Féminin Psycho n°47 nov/déc 2008
Féminin Psycho n°47 nov/déc 2008
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°47 de nov/déc 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 223) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 21,9 Mo

  • Dans ce numéro : le goût de vivre... savoir le trouver et le conserver.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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à l’école, les grands enjeux Mon enfant est-il vraiment hyperactif ? Comme un cyclone à travers la maison, Léa ne cesse de s’agiter, de parler. Casse des objets, se blesse régulièrement, dort mal. Naturellement, son comportement à l’école s’en ressent. Léa souffrirait-elle d’hyperactivité ? Quelques questions sont à se poser afin de trouver les réponses réellement adaptées. L’hyperactivité est au centre de nombreuses discussions. On lui attribue notamment la responsabilité du comportement agité de nombreux enfants incapables de se calmer ou de se concentrer. « Il n’est pas sage mais c’est normal, c’est un hyperactif », se répètent les parents comme pour se rassurer. Mais mettre un nom sur un comportement n’est pas nécessairement diagnostiquer une pathologie réelle, et l’hyperactivité ne concernerait en réalité que 5% des enfants… Avant d’engager des soins, sachons distinguer une hyperactivité réelle. Identifier l’hyperactivité Léa est-elle hyperactive ou simplement turbulente ? Est-ce parce qu’il est hyperactif que Jérémy répond par la négative à toutes les demandes de ses parents ? Crises d’oppositions et 100 FÉMININ PSYCHO ● D’ABORD, UN ENFANT ÉPANOUI colères sont dans une certaine mesure normales chez l’enfant, et il est difficile de les distinguer d’une réelle hyperactivité. Mais qu’un enfant ne tienne pas en place, se blesse fréquemment, ne puisse être laissé sans surveillance, ne parvienne pas ou mal à se concentrer, ait du mal à évaluer les dangers qu’il court ou fait courir, connaisse des changements d’humeur rapides ou fréquents, doit faire penser à une forme d’hyperactivité. Ces signes, observés par les parents et à l’école, doivent éveiller l’attention et peuvent amener à consulter. Ce n’est d’ailleurs que par un médecin que l’hyperactivité peut être diagnostiquée, même si de nombreux parents, angoissés, tendent à vouloir mettre un nom sur l’étrange comportement de leur enfant… Si les signes se multiplient et se conjuguent, il est donc important de consulter afin d’en avoir le cœur net. PHOTO : ABLESTOCK.
Hyperactivité : quel psy faut-il aller voir ? Une véritable maladie Car l’hyperactivité est une véritable maladie, aux conséquences intellectuelles et sociales lourdes, qu’il convient de traiter convenablement. Plusieurs formes ont été identifiées, dont la première correspond en fait à une forme de pseudo-hyperactivité, d’origine éducative, avec laquelle les parents confondent souvent une pathologie plus lourde. Dans ce premier cas, l’enfant est turbulent ou agité non pas parce qu’il souffre de cette maladie, mais simplement parce que son éducation ne lui permet pas d’adapter son comportement à la nécessité sociale, familiale ou scolaire. Faute d’avoir appris à gérer leurs émotions, ou faute d’avoir bénéficié de cadres pour les structurer, certains enfants répondent par sychiatre, psychologue, psycho- familial sont les « Pthérapeute acteurs de santé à consulter en cas de difficultés avec un enfant présentant des troubles du comportement. Selon leur formation, leurs préférences et les symptômes présentés par l’enfant, ils proposeront différents types de thérapies, traditionnelles ou comportementales. Ces dernières reposent sur une démarche concrète qui demande une participation active et volontaire de l’enfant. En ce sens, elles peuvent particulièrement bien convenir aux enfants hyperactifs ou présentant des troubles du comportement. Ceux-ci supportent parfois difficilement les thérapies introspectives, nécessitant une remise en cause approfondie ou un « travail sur soimême « important et les situations d’entretien trop figées dans lesquelles l’enfant peut se sentir bloqué à la fois au plan moteur (situation de face à face avec le thérapeute, durant laquelle l’enfant doit rester assis) et au plan de la parole. Verbaliser et mettre en mots leurs difficultés et leurs émotions représente pour ces enfants un effort supplémentaire. En revanche, un travail sur des situations concrètes, avec des objectifs clairement définis et des résultats tangibles, constitue une source de motivation supplémentaire pour des enfants qui aiment que « les choses bougent « et sont sensibles au changement. » Extrait de Gérer un enfant difficile au quotidien, par Deanna Canonge et le Docteur Michel Lecendreux (Solar). une agitation, voire de l’agressivité, à toute situation qui les déstabilise. Un deuxième type d’hyperactivité est appelé secondaire ou réactionnel : il s’agit en réalité d’un comportement induit par un événement extérieur. L’enfant, perturbé par un événement familial ou personnel (déménagement, divorce des parents, etc.) indique en adoptant un comportement de type hyperactif qu’il est extrêmement troublé. Mais l’hyperactivité véritablement pathologique est de nature organique, et on lui attribue des causes à la fois génétiques et affectives. Si les symptômes sont les mêmes que ceux rencontrés dans les deux autres cas, seuls es tests neurologiques pratiqués par le médecin permettent de confirmer le diagnostic. Comment aider l’enfant ? Traiter l’hyperactivité est un travail de long terme, qui peut nécessiter à la fois un suivi psychothérapeutique et une prise médicamenteuse. En ce qui concerne l’approche psychothérapeutique, seul le diagnostic du médecin et son conseil, en fonction de la personnalité de l’enfant, permettra de choisir la bonne thérapie et le bon praticien (voir encadré). En fonction du contexte dans lequel évolue l’enfant, et qui conditionne évidemment son comportement, le médecin saura préconiser éventuellement une thérapie familiale afin que parents et enfants évoluent de concert. Par ailleurs, dans la mesure où l’hyperactivité crée des troubles « périphériques » dans le développement de l’enfant, d’autres soutiens lui seront peut-être nécessaires. Quant aux médicaments, l’opinion des spécialistes sur la question est divisée, et si certains psycho-stimulants s’adressent aux enfants victimes d’hyperactivité d’origine organique, ils ne sont à utiliser qu’avec modération. Parents d’enfants agités, avant de paniquer, pensez donc à consulter ! ■ POUR EN SAVOIR PLUS ● L’enfant hyperactif. Dr Marie-France Le Heuzey. Odile Jacob. 158 p.19 €. ● Gérer un enfant difficile au quotidien. Deanna Canonge, Dr. Michel Lecendreux. Solar. 144 p.10 €. ● Guide de survie pour parents débordés. Dr. Frédéric Kochman. L’Archipel. 206 p.15,95 €.• D’ABORD, UN ENFANT ÉPANOUI ● FÉMININ PSYCHO 101



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