Féminin Psycho n°40 nov/déc 2007
Féminin Psycho n°40 nov/déc 2007
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°40 de nov/déc 2007

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 223) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 29,7 Mo

  • Dans ce numéro : s'ouvrir aux autres.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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MOI ET MON COUPLE EXPERT MARTINE TEILLAC Psychologue passé. On arrive en cours de thérapie à avoir une vision plus pertinente de ses propres choix. On s’apercevoit alors qu’ils ont été dictés par un conditionnement religieux ou éducatif et qu’ils sont à l’opposé de nos besoins. Ce n’est pas systématique. Mais si vous auvez choisi votre compagnon pour des motivations qui ne vous appartiennent pas, votre couple peut en être sérieusement ébranlé. « Vous pouvez aussi brusquement réaliser que vous avez épousé votre père », note Martine Teillac. Dans ce cas, vous êtes en pleine reproduction d’un schéma familial. Les sentiments que vous éprouvez pour votre conjoint risquent de se révéler biaisés, voire inexistants. Enfin, la thérapie peut aussi mettre en avant le décalage entre vos attentes et ce que votre homme vous apporte. Quoi qu’il en soit, si vous mettez fin à votre relation amoureuse suite à votre thérapie, c’est que cette relation ne vous convenait pas, qu’elle vous pesait plus qu’elle ne vous apportait. Il n’y a alors rien à regretter. « Une thérapie de couple ne peut pas être une démarche individuelle... » Comment choisir entre une thérapie de couple et une thérapie individuelle ? Il faut d’abord faire le point : a-t-on des problèmes uniquement dans le couple ou des problèmes relationnels plus étendus (amis, famille) ? A-ton des difficultés au niveau du travail, des choix de vie, etc ? Ensuite, il faut voir si son partenaire est partant. Une thérapie de couple ne peut pas être une démarche individuelle, on ne peut pas non plus forcer son conjoint à en suivre une. Si on engage une thérapie de couple, rien n’empêche, par ailleurs, de commencer une analyse personnelle en parallèle, au contraire : la double démarche permet d’avancer plus vite. Qu’est-ce qu’un couple risque quand l’un de ses membres entreprend une 102 FÉMININPSYCHO thérapie individuelle ? La thérapie individuelle engendre de grosses remises en question. Le couple n’y échappe pas. Par exemple, lorsque l’on découvre que l’on est dans un ou plusieurs schémas de répétition, on s’aperçoit parfois que les choix que l’on a faits dans sa vie étaient biaisés. On risque alors de vouloir faire le vide pour pouvoir repartir. Se libérer de cette vie que l’on n’a pas vraiment choisie. Sortir de ce carcan qui ne correspond qu’à des conditionnements familiaux, religieux ou éducatifs. Et là, le couple se voit sérieusement remis en question. On peut aussi prendre conscience du fossé entre ce que nous apporte notre partenaire et ce que nous attendons d’une relation. Soit le partenaire parvient à rectifier le tir, soit la Tirer l’autre vers le haut Plus il y a de bien portants dans le couple, mieux il va. Quand on résout ses problèmes, on n’en impose plus à l’autre le fardeau, on arrive à faire la part des choses, on ne l’accuse pas de tous nos maux. Il n’a plus à subir notre humeur due à quelqu'un d’autre. Quand c’est lui qui est en cause, on arrive à relation risque de ne plus tenir la route. Et si on est célibataire, rencontrer quelqu'un en cours de thérapie, est-ce raisonnable ? Si c’est en début ou en milieu de thérapie, cela ne paraît pas conseillé. En cours d’analyse, on est très enclin à la projection et au transfert. On risque de croire que l’on éprouve des sentiments alors qu’il n’en est rien, ou encore se faire une image faussée de son nouveau partenaire. Ce n’est pas honnête par rapport à lui et c’est dangereux pour vous. Le mieux, si vous rencontrez quelqu'un qui vous plaît vraiment, c’est de rester en contact avec cette personne, de s’en faire un ami et d’attendre d’avoir résolu le gros de ses problèmes avant d’entrer dans une relation sérieuse. exprimer assez tôt le problème, de manière claire et non agressive. « Il est le bénéficiaire direct de notre mieux-être », explique Martine Teillac. Aucun des deux n’est omnipotent dans le couple, si l’amour est là, la bonification de l’un des deux ne peut être qu’un pas en avant pour la