Féminin Psycho n°47 nov/déc 2008
Féminin Psycho n°47 nov/déc 2008
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°47 de nov/déc 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 223) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 21,9 Mo

  • Dans ce numéro : le goût de vivre... savoir le trouver et le conserver.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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) PSY•QUO•TIDIEN Entre gaîté et morosité, comment gérer l’étonnant stress de fin d’année ? La lumière, la légèreté, la beauté des tenues de fêtes sont au premier plan des vitrines... de grandes fêtes se préparent et pourtant, chez quelques-uns d’entre nous, cette période qui se voudrait joyeuse et festive apporte lassitude, morosité et même tristesse. Dans notre monde de consommation massive, la « commercialisation de l’esprit de fête » induit des sensations de manque. Pour des raisons multiples, on manque de temps, d’argent, d’énergie pour ces célébrations... le moral n’est pas toujours à la fête. Une sensation de manque « Et si cette sensation de manque avait un sens ? » déclare Anne-Marie Gernot, Fondatrice de l’Archéologie Familiale et Sociale. Et d’ajouter : « Autour du 21 décembre, les jours sont les plus courts de l’année et notre cerveau commence à manquer de la lumière du soleil qui stimule l’hypophyse, responsable de l’assimilation du magnésium. Les éclairages au néon ne la remplacent pas. Sans doute envions-nous les plus chanceux d’entre nous qui partent au soleil, mais nous 78 FÉMININPSYCHO « Les fêtes, ça m’angoisse » Réunions de famille, Noël, fêtes... De quoi avons-nous peur ? L’organisation du Noël familial – une fête adorée ou honnie – est souvent l’occasion de négociations serrées. Depuis longtemps, les psychologues et sociologues ont réalisé une exploration des arcanes des fêtes de famille et des anniversaires. Alors que ceux-ci ont pour but de réaffirmer les liens entre les membres de la famille, l’appartenance au clan n’est en effet pas toujours facile à assumer. Résultat : des crises d’angoisse qui se répètent d’année en année. pouvons profiter des lumières de Noël, des bougies et des illuminations pour rêver d’ensoleillement, car le rêve est un puissant stimulant des fonctions cérébrales. L’esprit humain est constamment relié à ses symboles ancestraux et notre cerveau archaïque se souvient de la peur de nos lointains ancêtres, de se voir engloutis TÉMOIN ANNE, 20 ans, étudiante à Lyon « Je n’aime pas Noël ! » par les ténèbres. Ils ont inventé le rituel festif du solstice d’hiver pour implorer le retour de la lumière, le retour à la vie. » De la peur à l’angoisse L’angoisse est une peur qui n’a pas de cause apparente et qui se déclenche apparemment n’importe quand, même « J’ai 20 ans et à peu près tout pour être heureuse, mais Noël arrive et je n’aime pas Noël, parce que cette fête dans ma famille n’a rien de super joyeux. Je n’ai jamais fêté un Noël entourée de toute ma famille, c’était toujours avec ma famille proche (mes parents et ma sœur). La dernière « réunion de famille » pour les fêtes était il y a une dizaine d’année quand mon grand père est mort juste à la période de Noël. J’étais habituée à passer le réveillon comme ça, mais j’ai maintenant un amoureux et je suis invitée à passer Noël avec lui et sa famille. Ils sont très famille et ils ont des traditions. J’ai expliqué à mon ami que chez moi il n’y avait pas de tradition de Noël, pas de grandes réunions de familles... et que je ne suis pas habituée à tout ça. Malgré ses efforts pour me mettre dans l’ambiance de Noël, pour moi rien de change, je fais même des rêves sur le réveillon, les cadeaux. Je ne lui ai pas dit que mon grand père était mort à cette période, il ne s’est jamais interrogé vraiment sur le fond de mon problème. Je me suis dit que pour moi tout changera le jour où j’aurais des enfants, car je pense que les rendre et les voir heureux me fera aimer Noël. Mais peut être que même cela ne résoudra rien... »
