Féminin Psycho n°47 nov/déc 2008
Féminin Psycho n°47 nov/déc 2008
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°47 de nov/déc 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 223) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 21,9 Mo

  • Dans ce numéro : le goût de vivre... savoir le trouver et le conserver.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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) ENQUÊTE 44 FÉMININPSYCHO Mon enfant & moi, sans papa On peut se demander si la famille monoparentale est une bonne chose. En effet dans une monoparentalité essentiellement féminine, par exemple, les enfants n’ont qu’un seul repère : la mère. Cette situation n’est sûrement pas sans conséquence pour le devenir psychique des enfants. Qu’en est-il réellement ? Quelles sont les pistes pour réussir son parcours de mère célibataire ? Tout d’abord, parlons de la maternité célibataire volontaire ou par contrainte. Il existe en effet deux possibilité amenant à une maternité célibataire : soit la mère a elle-même choisi d’élever son enfant, auquel cas il s’agit d’une maternité célibataire volontaire ; ou alors la mère est célibataire suite à un refus du père d’assumer la fonction paternelle, ce qui arrive quand il n’accepte pas de s’engager dans une vie de couple ou quand il quitte le foyer à l’annonce de la grossesse, dans ce cas, c’est une maternité célibataire par contrainte. La maternité célibataire volontaire Dans le cas d’une maternité célibataire volontaire, on associe au désir de maternité le refus de cohabiter avec un partenaire et de partager avec lui la responsabilité de l’éducation de l’enfant. La femme choisit donc un partenaire dans le but avoué de « s’en servir » comme géniteur et d’élever seul son enfant. En général, la future mère célibataire volontaire pense qu’elle sera capable d’assumer les deux rôles de père et de mère, mais souvent elle ne se rend pas compte des difficultés que ce choix implique et elle sous-évalue le manque de repères de l’enfant par rapport au père. Mais elle pense qu’elle est assez forte pour ne pas avoir besoin d’être aidée « Un enfant toute seule » EXPERT Le Dr FABRICE LOMBARD est chef de service des hôpitaux en psychiatrie enfant. Il est psychanalyste Jungien et anime les formations en Psychopathologie à la tempérance. Des pièges favorisés par la relation duelle « Il est important de démontrer aux mères seules que tout peut très bien se passer à condition d’avoir quelques points de repères extérieurs qui permettront d’éviter certains pièges favorisés par la relation duelle. Toutefois, si une mère se sent « débordée », si elle est dépressive, qu’elle n’hésite pas à demander un avis éclairé, à solliciter une consultation médico-psychologique pour avoir un regard extérieur objectif, qui lui permettra vraisemblablement d’alléger sa situation en réadaptant ses attitudes. L’effort à fournir est une auto-analyse de soimême, peut-être fastidieuse, mais riche de promesses. Quoi qu’il en soit, célibataire ou pas, toute mère est confrontée à ses limites ! » PHOTOS.COM D.R.
