Féminin Psycho n°39 sep/oct 2007
Féminin Psycho n°39 sep/oct 2007
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°39 de sep/oct 2007

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (170 x 223) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 70,8 Mo

  • Dans ce numéro : le goût du bonheur, profiter de la vie s'apprend.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Je parle toute seule De l'interjection la plus anecdotique aux longs développements, se parler à soi-même peut avoir plusieurs significations. Que se cache-t-il derrière les petites phrases que nous pouvons énumérer à voix haute ? Ou derrière une habitude à discourir avec nous-même ? Nicole Fabre, psychanalyste, et François Sulger, psychologue, nous donnent quelques clés de ces monologues. Nicole FABRE est psychanalyste et psychothérapeute. Elle est l'auteur de La solitude, Ses peines et ses richesses, paru chez Albin Michel. ïe", "Zut", "ouhlala"... Qui n'a jamais lancé un cri de douleur à cause d'un doigt coincé dans une porte, un cri d'énervement face à cette porte qui aurait dû fermer correctement (et pas sur le doigt), un soupir plaintif face à ce doigt qui n'aurait pas dû se trouver là... Ce, même si nous sommes seuls et que ces interjections ne trouvent aucun public pour les prendre en compte. Pourquoi avons-nous besoin de prononcer des mots ? « Ces petits mots sont un peu comme des actes, explique Nicole Fabre, psychanalyste. C'est à travers eux que la pensée et les émotions s'expriment, passant la barrière des lèvres. Ils peuvent ainsi ponc- C'est un moment de retour à soi, une prise de conscience de sa vie, de ses actes l'94 FÉMININPSYCHO tuer une erreur », poursuit-elle. Pour François Sulger, psychologue, chacun a son mode de fonctionnement sur ces petits mots de la vie courante : « Tout en puisant dans un réservoir commun d'interjections, chacun possède son propre vocabulaire pour ce type de circons- tances. » Existent aussi de petites phrases que nous nous lançons à nous-même, encore une fois sans public, mais qui révèlent une émotion : « c'est pas possible », « mais ça va pas non ? » ou encore « quelle cruche je fais » peuvent illustrer ces états d'esprit dont nous nous faisons part à voix haute. Ces petites phrases aussi ont leur sens. « Il s'agit d'une exclamation, avec ou sans public : des phrases d'aspect négatif ressortent plus souvent que des élans positifs, et cela s'explique par le fait que les premières sont porteuses d'émotion plus forte. Et c'est cette émotion qui passe », analyse Nicole Fabre. Au contraire, des phrases de type "ah oui, j'ai bien réussi" passeront plus rarement par l'oral car l'émotion contenue dans les propos est moins vive, moins palpable. Je fais des listes à voix haute I « Parfois, je me raconte ce que je vais faire de mon après-midi, explique Laura, 26 ans. Alors maintenant je m'occupe de la vaisselle, après je passe l'aspirateur, ah mais non, il faut d'abord que j'aille chercher du lait avant que ça ferme ! J'établis ainsi la liste de mes activités », relate-t-elle. Ce type de réflexe relève pour la psychanalyste de l'organisation de la pensée. Dire tout haut son emploi du temps ou certains éléments factuels agit en fait comme une sorte de mnémotechnie. Ces phrases n'expriment pas d'émotion particulière. Face à un problème, elles servent uniquement à le réfléchir. Il est également possible de lancer des bribes de phrases pour élaborer un raisonnement. Pour François Sulger, ce type de réaction peut trouver une analogie avec le fait de faire des gribouillis sur un papier. En effet, ces phrases sont un moyen de fixer son attention sur un problème donné. Mais une autre façon de parler seul peut passer par un exposé entier de faits relatant un problème donné, pouvant se résumer par "Que faire ? ". « Parler seul peut dans ce cas être le signe d'une solitude, reprend le psychologue. Non pas au sens d'un isolement, mais plutôt une solitude face à une réflexion, ou une action, » Formuler un problème « Cela arrive lorsqu'on ne peut pas exprimer son problème à quelqu'un d'autre, et que celuici a pourtant besoin d'être posé, confirme Nicole Fabre. Parler seul, c'est mettre en mots ce qui étouffe un peu, ce sont des sentiments que nous extériorisons », poursuit-elle. Mettre en mots sous forme de
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