Faces B n°5 jun/jui/aoû 2013
Faces B n°5 jun/jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de jun/jui/aoû 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : facesb.fr

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 12,8 Mo

  • Dans ce numéro : portfolio Elizerman, Miguel Ramos.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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musique 48• Faces B L’émiXion du Furet #5 Le Furet possède un filtre à trous... Des trous qui laissent parfois passer la lumière, d’autres qui préfèrent capter la noirceur d’une âme, d’autres encore qui se réjouissent d’un peu de provocation, d’un soupçon de légèreté ou encore d’une rafraîchissante rage. Qu’importe la saison pourvu qu’on ait l’ivresse, qu’importe la chanson pourvu qu’on en ait la liesse ! Cette sélection d’été se moque des tubes radiophoniques, préférant se concentrer sur l’essentiel : les valeurs sûres, les indés qui grimpent, les retours en force ou la chaleur d’un festival... Rien que la crème avant le repos ! Enfiévré Fauve : Blizzard Pas encore d’album en vue, mais un premier Ep, paru le 20 mai, à la suite de quatre titres offerts sur le net et qui ont décollé illico (le subtil Kané, l’impressionnant Sainte Anne, le trippesque Nuits Fauves…) : le collectif Fauve est à dimension buzzable, à en juger par leurs prestations scéniques prises d’assaut, à une salle pleine (et pas que de « pros ») lors de la dernière date des Inouïs au printemps de Bourges, qu’ils ont remporté aisément. Normal : une telle urgence dans le propos est rare et une telle intensité si pressante… www.fauvecorp.tumblr.com Pimpant La Femme : Psycho Tropical Berlin Premier album des pimpants Biarrots, faisant suite à une série de singles parus en 2010, aussi frais que dansants tel le mémorable Sur La Planche, réédité ici en version électro 2013. Si la tonalité rappelle ostensiblement les années 80 (décidément à l’honneur par les temps qui courent), notamment Taxi Girl ou Elli&Jacno, l’album foisonne d’influences diverses et accroche l’oreille à chaque instant mélodiquement. Tantôt surf rock, tantôt synth pop, tropical, indien ou psyché, La Femme s’adonne au mélange des genres et se joue des barrières, qu’elles soient de temps ou d’espace. www.facebook.com/lafemmeressort Rageur Savages : Silence Yourself Une basse profonde, des guitares tendues, quatre Londoniennes au look androgyne et à la rage toute fraîche, des réminiscences très années 80 dans le ton (on pense notamment à Siouxsie and the Banshees pour la voix de Jehnny, la même que celle du duo français John & Jehn !), c’est la recette savamment tapageuse de Savages, pour qui le silence n’est pas dans l’expression… Sur scène, leur allure, leur rythmique implacable et l’énergie sont leurs alliées pour un set à la sueur froide et à la folle vivacité post punk. www.savagesband.com Intime Albin de la Simone : Un Homme Ce qui touche chez Albin de la Simone, c’est cette délicatesse dans le ton, qui s’autorise malgré tout quelques jolis écarts de langage (« Comment allez-vous… faire foutre ? »), ce bonheur qui grince parfois, la difficulté d’être deux (Moi Moi avec Emiliana Torrini), cette allégresse qui ne dégouline jamais, cette humilité pas fanée (« J’espère que tout ça va tenir sur mes épaules, pas bien carrées, pas bien gaulées, pas baraquées »), cette simplicité enviée. Bref, l’histoire d’un homme, aussi doutant que virtuose. Un très bel album pour accompagner l’été (et même plus si affinités). www.albindelasimone.com
