Féminin Psycho n°42 mar/avr 2008
Féminin Psycho n°42 mar/avr 2008
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°42 de mar/avr 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 223) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 47,9 Mo

  • Dans ce numéro : c'est décidé, je m'écoute.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MOI & MA VIE atteindre ces objectifs trop élevés « peuvent mettre en sommeil les potentialités, et limiter les ambitions ». Comme le soulignent Gérard Macqueron et Stéphane Roy, « Paix intérieure et perfection ne font pas bon ménage ! ». Ils rappellent en outre que notre société nous pousse à être au top, avec son culte de la réussite ou du mieux-êtr... Et ils invitent à se EXPERT poser une question : « Demandez-vous quel est l’objectif principal de votre vie : être heureux (conforme avec vousmême) ou être parfait (conforme au regard des autres) ? » Les autres ont peur aussi ! Il est aussi possible de travailler sur les idées reçues que nous avons, comme celle selon laquelle l’autre y arrive mieux, et qu’il n’a pas peur. Gérard Macqueron et Stéphane Roy demandent ainsi : « Vous n’avez pas de choses extraordinaires à dire : pensez-vous que tous ceux qui parlent sont des génies ? Vous n’osez pas exprimer vos impressions : mais qu’est-ce qui vous fait dire que cela est plus facile pour les autres ? » D’ailleurs, comme ils le soulignent, l’autre n’a pas GÉRARD ROUDAUT Responsable du site www.assistance-orientation.fr « Nous avons la possibilité d’influer sur notre propre destin » Qu’est-ce que le sentiment d’efficacité personnelle et est-elle liée à la confiance en soi ? La « self efficacy » est une croyance en nos propres capacités qui nous pousse ou nous retient de faire quelque chose. Par exemple, une personne qui se sent d’emblée incapable de parler une langue étrangère n’essaiera même pas d’en apprendre les bases. Mais il n’y a pas de relations systématiques entre « self efficacy » et confiance en soi. Il existe des personnes performantes très exigeantes avec elles-mêmes et qui se fixent des objectifs difficiles à atteindre tandis que d’autres peuvent ressentir une estime de soi élevée parce qu’elles n’exigent pas beaucoup d’elles-mêmes ou qu’elle tirent leur estime de soi d’autres sources que la réussite personnelle. De même, une bonne estime de soi ne conduit pas forcément à de bonnes performances. Cellesci sont toujours le produit d’efforts disciplinés. Nous avons tous besoin d’une solide confiance en notre efficacité pour commencer et poursuivre l’effort nécessaire pour réussir. 52 FÉMININPSYCHO En somme, le sentiment d’efficacité personnelle, c’est l’idée que nous avons la possibilité d’influer sur notre propre destin... Se sentir capable d’obtenir des résultats est un élément important pour avoir une action positive sur sa vie. « Quand on veut, on peut » comme le dit la sagesse populaire. Certains sont-ils plus aptes que d’autres à se sentir « self-efficace » ou y a-t-il des déclencheurs ? L’éducation que l’on a reçue prédestine en grande partie l’intensité de notre sentiment d’efficacité personnelle. Il existe quatre grandes sources à ce sentiment : la première est constituée par les succès ou les échecs passés, le succès entraînant le succès. En second lieu, il y a, curieusement, l’expérience des autres : si je vois quelqu’un réussir quelque chose, cela me donnera envie de réussir à mon tour, et cela me permettra également d’observer comment l’autre s’y prend, la marche à suivre, en somme. Vient ensuite ce que les chercheurs ont appelé la « persuasion verbale ». Lorsqu’on se sent encouragé, on obtient en quelque sorte la preuve que nos actions peuvent nous conduire à un résultat positif. Cela nous pousse à continuer à agir. Enfin, nos états émotionnels ont également une grande importance. Lorsque l’on est amoureux, par exemple, on se sent souvent littéralement pousser des ailes. Que peut-on faire si on n’a pas ou trop peu ce sentiment d’efficacité personnelle ? On peut commencer par faire un bilan de sa vie passée pour repérer toutes les fois où nos actions ont produit des résultats, bons ou mauvais. On peut aussi rechercher des personnes qui réussissent dans le domaine qui nous attire nous aussi… Et trouver des personnes pour nous encourager, même si cela ne paraît pas simple au premier abord. Les thérapies comportementales et cognitives (TCC) ne sont pas à négliger car elles s’appuient sur cette idée de croyance en son efficacité personnelle pour aider les patients à changer. Comme ce sont des thérapies brèves, quelques séances suffisent parfois pour retrouver sinon la confiance en soi, du moins le sentiment de pouvoir agir sur sa vie. PHOTO : ABLESTOCK. DR. toujours raison ! « C’est en vous acceptant tel que vous êtes, avec vos qualités et vos défauts, que vous pourrez vous améliorer. » C’est également l’expérience qu’a faite le docteur Susan Jeffers, auteur du livre Tremblez mais osez ! : elle raconte dans son ouvrage l’enseignement qu’elle a tiré de sa peur : « Vous n’êtes pas seul à faire l’expérience de la peur en territoire inconnu, c’est la même chose pour tout le monde. Chacun éprouve ce genre de sentiment. » Cela peut paraître simple, mais il importe de montrer du doigt cet aspect si l’on veut le modifier … Lancez-vous ! Susan Jeffers conseille par ailleurs d’agir pour se sentir mieux : « Lancez-vous dans l’aventure, c’est seulement après que vous vous sentirez mieux dans votre peau. En provoquant un événement, vous faites coup double. D’une part, vous éloignez la peur qui vous paralysait, mais d’autre part vous obtenez une chose sans doute plus précieuse encore : vous gagnez en assurance. » En somme, un succès en appelle un autre…
