Faces B n°5 jun/jui/aoû 2013
Faces B n°5 jun/jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de jun/jui/aoû 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : facesb.fr

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 12,8 Mo

  • Dans ce numéro : portfolio Elizerman, Miguel Ramos.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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dossier 32• Faces B Les architectes puisent dans le passé pour trouver leur inspiration ou refaire ce qui se faisait déjà dans la Grèce et la Rome antique avec le néoclassicisme, par exemple. On pourrait citer bien d’autres domaines où le rétro et le vintage sont à la mode : ♦ Le retrogaming qui consiste à rejouer à des jeux vidéos des années 70, 80 et 90 à partir d’émulateurs disponibles sur son ordinateur ou en ressortant carrément les consoles vintage. ♦ Le sport rétro avec le retour de sports oubliés (frisbee, roller derby...) et une mode qui puise dans le filon des rééditions : maillots de foot des années 70 et 80, baskets, vélos... ♦ L’érotisme rétro qui prône le retour aux modèles naturels, aux scénarii désuets et comiques des vieux films porno et à une esthétique plus romantique et érotique. ♦ L’automobile puise à la fois dans son passé en revisitant ses modèles emblématiques (Fiat 500, Ford Pour en savoir plus sur la culture du rétro, je vous conseille l’excellent ouvrage du célèbre critique rock Simon Reynolds : Retromania : Comment la culture pop recycle son passé pour s’inventer un futur. (éd. Le Mot et le Reste) Mustang, Coccinelle, Alpine...), les collectionneurs d’autos anciennes ont toujours existé et on parle aujourd’hui de la vague des Youngtimers pour évoquer les modèles datant des années 70, 80, voire 90. À noter aussi : le retour des mini-motos (Dax, Chappy, Van-Van...) mais aussi des mobylettes en ville. ♦ La coiffure, le graphisme, le cinéma, les séries TV, les loisirs créatifs, la hi-fi... Les puristes du vintage vous diront que rien ne vaut la qualité d’antan, que les pièces anciennes ont « une histoire ». C’est vrai dans certains cas, mais c’est aussi bien pratique de pouvoir acheter des rééditions rétro d’objets devenus introuvables ! Et puis rien n’interdit de mixer les deux selon ses envies, ses moyens et sa patience (dur dur de trouver la robe vintage des années 60 à votre taille ou le réveil orange des années 70 encore en état de fonctionner). ●
Le plaisir de se perdre... dans les années 70 Il se passionne pour une période qu’il n’a même pas connue et vit des pieds à la tête, de l’intérieur comme de l’extérieur dans les années 70. La rouflaquette flamboyante, l’œil malicieux et l’humour en guise de mot d’ordre, Thomas Chuette étale même cet amour à longueur de blog, intitulé Lost In The Seventies. L’un des premiers du genre en France. Portrait d’un pur « produit » vintage des temps modernes. Dans son armoire : une bonne centaine de cravates, tout autant de vinyles, une vingtaine de pantalons, six costumes et une trentaine de chemises… Tous d’époque seventies. Et tous chinés ou dénichés à Emmaüs, en friperie ou en brocante. Un mode de consommation devenu un véritable art de vivre pour Thomas Chuette. Au-delà de la seule apparence, de la volonté de se « démarquer », sa démarche est de « s’inscrire dans une forme d’histoire, de conserver et de réutiliser ce qui existait 40 ans auparavant » bref, « un vrai travail d’archiviste, pour être la mémoire du passé ». À l’origine de cette passion : quelques « fringues d’occase » achetées au départ pour se déguiser (« j’y ai finalement trouvé mon style ») et le souvenir des disques de son père (Led Zeppelin, Deep Purple, la Motown…) qu’il écouta dès l’âge de 10 ans, au moment où celuici lui confia son ancienne chaîne hi-fi. Je suis vintage dans le sens où j’aime faire revivre les pièces originales. www.lostintheseventies.blogspot.fr Le blog est complété d’une page Facebook, d’un compte Flickr (collection photos, cartes postales, catalogues, magazines), d’une playlist sur Grooveshark et d’un Google Maps sur l’achitecture des années 70. Sa collection d’objets 70’s s’étend à son intérieur : meubles, vaisselle, décoration… Avec son amie qui vit dans les sixties, le couple trouve l’harmonie dans les formes et les couleurs « et ces styles qui se chevauchent ». « Je suis vintage dans le sens où j’aime faire revivre les pièces originales plutôt que d’acheter des rééditions ou des choses inspirées de ces années-là », nous dit celui qui est accessoirement webmestre de profession. Un métier qui pourrait ne pas coller au cadre, mais qui le sert utilement pour alimenter son propre blog, dédié lui aussi aux années 70. Bientôt la 100 e pin-up ! « J’aime les années 70 pour leur côté fun, dans les coupes, les couleurs, etc. Mais aussi parce qu’elles prônent des valeurs de liberté et de non conformisme », ajoute Thomas. Cet amour, il a décidé d’en faire état sur le net. Né en août 2009, Lost in the dossier seventies a été l’un des premiers blogs entièrement consacré à ces années. Il y évoque tous les domaines de la culture et de la vie quotidienne : musique, art, architecture, mode, design, automobile, personnalités… Qu’il relate à travers des rétrospectives ou le biais de l’actualité, qui ne manque pas : « Beaucoup de biopics et de documentaires sortent en ce moment sur les années 70 (Angela Davis, Sixto Rodriguez par exemple) ; je parle aussi des groupes de l’époque, des nouveautés dans la veine revival 70’s ; je déterre des cartes postales, des catalogues (Manufance, Phildar, etc.), des magazines… » Tout cela au rythme d’un à deux articles par semaine. Mais sa rubrique phare, c’est bien évidemment la pin-up de la semaine ! Une belle surprise attend les lecteurs pour la 100 e, probablement cet été ou à la rentrée. À suivre… ● Le Furet Faces B• 33



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