relation. Le mieux portant entraîne son compagnon dans une spirale vertueuse. En arrivant à renoncer aux bénéfices des comportements nuisibles au couple, on fait avancer les choses et on se dirige vers une relation plus authentique. Dire les choses pour avancer L’analyse permet de clarifier ses envies, ses besoins et, en conséquence, de mieux les exprimer. Il sera donc plus facile d’avoir une relation vraie, sans jeu ni mensonges. Sachant ce que vous attendez de lui, l’autre saura vous le donner ou non mais, dans tous les cas, vous comprendra mieux. Attention, cependant, de ne pas tomber dans le piège fréquent d’accuser l’autre de tous les maux du couple « puisque vous vous soignez ». ● PHOTOS : IMAGE SOURCE. DR.
MOI ET MOI Je suis « bordélique » : fatalité ou laisser-aller ? Sur les bordéliques, on en entend de toutes les couleurs, certains les disent paresseux, d’autres les voient créatifs. Qui sont les bordéliques ? Les maniaques valent-ils mieux ? Le tour de la question. Une certaine immaturité Le bordélique laisse l’objet dont il n’a plus besoin là où il tombe. Comme si quelqu’un d’autre allait le ramasser pour lui et le ranger. C’est d’ailleurs souvent le cas s’il ne vit pas seul. Sa femme, son mari, sa femme de ménage, prend le relais de sa mère. Il ne sait pas se prendre en mains. La paperasse le dépasse, le déprime, il ne fait aucun effort. Il la laisse s’entasser comme le reste et ne s’en préoccupe que s’il n’a plus d’autre choix. Il peut se mettre dans des situations extrêmes, attendre que les impôts se servent sur son compte plutôt que d’ouvrir leurs courriers de rappel, laisser les contraventions augmenter plutôt que d’aller acheter un Une personne désordonnée fait preuve d’égocentrisme... timbre. Bref, s’il n’a pas quelqu’un derrière lui qui le materne et qui gère tout pour lui, il ne s’en sort pas. Ce n’est pas uniquement de la paresse, c’est surtout une incapacité à grandir, à se prendre en charge. Le bordélique est un insécure qui a toujours besoin qu’on prenne soin de lui, qu’on le rassure, il a besoin d’être entouré, même s’il a un côté adolescent sauvage. La paresse n’est pas l’apanage des bordélique On critique beaucoup les bordéliques. On les dit paresseux. C’est un jugement moral qui n’a plus lieu d’être. Il vient de la moralisation hygiéniste du XIX e siècle où une femme bien était une femme qui tenait sa maison parfaitement propre et rangée. Il fallait que ce que l’on montre aux autres soit irréprochable. Cette idée est encore monnaie courante aujourd’hui. « Pourtant le maniaque est tout aussi paresseux que le bordélique », précise Maryse Vaillant. Quand il nettoie tout et range tout, c’est pour ne plus avoir à le refaire. Il veut vivre dans un univers net et refuse qu’on vienne le souiller. Souvent il préfère voir ses amis à l’extérieur. Ou leur demande d’ôter leurs chaussures, et passe la soirée à angoisser en voyant les miettes tomber et les tâches s’accumuler. Son cauchemar : avoir à renettoyer. Le rôle du regard des autres Le maniaque est obsédé par le regard des autres. S’il tient son intérieur aussi parfaitement, c’est surtout pour donner une image positive de lui. Il veut paraître bien, prouver à sa mère (représentée par toute personne entrant chez lui) à quel point il est un être idéal. Il n’a pas confiance en lui, la seule chose qui l’apaise : atteindre la perfection. Seulement la perfection n’est pas atteignable, ou si brièvement. À l’inverse le bordélique veut faire savoir à tout le monde à quel point il se moque des règles. C’est souvent une réaction à une éducation trop stricte où on ne lui a pas laissé assez d’espace pour s’exprimer. Il se rebelle à l’âge adulte. Il a tellement appris, enfant, à obéir, qu’adulte, il ne veut surtout pas s’organiser. Il refuse toutes les choses « obligatoires ». Tout en imposant aux autres son style de vie, il se protège de ceux qui ne l’acceptent pas. Un maniaque ne supporterait pas la cohabitation avec un bordélique, tant mieux, le bordélique cherche justement à faire fuir ce type de personne. Se construire un cocon « Mon bordel, je m’y retrouve très bien », disent souvent ceux à qui on reproche de ne pas ranger. C’est souvent vrai, une personne désordonnée développe une mémoire et un instinct impressionnants quand il s’agit de retrouver quelque FÉMININPSYCHO 103



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