Féminin Psycho n°40 nov/déc 2007
Féminin Psycho n°40 nov/déc 2007
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°40 de nov/déc 2007

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 223) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 29,7 Mo

  • Dans ce numéro : s'ouvrir aux autres.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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PHOTOS : IMAGE LIBRARY. DR. 84 FÉMININPSYCHO
mais une comparaison à un groupe de référence ». Le QI classe donc un individu par rapport à une population donnée. Qu’évalue-t-on ? Les tests de QI mesurent donc la capacité à résoudre un certain nombre de problèmes. Comme précisé dans Les mystères du cerveau, (Larousse), « les tests de quotient intellectuel consistent en un ensemble de questions dont le total de réponses correctes, à défaut de mesurer l’intelligence, mesure certaines capacités verbales, visuelles, logiques, de mémorisation, etc. Ces questions sont cependant abstraites et isolées de la réalité ». Ainsi la logique, l’esprit mathématique, la vision spatiale, l’esprit linguistique, la mémoire sont-ils mesurés. En revanche, l’intuition et l’imagination ne sont pas évaluées par les tests de QI. Les tests de QI mesurent-ils ou non l’intelligence ? Pour le psychologue François Sulger, dire que le QI mesure l’intelligence, cela pose un sérieux problème. En effet, il fait la distinction entre la définition de l’intelligence qui est la « faculté à comprendre un problème neuf », et le quotient Se faire une bonne idée d’une personne intellectuel qui mesure quant à lui une sorte d’intelligence de répétition. Passer ces tests peut être demandé, par le milieu scolaire ou au sein des entreprises, « mais ces tests ne prennent pas en compte une intelligence pure, plus fluide, celle de l’innovation et de la créativité ». Sur la foi à accorder à ces évaluations, le psychologue a également son idée : « Ils ne donnent aucune garantie à moyen ou long terme sur le déroulement des études ou d’une carrière ! » Autre problème soulevé par François Sulger, celui des échelles…En effet, tout test de QI comprend sa propre échelle de notation. « Donc dire j’ai 130 de QI ne signifie rien, explique-t-il, si l’on ne donne pas l’échelle sur laquelle a été mesurée ce score. Or cette échelle, les patients ne la connaissent généralement pas. Pour être vraiment rigoureux, il faudrait préciser chaque fois cette information. » De plus, une notion vient troubler le fait de mesurer des capacités intellectuelles : celle de l’émotion, qui intervient dans une part non négligeable, comme le souligne le psychologue. « Un enfant peut paraître mauvais en maths, s’il n’aime pas travailler avec son professeur ! » i le QI et l’intelligence émotionnelle ne suffisent pas à définir S une personne, comment peut-on se faire une bonne idée de quelqu’un ? « En établissant un bilan de personnalité », répondrait le psychologue François Sulger. Celui-ci connaît plusieurs composantes, et fonctionne par tests projectifs, « des tests dans lesquels la parole est réduite à néant », précise le psychologue. En effet la parole permet d’exprimer tout ce que l’on veut, alors que les tests en question mesurent tout en ôtant cette marge de manœuvre confortable pour le patient. (exemple : test des couleurs de Lüscher, élaboré à partir de 147 000 personnes). Un bilan permet donc d’évaluer : • l’intelligence et les qualités liées à l’intelligence• l’activité : mesure de quel type de personne il s’agit (timoré, fonceur…)• le relationnel : prend en compte sentiments et affectivité, voire sexualité. fait-il valoir. Faut-il donc adjoindre une idée de quotient émotionnel au quotient intellectuel pour se faire une bonne idée d’une personne ? Le quotient émotionnel Le terme « Intelligence émotionnelle » a été défini par un psychologue américain, Daniel Goleman. Cette découverte s’est faite beaucoup plus tardivement que la naissance du QI, puisque son ouvrage « Intelligence émotionnelle » est paru en 1995 aux Etats-Unis. Le concept est encore discuté aujourd’hui. Daniel Goleman explique dans son ouvrage que nous « sommes à la merci de nos passions et de nos pulsions et ce n’est pas un QI élevé qui nous met à l’abri ». Et pour faire fonctionner son intellect, il faut aussi compter avec une part de d’émotions permettant les réactions appropriées des personnes face à des situations données. Daniel Goleman a défini les caractéristiques de l’intelligence émotionnelle. « L’empathie, l’aptitude à se motiver ou à persévérer dans l’adversité, à maîtriser ses pulsions et à attendre avec patience la satisfaction de ses désirs, la capacité à conserver une humeur égale et à ne pas se laisser dominer par le chagrin au point de ne plus pouvoir penser, la capacité d’espérer. » Ainsi, il est possible d’apprendre ces aptitudes et de les mettre en œuvre. « Les affects perturbent l’intellect » Certains ont alors émis la possibilité de fabriquer des tests de QE, or, selon l’auteur, c’est impossible car cette intelligence n’est pas selon lui mesurable par des tests simples, ce que confirme de psychologue François Sulger. « Il n’existe pas d’échelle numérique, comme c’est le cas dans la mesure du QI. Il est difficile de savoir ce que montre vraiment les tests élaborés. » Comme se le demande Jean-Luc Aubert, dans Intelligent mais peut mieux faire, « Quel test pourrait, en effet, mesurer la disponibilité psychique d’un enfant dans telle ou telle activité, sa motivation, son désir d’apprendre ou de faire tel ou tel apprentissage ? » Toutefois, il ne nie pas le lien existant entre les émotions et leur influence sur l’intelligence, ou la résolution de problèmes. Ainsi, il donne cet exemple : l’angoisse lors d’un examen peut soit être un moteur, soit un frein. Donc elle peut être suffisamment bonne pour aider, ou prendre le pas sur l’intelligence. Il explique dans son ouvrage en quoi « les affects perturbent l’intellect ». Mais d’éventuels tests ne sauraient, visiblement, mesurer vraiment ce qui nous définit émotionnellement, de même que les tests de QI ne mesurent pas notre dimension créatrice et inventive. ● À LIRE QI et intelligence humaine Nicholas Mackintosh, De Boeck, 490 p.38,00 €. Intelligent mais peut mieux faire Jean-Luc Aubert, Albin Michel, 170 p.13,20 €. FÉMININPSYCHO 85 PHOTOS : IMAGE LIBRARY. DR.



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