et soutenue par un homme dans ses rôles affectifs et éducatifs. Cette sorte de maternité constitue pour la femme un acte de revalorisation narcissique. Elle peut également être sous-tendue par un désir œdipien refoulé. Le choix de ce type de maternité constitue pour la femme un moyen de prouver aux autres qu’elle peut assumer sa vie et celle de son enfant, seule, de manière responsable et autonome. L’enfant au cœur de ce choix Au stade de la petite enfance, l’absence du père ne différencie pas l’enfant des autres enfants, si la mère est suffisamment forte et équilibrée. Mais, vers la fin de la période de maternage, l’enfant recherche un modèle masculin, qu’il ne peut évidemment pas trouver dans sa mère, mêmes si celle-ci est très forte. S’il n’y a pas de présence du père, la mère s’apercevra vers la fin de la période de maternage qu’elle commence à rencontrer des difficultés avec ses enfants, et qu’elle ne sera jamais un père, même avec la meilleure volonté du monde. Elle peut alors passer le relais à un homme de sa famille ou à un homme proche de l’enfant. En effet, le père a un rôle très important pour ses enfants, il doit tout d’abord servir de modèle à son fils pour lui permettre de devenir un homme, mais il doit aussi valoriser sa fille, afin de lui permettre de se confirmer dans sa féminité. Il est cependant vrai que les enfants peuvent prendre des modèles. Par exemple, si le fils ne trouve pas de modèle dans sa famille ou son entourage, il cherchera un modèle de père aussi anti-féminin que possible, par exemple un artiste, et la fille peut chercher un modèle dans une éducatrice ou une institutrice. Si la femme est mère célibataire, il est possible qu’elle donne une image négative non seulement du père mais des hommes en général. Mais elle peut aussi être consciente de l’importance de ses paroles et éviter de dire du mal des hommes. Une autre fonction importante du père est de désigner à l’enfant le tabou de l’inceste, c’est-à-dire qu’il doit s’imposer comme un obstacle dans l’amour œdipien du fils pour la mère et en apparaissant comme un concurrent du fils, il va lui apparaître comme ce qu’il faut devenir et donc être un modèle. C’est ce qui peut expliquer l’amour parfois unique des fils pour la mère (et inversement) dans les familles monoparentales. C’est aussi dans les fonctions du père de leur éviter de poursuivre la relation fusionnelle qui se met en place dans les premières semaines de la vie du nouveau-né. Le père aide ainsi la mère à faire la coupure entre elle et l’enfant. Le rôle crucial de la maman Lorsqu’elle occupe le rôle de parents dans une famille monoparentale, la mère se doit de ne pas se contenter d’assumer le rôle d’une mère normale, elle doit s’adapter à sa situation et être plus présente pour ses enfants qu’une mère ordinaire. Pour cela, elle doit tout d’abord être capable de faire le deuil de l’image de l’enfant qu’elle s’était faite durant la grossesse. Ceci afin que l’enfant devienne un enfant-en-soi, c’est-à-dire une personne qui est sujet de son propre désir, alors qu’il était auparavant un enfant-pour-soi, c’est-à-dire un enfant qui est soumis au désir de la mère. Plus simplement, cela signifie que l’enfant doit devenir une personne à part entière et ne pas rester éternellement sous l’influence de sa mère, même si cette emprise est la manifestation du désir maternel. Néanmoins plus que cela, la mère doit s’assurer que l’enfant peut grandir dans un environnement qui n’est pas exclusivement féminin, afin de garan- TÉMOIN KARINE, 27 ans, commerciale à Paris On regarde la maman solo d’un œil différent « Ce qui me déçoit le plus, c’est que même à notre siècle, on regarde la maman solo d’un œil différent. On doit être suivie psychologiquement, on doit faire attention à nos faits et gestes pour ne pas perturber notre enfant...et j’en passe et des meilleurs. Il ne faut pas oublier avant toute chose que nous sommes d’abord des mamans, des femmes avec des qualités et des défauts. Je me suis toujours occupée de ma fille de manière simple, sans réfléchir aux conséquences, pas plus qu’une mère « standard ». Aujourd’hui, ma plus grande satisfaction, c’est de voir ma fille épanouie et équilibrée. Je voudrais passer ce message : on peut élever seule son enfant, par choix ou par fait, et être tout à fait heureuse. J’en suis la preuve. Comme pour une famille « normale », les familles monoparentales, mixtes et même homosexuelles, ont le droit de vivre normalement sans préjugés et sans être montrées du doigt. Comme dans toute famille, il y a du bon et du moins bon, mais arrêtez de dire qu’un enfant qui n’est pas issu d’une famille « normale » aura des difficultés. Non, il en aura uniquement si ses parents ne lui donnent pas d’amour, d’honnêteté et de respect. » FÉMININPSYCHO 45 PHOTOS.COM D.R.



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