien évidemment modifiée. Et lorsqu'il s'agit d'amour, un autre élément vient se rajouter : la sensation de ne pas pouvoir séduire ou d'avoir perdu cette potentialité. Lorsque l'on soupçonne l'autre d'aller « voir ailleurs », d'avoir une liaison amoureuse, c'est sa propre capacité de séduction qui est remise en cause, que l'on soit un homme ou une femme. Ce qui ne fait que rajouter à la douleur et à la jalousie. Lorsque l'on se sent « mal aimé », la sensation de mal-être est exacerbée. Le risque On retrouve une autre caractéristique chez les jaloux : une propension à choisir des conjoints susceptibles justement de provoquer cette émotion chez eux. Il n'est pas rare de voir le profil du jaloux s'allier à un profil séducteur. Cela peut consister en une sorte de jeu accepté et assumé par les deux parties, ou au contraire devenir un véritable cercle vicieux. Une jalousie exacerbée, qui s'exprime quasiment au quotidien est à même de détruire la relation des deux personnes impliquées. Sans possibilité de véritable communication, sans prise de conscience de ses propres responsabilités, ni maîtrise de la volonté de prise de contrôle, la relation ne peut plus s'épanouir mais au contraire s'exacerber et se déliter au fil du temps. Vers la violence... Dans la forme la plus grave, on peut évidemment arriver dans la rubrique des faits divers avec des crises d'agressivité qui peuvent mal se terminer. En particulier, chez des personnalités présentant des caractéristiques telles que la paranoïa, et l'impression que tout tourne autour d'elles. Cette violence n'apparaît cependant pas du jour au lendemain. Elle est généralement présente dans le caractère de l'individu, même si cela n'a pas été jusqu'à l'agression physique depuis que le couple est ensemble. Comment faire face à la jalousie ? La jalousie que l'on ressent Tout dépend bien entendu du degré. On le sait, un peu de jalousie pimente la relation de certains couples et il n'y a pas vraiment pas de mal à cela. D'autant que la jalousie peut aussi être fondée et il est plutôt logique de vouloir être fixée. En tous les cas, si l'on a à coeur de crever l'abcès, il faut se décider à affronter l'autre à un moment où l'on sait que l'on ne sera pas dérangé. Certaines femmes, bien que souffrant de jalousie, préfèrent ne pas aborder le sujet, même si les soupçons se concrétisent, plutôt que de modifier un statu quo fragile. A chacune la façon de voir sa vie, en dehors de l'amour toujours présent, il est parfois difficile de se projeter dans une autre vie, y compris financièrement. Mais cette façon
de faire risque simplement d'exacerber la douleur, si l'on aime toujours le conjoint, et rendre la vie à deux de plus en plus désagréable, car il est difficile de pouvoir garder le contrôle en permanence face à un mari volage. Dans la grande majorité des cas cependant, la jalousie gâche assez rapidement la vie de couple et fait surtout souffrir la personne qui ressent cette émotion : le dialogue semble donc être la meilleure solution. Communiquer sur les soupçons que l'on ressent et faire comprendre à l'autre la douleur que cela engendre permet dans bien des cas de régler le sujet, au moins pour cette fois. Inutile donc d'engager détective ou de tenter de coincer le prétendu fautif, car lorsque l'on conne bien son conjoint, un dialogue approfondi permet de savoir où l'on en est dans la relation. Et si le dialogue ne résout rien, il est peut-être temps de se poser la question de savoir si le couple en tant que tel dispose de bases vraiment solides. Difficile de s'imaginer en effet passer des années, voire le reste de sa vie, avec une personne que l'on soupçonne sans arrêt de mensonges. Sans oublier qu'aujourd'hui, mieux vaut s'assurer que si tromperie il y a, ou il y a eu, toutes les précautions ont bien été prises ! Avoir à faire à un jaloux Dans ce cas, tout dépend encore une fois du degré de jalousie, même si l'on peut dire que les hommes s'expriment de façon plus directe sur le sujet pour toutes les raisons évoquées précédemment. Ils ont donc tendance à aborder le point de discorde directement, à faire des reproches, à accuser sans plus attendre. Le premier réflexe est bien entendu de se justifier afin de prouver que tout cela ne résiste pas à un examen plus approfondi. Après tout, il peut y avoir des comportements de séduction qui sont mal interprétés. Cela suffit souvent à désamorcer la crise. Si les crises de jalousie se répètent, inutile alors de continuer à se justifier, car cela peut continuer indéfiniment : par les reproches et les disputes, le mari cherche à mettre sa femme dans une situation de coupable qui l'oblige à s'expliquer et à se mettre sous son contrôle. Quant à claquer la porte et s'en aller, il faut avoir en premier lieu réfléchi à pouvoir en assumer les conséquences. Là encore, la femme peut tenter de désamorcer ce sentiment en éclaircissant son mode de fonctionnement vis-à-vis des autres qui peut effectivement être parfois mal lu. Un homme peut apprécier avoir été séduit par une femme et avoir peur lorsqu'il la voit reprendre un comportement de séduction qui n'a pourtant pas le même objectif. La femme peut sans doute prêter plus attention aux reproches qui lui semblent acceptables, mais encore ne faut-il pas modifier sa personnalité chaque fois que l'on se trouve en couple. Il est clair qu'hommes et femmes ont tous un comportement, des conversations qui diffèrent lorsqu'ils sont en couples ou au contraire en célibataires. Il suffit d'avoir assisté à des réunions professionnelles avec et sans conjoint pour rapidement faire le point. Cela est normal et plutôt sain. Partager avec ses amies, ses enfants, ses parents, ses collègues de travail fait partie de la vie et l'on ne peut tout focaliser sur le SENTIMENT couple ad vitam aeternam. Lorsque le mari n'est plus à même de comprendre cela, force est de constater qu'il ne reste que la séparation ou une approche plus médicale du problème. En particulier si l'on s'aperçoit que le comportement de l'autre glisse peu à peu vers de l'agressivité. Quelle thérapie ? Il est parfois nécessaire d'utiliser ce terme dans le cas d'une jalousie qui en vient à de véritables extrêmes. L'important est de parvenir à ce que le jaloux se rende compte du fait que son comportement n'est plus normal et qu'il ait envie de se soigner. Il faut parvenir à ce qu'il se mette en cause, ce que le jaloux pathologique ne fait pas de façon spontanée, étant donné qu'il rend l'autre responsable. Ce qui l'empêche dès lors de progresser. La psychothérapie doit permettre de traiter les personnes souffrant de jalousie morbide. En effet, le patient dans ce caslà n'est absolument pas conscient de sa responsabilité, et il ne dispose pas de suffisamment de clairvoyance par rapport à lui-même pour parvenir à se mettre en cause. Le traitement permet de comprendre peu à peu que ses propres comportements sont injustifiés et la compréhension peut ainsi s'installer lentement. Le travail va également permettre d'aller plus profond afin de comprendre d'où vient cette insécurité. Lorsque la situation devient intenable, mais que l'on ne souhaite pourtant pas en venir au divorce, l'idéal est de consulter un psychothérapeute et/ou un sexologue. Consulter en couple est également important, et il est tout à fait possible de guérir d'une jalousie maladive du moins dans les excès qu'elle comporte. Attention quand même à ne pas choisir un(e) thérapeute trop séduisant(e) ! • A.F. FÉMININPSYCHO 101



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