Prenant Atoms For Peace : Amok Pour ceux qui l’ignoreraient encore, Atoms For Peace est une belle marmite de stars à avoir accompagné Thom Yorke (Radiohead) pour donner une suite à l’excellent album solo du sieur, The Eraser (que le Furet adule) : à savoir, le producteur Nigel Godrich, Flea des Red Hot Chili Peppers, Joey waronker, batteur de Beck et REM et Mauro Refosco, percussionniste brésilien. S’il ne faut pas s’attendre ici à une révolution - l’empreinte Yorkienne est omniprésente et la voix toujours aussi touchante -, la qualité est au rendez-vous à travers une attraction électronique de bonne facture, une production au poil et de prenantes mélodies, parmi lesquelles Default, Before Your Very Eyes, Judge Jury And Executionner ou Unless n’ont aucunement à pâlir. www.atomsforpeace.info Aérien Mesparrow : Keep This Moment Alive Bel objet que ce Keep This Moment Alive, dont la majesté perce à chaque titre, et belle présence de Marion Gaume, alias Mesparrow, femme-orchestre au charme discret mais attachant, à la voix tour à tour rauque ou magique. En version live, l’oiseau (elle s’appelait auparavant Miss Sparrow, « mademoiselle moineau ») prend vite son envol en un set à la fois aérien, empli de mysticisme, de forêt, de désinvolture, de spirales et de lumière(s). Ainsi envoûté, vous redécouvrez une seconde fois tout l’éclat de cet album à l’univers insolite : The Symphony, I Don’t Want To Grow Up, I Want To Travel, The Next Bored Generation, Neighbour’s Dream… Déjà les titres à conseiller fusent ! www.mesparrow.com Tribal The Knife : Shaking The Habitual Déviante ? La pop électronique du duo suédois de The Knife l’est assurément ! Aussi captivante que déstabilisante. Et ce dernier disque à la fois organique, sombre, primitif et tribal pousse à fond les manettes de cette méthode percutante. Problème : si certains titres vous garantissent des frissons intégraux et nécessitent un rappel incessant à votre bon souvenir (notamment un Full Of Fire qui prend aux tripes, A Tooth For An Eye ou Without You My Life Would Be Boring), d’autres morceaux pourraient bien illustrer la BO de films d’horreur tant ils créent l’angoisse. Le tout laisse donc un sentiment partagé, et ce n’est pas leur dernière prestation scénique parisienne (elle aussi déroutante : prestation de MJC aux costumes dorés ?) qui y aidera… www.theknife.net Survitaminé Woodkid : The Golden Age Est-il encore besoin de présenter le phénomène Woodkid ? Un artiste multi-tâches aussi performant dans l’art de la vidéo (les siennes mais aussi celles de Katy Perry, Yelle, Lana Del Rey et bientôt les Rolling Stones et Madonna) que dans celui de la mélodie. Car Woodkid, c’est l’intensité dans toute sa splendeur, autant sonore qu’émotionnelle, une immense bouffée d’air pur, gonflée aux envolées lyriques, aux beats survitaminés, au romantisme débridé. The Golden Age se prête aussi habilement à l’art de la bande originale, un genre que YoannLemoine affectionne et qu’il pousse ici à son paroxysme, pour lui apporter toute son envergure, quitte à atteindre l’art de la démesure. Mais qu’importe, avec lui, on s’emporte ! www.woodkid.com MUSIQUE Enjoué Poni Hoax : A State Of War Déception ou nouvelle vision du groupe ? Le moins que l’on puisse dire est que A State Of War déroute. Les fans de la première heure tout d’abord qui voient là des éclaircies peu orthodoxes à l’ombrage électro-eighties prôné depuis deux albums par le groupe parisien. La « poposphère » aussi, peu habituée à ces intonations douces-amères, enjouées et enlevées sous leurs atours de basses bien prononcées. Dans tous les cas Poni Hoax a adouci le ton et il faut s’y faire. Premier témoin de ce changement de ton, Down On Serpent Street se laisse vite apprivoiser. Il en va de même des quatre titres de tête de l’album que l’on se prend vite à chantonner. La suite laisse un peu plus sur sa faim. www.facebook.com/PoniHoax Intrigant Bertrand Belin : Parcs Ce baladin de la langue française à la plume fine nous avait plus que ravi avec cet Ovni qu’était Hypernuit, son précédent album où l’univers mystique, voire fantastique irisait ses morceaux souvent présents sous forme de doux rêves éveillés, rehaussés d’un belle pointe d’ironie. Rassurez-vous, l’ostrogoth avoue lui-même ne pas toujours tout comprendre à ses textes. Ceux-ci sont ici simplifiés, plus détendus, à l’image de ce Déluge intrigant, gai et plaisant à se dandiner. C’est bien le seul de l’album et c’est un peu dommage. On retrouve là les airs languissants ou « balançants » qui nous avaient tant charmés (Comment ça se danse, Pour un oui pour un non), mais qui le trahisse aussi ici, jusqu’à atteindre le faux pas (Ça va ça va ça va ça va). Faces B• 49



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