Féminin Psycho n°40 nov/déc 2007
Féminin Psycho n°40 nov/déc 2007
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°40 de nov/déc 2007

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 223) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 29,7 Mo

  • Dans ce numéro : s'ouvrir aux autres.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MOI ET MOI Maigrir zen c’est possible ! Régime et déprime ne vont pas forcément de pair… Il est possible, quand on entreprend un tel programme, de garder le moral au beau fixe, voire de vivre un amaigrissement joyeux ! Les docteurs Jacques Fricker et Jean-Michel Cohen, nutritionnistes, nous expliquent comment faire un régime agréable. Un régime souple et simple ! Nous avons vu que l’alimentation d’une personne dépendait d’une part biologique dont on ne connaît pas la proportion exacte, certains récepteurs nous obligeant à manger certains types d’aliments… « Un régime sans frustration a donc plusieurs pouvoirs, débute le docteur Cohen. Il ne doit pas affamer et doit respecter les On peut craquer sans arrière-pensée ! 88 FÉMININPSYCHO goûts et les habitudes alimentaires. » Pour ce faire, il est possible de faire un troc alimentaire grâce à la grande diversité des fruits, légumes, viandes poissons et autres dont nous disposons. « Il faut également prendre en compte les aliments à haute valeur symbolique pour la personne, poursuit le nutritionniste, dire à une personne qu’elle peut s’autoriser un carré de chocolat si c’est un élément dont elle ne peut pas se passer. » Comme « il n’y a pas de tout psychologique ou de tout alimentaire », Jean-Michel Cohen propose de jouer avec « l’arithmétique des aliments » pour coller au profil psychologique des gens, pour « fabriquer des régimes qui respectent les rythmes alimentaires, goûts et éléments caricaturaux symboliques de l’alimentation de quelqu’un ». Respecter son propre rythme lorsque l’on veut maigrir, c’est aussi parvenir à une certaine souplesse, comme l’explique Jacques Fricker. « Il faut éviter les régimes qui interdisent tout écart. Au contraire, c’est même heureux qu’il y en ait ! Sinon, cela signifie que le régime est trop rigide, donc non agréable. » À des moments jugés importants, on peut manger tel ou tel aliment non prévu. « Dans ces cas, profitezen sans arrière-pensée et sans culpabiliser, reprenez ensuite le fil de votre démarche. » Ainsi, il préconise une large gamme d’aliments et de quantités adaptées à sa propre faim, et la possibilité de moduler ces quantités au déjeuner ou au dîner, pour ne pas s’enfermer dans un cadre. « L’idéal est un régime simple dans son organisation et souple : il doit laisser des portes ouvertes pour être modelé : cela ne marche jamais aussi bien que lorsque le patient revient et me dit « j’ai perdu du poids mais je n’ai pas suivi le régime à la lettre » … C’est justement comme cela qu’il faut faire ! Garder les grands repères, le schéma général mais adapter pour soi-même. » Le docteur Cohen souligne quant à lui l’importance de l’accompagnement : « Un régime n’est pas une chose figée et unique, il peut se faire en plusieurs phases correspondant aux différents moments du programme. Se moduler au psychisme des gens, c’est faire des régimes sans déprime », démontre-t-il. Le temps des questions ! Après une première phase d’amaigrissement, le docteur Jacques Fricker propose de faire le point sur les bienfaits remarqués ou non, et pour cela, il est utile de se poser un certain nombre de questions au bout de dix jours de programme minceur. « Tout d’abord, il faut se demander si on souffre ou non de la faim. Ensuite, évaluer si le régi- PHOTOS : PIXLAND. DR.
Il faut gérer le moral de la personne me paraît simple ou non à organiser. Il faut analyser s’il existe ou non des frustrations importantes sur des aliments qui manquent à la personne, mesurer si on se sent plus, moins ou aussi en forme qu’avant la période d’amaigrissement, et savoir si on se sent globalement content ou non du régime, si celui-ci permet de manger en famille ou s’il désocialise, et aussi, s’il fait effectivement maigrir. » En fait, si vous répondez favorablement (de façon globale) à l’ensemble de ces questions d’évaluation, vous pouvez considérer que ce régime vous convient, et de ce fait, éviter la déprime ! En revanche, si vous constatez des manques, demandez-vous comment faire évoluer des paramètres de ce programme, ou discutez-en avec votre médecin si c’est lui qui vous a prescrit le régime. Les causes psychologiques Dernier élément, une personne doit pouvoir être prise dans sa globalité. « La nutrition est un mélange de psychologie et de technique alimentaire », reprend le docteur Cohen. On constate toujours les mêmes facteurs récurrents de troubles à l’origine de la prise de poids, et ceux qui gênent la mise en place d’un régime : « Une dépression, un désir de maternité se traduisant par une grosseur, l’intrusion d’une personne autour de soi, une dé-féminisation suite à une agression, un traumatisme, dans lequel la graisse va être protectrice. » Une fois le poids traité, le problème se retrouve à nu… Il faudra le traiter, orienter vers un spécialiste par exemple. « Certaines personnes me consultent et expliquent d’emblée les soucis qui les ont conduits à prendre du poids. Mais la plupart du temps c’est à nous de défaire ce nœud. De plus, parfois, il existe une conjonction de plusieurs facteurs qu’il faut traiter tous ensemble. » Ainsi, entamer un régime, c’est aussi se poser des questions sur l’origine de la prise de poids, les raisons qui font qu’on ne parvient pas à maigrir, les circonstances dans lesquelles la prise de poids ou l’amaigrissement a eu lieu. Se poser quelques questions de ce type, s’autoanalyser en identifiant ces raisons ou ces périodes de notre vie dans lesquelles on s’est senti mal à l’aise, tout cela peut aider à faire un régime plus efficace, plus agréable, non déprimant. Un dernier conseil ? « Quand on entame un régime, il faut se dire que le temps ne compte pas ! » affirme Jean-Michel Cohen. « Il faut le voir comme un marathon. C’est comme lorsqu’on arrête de fumer… Un raté annonce un prochain essai qui sera le bon ! » ● FÉMININPSYCHO 89



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