Féminin Psycho n°42 mar/avr 2008
Féminin Psycho n°42 mar/avr 2008
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°42 de mar/avr 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 223) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 47,9 Mo

  • Dans ce numéro : c'est décidé, je m'écoute.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MOI & MA VIE Alcoolisme : Je veux m’en sortir ! L’alcoolisme au féminin a toujours existé. Mais aujourd’hui, il n’est plus tabou. Dans les dîners, les fêtes, les cocktails, les femmes boivent et s’enivrent comme les hommes. Mais tout comme eux aussi, elles ne sont pas à l’abri de la dépendance. Quand l’ivresse devient un besoin pour vivre, il faut réagir ! 64 FÉMININPSYCHO « Il faut être français pour ne pas voir l’alcool comme une drogue dangereuse. Victimes que nous sommes de notre culture du vin, de nos racines bordelaises, champenoises, alsaciennes ou bourguignonnes », résume William Lowenstein, directeur de la clinique Montevideo spécialisée dans la recherche et le traitement de la dépendance et auteur de l’ouvrage Ces dépendances qui nous gouvernent. Les vertus de convivialité associées à l’alcool dans notre pays, premier consommateur européen, ont tendance à nous aveugler sur les conséquences graves d’une ivresse répétée. C’est la grande différence avec la drogue qui est plus largement associée au danger dans notre société. Lorsqu’on se drogue, on sait que l’on joue avec le feu. L’alcool, lui, est en vente libre et sa consommation est même souvent encouragée. Pourtant, des dizaines de milliers de personnes meurent chaque année de l’alcool en France, par cancers, cirrhoses hépatiques, accidents de la route, violences... Au départ, lorsqu’il commence à boire, aucun alcoolique ne souhaite en arriver à ces extrémités. La dépendance s’installe progressivement. L’alcool est associé à la fête, mais, selon Jean Maisondieu, psychiatre et auteur de Les femmes, les hommes, l’alcool, les femmes qui boivent beaucoup ne le font pas uniquement pour s’amuser : « Elles boivent aussi parce qu’elles se sentent seules, qu’elles s’ennuient, ou que leurs amours ne les satisfont pas. Ou encore parce qu’elles sont dépassées par des tâches L’hypersensibilité est un terreau favorable à l’alcoolisme trop nombreuses et des journées trop longues. Elles cherchent dans le gin, le kir ou le whisky la force et le courage de se confronter à leurs problèmes quand elles sont fatiguées ou accablées par les soucis. » Les raisons de se réfugier dans l’alcool peuvent varier, mais la démarche, elle, est commune. On cherche un peu d’oubli, un peu de légèreté. Et l’on finit au contraire par tomber, sans s’en rendre compte, dans la dépendance. Hypersensibilité Pourquoi boit-on dans les fêtes ? Pour déguster ? À moins de participer à une réunion d’œnologues, en général, il faut avouer que cela est secondaire. Sans forcément tomber dans la débauche, ce sont les effets de l’alcool que l’on recherche, c’est-à-dire l’ivresse. Grâce à l’alcool, on se sent désinhibé, on ose aller vers les autres, faire rire et surtout…séduire ! Cette vérité simple est pourtant difficile à admettre : l’alcool nous aide artificiellement à aller vers les autres et, plus précisément, vers le sexe opposé. Pourquoi a-t-on donc si peur de ce contact, à tel point que l’on doive se donner du courage en sortant de nous-même, de notre conscience ? Jean Maisondieu explique les raisons de cette crainte : « Confrontés à la dualité des sexes, masculin et féminin, dans l’unicité d’un genre, le genre humain, ils se méfient l’un de l’autre davantage qu’ils
PHOTOS : ABLESTOCK. DR. ne se font confiance, même s’ils s’apprécient et qu’ils se recherchent, voire se parlent d’amour et ont l’impression de s’aimer. » Ainsi, c’est le mystère insondable de la différence sexuelle qui nous empêcherait d’aller les uns vers les autres en toute simplicité et pousserait certains à boire plus que de raison. Cependant, si nous avons tous une peur inconsciente du « continent » inconnu que représente l’autre sexe, nous n’en sommes pas pour autant tous des alcooliques. Ce qui fait la différence, selon William Lowenstein, c’est "l’hypersensibilité". Il décrit la plupart de ses patients comme des « personnes à fleur de peau, en état de cogitation et de rumination permanentes ». Une sensibilité très forte serait donc un terreau favorable. Malheureusement, cela n’est pas si rare. Il existe donc beaucoup de victimes potentielles de l’alcool. FÉMININPSYCHO 65



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