EXPERT pendant le sommeil. Les causes de cette peur existent, bien sûr, mais elles sont inconscientes et donc ne sont pas perçues par la personne qui en souffre. Il faut distinguer l’angoisse des peurs dont la cause est connue, par exemple dans les phobies où le déclencheur est bien identifié, ou bien de la peur normale quand on est dans une situation de danger. Les symptômes de l’angoisse sont donc les manifestations psychologiques et physioloques de la peur. Ces manifestations physiologiques ne sont pas forcément toutes présentes. Chaque personne répond de façon différente aux angoisses, et peut présenter un ensemble de symptômes plus ou moins limités par rapport à tous les signes de la peur. Le fait de ressentir des peurs sans cause apparente peut générer chez les personnes angoissées la peur de perdre le contrôle de soi, ou la peur de devenir fou. Lorsque les angoisses se manifestent pendant le sommeil, elles provoquent des cauchemars qui ne sont pas forcément révélateurs quand aux causes de l’angoisse, l’inconscient ayant un langage symbolique parfois difficile à comprendre. L’émotion provoquée par le cauchemar peut réveiller la personne et l’empêcher de se rendormir. De même, la peur d’avoir des cauchemars peut suffire à provoquer des insomnies. Bref, il n’est pas rare de trouver à Noël de nombreuses personnes souffrant de crises d’angoisse, d’insomnies et de cauchemars. Le cas d’Aurore C’est en effet le cas d’Aurore qui témoigne : « Comme tous les ans, à l’approche de Noël, j’ai vraiment la trouille. Peur bleue de revoir toute ma famille, peur bleue que cela se passe mal, qu’ils me Question À ANNE-MARIE GERNOT, Fondatrice de l’Archéologie Familiale et Sociale. A quoi nous renvoient Noël et les fêtes de fin d’année ? « Les fêtes de fin d’année symbolisent la naissance et la mort et nous renvoient à ce que nous mettons entre les deux : notre parcours de vie. C’est peut-être le moment de nous donner le temps de penser au sens de notre existence ; au seuil de cette nouvelle année, retrouver l’essence de notre vie. Car enfin, n’est-ce pas l’essentiel que de vivre au plus près de ses sens, ses sensations, ses sentiments ? Avoir le cœur à la fête ne signifie pas obligatoirement consommer (temps, argent, énergie...). Souvenez-vous des Noëls d’antan, de la magie des contes de Noël, des Noëls de votre enfance... Il n’y a pas toujours eu « abondance », pourtant il y a eu « fête ». Raconter ses souvenirs, son histoire, ce que l’on a vécu dans l’émotion, avec ses sens et ses sentiments vous relie aux autres. Les partager crée des liens et restaure l’esprit festif dans l’imaginaire. Profitez-en pour vous souvenir des fêtes de votre enfance, de celles que vous ont raconté vos parents, vos grands parents... Si vous êtes en famille, déballez vos souvenirs et vous verrez, c’est magique... Une chaude communication s’installe entre tous, petits et grands, car les histoires de vies font partie du patrimoine familial. Un beau cadeau de Noël qui ne vous coûtera pas d’argent, vous donnera de l’énergie et apportera une autre dimension au temps ! Profitons de l’énergie de renaissance de cette fin d’année pour nous offrir du temps et accueillir le souffle de vie qui est au cœur de chacun de nous. » jugent, que l’on s’engueule, etc. Et pourtant tous les ans, c’est un bonheur, mais je ne sais pas pourquoi j’ai peur. C’est un peu comme quand le père Noël doit se pointer dans cinq minutes, alors on a le cœur qui bat à 100 à l’heure et puis on va se planquer et là on manque de se faire pipi dessus, de peur de tout faire foirer et après c’est le bonheur. Alors tous les ans, j’achète mon petit calendrier de l’Avent et chaque jour comme une petite fille, j’ouvre la petite porte, comme pour mieux me préparer à la grande trouille. Ma psy part en vacances forcement pendant les fêtes et je vais devoir gérer ma famille seule. Tout le monde vient me voir cette année, ils arrivent tous de loin, de très loin, ça aussi ça m’angoisse. Noël, ça ma rappelle trop de trucs, de belles choses mais très fortes, trop fortes et du coup, je voudrais me planquer pour ne pas les revoir. » Une course contre la montre Selon le Dr Pierre-Yves Létourneau, psychologue : « Noël arrive toujours à grands pas. On dirait année après année qu’il court vers nous de plus en plus rapidement et quand il nous attrape, c’est le choc pénible et désagréable. Est-ce que Noël a vraiment besoin d’être une course effrénée contre la montre, le stress dans une main, la carte de crédit dans l’autre ? Si Noël devient une corvée, on peut comprendre que bien des gens nous disent qu’ils s’en passeraient bien. « Je déteste Noël », nous disent-ils et pourtant, loin de fuir pour une île déserte que n’a pas encore découverte le père Noël, ils sont là à faire la queue dans les grands magasins le 24 en après-midi, à faire le ménage à toute vapeur, à préparer des repas pour 12 ou 24, à décorer partout et à acheter des cadeaux trop chers. Ils passent à travers les fêtes de fin d’année « stressés », mécontents et souvent tristes. On peut comprendre qu’ils disent Ouf ! quand tout ça est terminé. Et pourtant, la farandole furieuse des fêtes les attend encore dans 12 mois ; Ah non, pas encore ! Et d’année en année, ils ne se domptent pas, ils n’apprennent pas. » FÉMININPSYCHO 79



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