Mesurer cette exposition Gérard Macqueron et Stéphane Roy préconisent dans leur ouvrage quelques exercices pour les personnes timides, leur permettant de prendre de l’assurance dans les moments où ils s’exposent face aux autres. Mais ils conseillent aussi de s’exposer avec mesure dans des situations qu’il est possible de rencontrer fréquemment. Attention à ne pas choisir des objectifs démesurés, les choses doivent se faire progressivement… De même, il est possible d’être en proie à une certaine anxiété. Justement, celle-ci peut vous être utile si vous la transformez en atout : « voyez les montées d’anxiété comme des opportunités à saisir », proposent les spécialistes. Ainsi, si chaque situation nouvelle procure une certaine angoisse, il est possible de s’en servir comme un moteur, pour aller au-devant des autres, pour réaliser des choses : car chemin faisant, on s’enhardit ! Les autres vous nourrissent... Si se comparer aux autres peut se révéler néfaste parce que l’on juge qu’il réussit mieux, l’autre peut également être une personne qui va renforcer l’estime que vous vous portez et la confiance que vous pouvez avoir en vous-mêmes. Plusieurs ouvrages s’accordent sur le sujet. Ainsi, en choisissant avec soin les personnes dont vous vous entourez, celles-ci deviennent parfois de véritables moteurs, qui encourageront vos décisions et vous féliciteront de vos réussites. « Nous avons tous en effet expérimenté, à un moment où à un autre de notre vie, l’impact et la puissance des félicitations », explique dans son ouvrage Marie- Joseph Chalvin. « Qui ne s’est pas senti prêt à soulever des montagnes après avoir été chaleureusement complimenté ? » Elle explique qu’il existe deux sources d’encouragements : la première est soi ! Se complimenter pour les choses que l’on réussit peut donc aider…et les autres sont cette deuxième source. Analysez vos critiques Comme le conseillent Gérard Macqueron et Stéphane Roy, plutôt que de se dire « je suis nul, je suis ridicule, etc. », analyser quelles sont les sources d’insatisfaction dans le comportement que nous pouvons avoir, et formuler des critiques plus constructives peut aussi aider à y voir plus clair, il s’agit de cesser de se dévaloriser. Apprendre de ses échecs et se féliciter de ses réussites ! Les échecs qui peuvent survenir au cours d’une vie, les erreurs que l’on peut faire ne sont pas que des expériences néfastes, explique dans son ouvrage Susan Jeffers. Au contraire, il est possible d’apprendre de ses erreurs, celles-ci sont même nécessaires ! Avoir peur de se tromper est donc dommage ! « En fait, il vous faudra multiplier les tentatives, et accumuler, par voie de conséquence, les risques d’échecs » : elle précise que se tromper, c’est aussi évoluer grâce à l’apprentissage de ses propres erreurs. De même, « Encouragez-vous ! » préconisent Gérard Macqueron et Stéphane Roy dans leur ouvrage. Le manque de confiance en soi intervenant souvent dans le cadre de la timidité, ils conseillent aux personnes timides de se féliciter de leurs réussites... « Régulièrement, faites le point sur les situations que vous arrivez à affronter aujourd’hui et de quelle manière vos progrès ont un impact concret sur votre quotidien. » Entourez-vous ! Marie-Joseph Chalvin préconise enfin dans son ouvrage une « vraie capacité d’écoute et de tolérance qui permet d’accepter les gens tels qu’ils sont, accepter les critiques constructives avec du recul ». Se faire accepter des autres « s’enrichir de leur contact et recevoir des signes de reconnaissance » peuvent, selon elle, aider. « En vous intéressant aux autres, vous contribuerez à améliorer la confiance et l’estime de soi qui vous font défaut. Au cours d’une conversation par exemple, pensez à poser des questions à votre interlocuteur sur son travail, ses centres d’intérêt, etc. » Élargir son cercle, aller au-devant des gens peut donc être une piste à exploiter... ● À LIRE Osé ». L'estime de soi Tremblez mais osez ! Dr Susan Jeffers Marabout, 224 pages, 5,90 €. La timidité, comment la surmonter Gérard Macqueron et Stéphane Roy, Odile Jacob, 252 pages, 21,90 €. L’estime de soi, apprendre à s’aimer avec ou sans les autres Marie-Joseph Chalvin, Eyrolles, 206 pages, 17 €. FÉMININPSYCHO 53



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