Faces B n°5 jun/jui/aoû 2013
Faces B n°5 jun/jui/aoû 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de jun/jui/aoû 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : facesb.fr

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 12,8 Mo

  • Dans ce numéro : portfolio Elizerman, Miguel Ramos.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dossier Regardez, même l’industrie agroalimentaire se prête au jeu. Lorsqu’une certaine pâte à tartiner chocolatée communique, elle s’adresse désormais aux quadra et aux quinqua. Il en est de même pour une marque acidulée de célèbres fraises rouges. Il faut réveiller l’enfant qui somnole en nous. Antoine de Saint-Exupéry doit se retourner dans son désert. De vieilles idées reviennent Nous vivons une période trouble. Difficile. En perte de repères collectifs. L’individualisation à outrance, la fin de la guerre, la froide, et l’émergence économique de pays comme la Chine ou le Brésil, font vaciller les « vieux » pays. L’Europe a mal. La France a peur. La nostalgie n’échappe pas aux idées politiques. En revanche, le côté sympathique d’un vieux pull Jacquard a évidemment moins d’incidence qu’une certaine « vintagisation » des idées. La crispation autour du mariage pour tous l’a révélée. La droite républicaine s’est fortement droitisée depuis que Patrick Buisson a livré ses mots à Nicolas Sarkozy, président-candidat défait en 2007. Une partie de la gauche, avec la voix de Jean-Luc Mélenchon, s’est également durcie en reprenant ses classiques jaurésiens ou marxistes. Au milieu de tout ça, la socialdémocratie contemple le désastre tandis que la droite extrême se frotte les bottes. Car, en politique, la pensée nostalgique fleure bon la naphtaline. Si, par nature, l’Homme est conservateur, 26• Faces B depuis la crise financière de 2008, une partie de nos concitoyens se crispe sur une pensée millésimée. Années 50 pour les uns et années 30 pour les autres. Mais attention : uchronie et anachronisme demeurent des erreurs de jugement à ne pas commettre. Il ne serait donc pas juste de comparer la situation actuelle à ce que nos aînés ont connu durant l’entre-deux-guerres et au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, proposer des boucs émissaires (les fonctionnaires, les immigrés, les homosexuels, les blondes à forte poitrine, les femmes brunes aux yeux vairons et petits seins, les rouquins avec une boucle d’oreille et un t-shirt mauve…) comme seules solutions à nos maux nous replonge dans une atmosphère nauséabonde. Vigilance. Détermination. Citoyenneté. Voilà certaines clés pour sortir de cette impasse quand notre société a transformé le citoyen en consommateur. Mais certains résistent. Devenir consommacteur Le vintage est donc partout. Il s’invite dans tous les aspects de notre société. La génération des baby-boomers a accouché de celle des adulescents. Refuser de grandir, de s’engager tout en étant bordé par une certaine forme de nostalgie. Le syndrome Goldorak, comme les sociologues ne l’appellent pas. Pour contrecarrer ce que les marques imposent, le vintage propose aussi une autre façon de consommer. Se positionner comme « consommacteur ». Les vide-greniers, les brocantes ne sont plus réservés à des amateurs éclairés en recherche d’objets rares. Au contraire. Ce peut être l’occasion de réaliser de bonnes affaires tout en donnant du sens à ses achats. Dans ce cas, cela peut même devenir un acte citoyen. De résistance en grossissant franchement le trait. La défiance des marques se pose comme une constante. Certains groupes de consommateurs l’expliquent lors d’enquêtes autour d’une règle simple : réduire, réparer, réutiliser et recycler. Le home-staging vintage s’impose pour décorer sa maison. Les vieux meubles sont récupérés et connaissent une cure de jouvence. Dans le même temps, les ateliers déco-solidaires fleurissent en y ajoutant une dimension sociale importante. Tout est affaire de conscience. Lorsque les enfants de la télé éteignent ce meuble émettant une lueur bleue, ils retrouvent le sens des choses. Depuis que le marketing instrumentalise nos existences, tout le monde a peur. Des autres. De la pluie. Du temps qui passe. Des éclats de voix et des postures borderline. Chacun craint de trop se « segmenter ». Par conséquent, l’immobilisme, le clientélisme et la nostalgie l’emportent dans un consensus photoshopé. Alors donnons un peu de sens à nos actions. À nos objets. Alors, du vintage : oui ! Mais pas n’importe comment. Le vintage est mort ! Vive le vintage ! ● Cyril Jouison
Dansez rétro : osez le « lindy hop » ! Swingtime Anthony Rojo J’ai testé pour vous la « danse-tendance » des bobos en mal des années 20 : le lindy hop. L’ancêtre du rock a été baptisé de la sorte en 1927 après la traversée légendaire de l’Atlantique par Charles Lindbergh (alias lindy). À court d’inspiration devant un journaliste, le meilleur danseur de l’époque fait un hommage au « grand saut » (hop) de l’aviateur en nommant sa danse « lindy hop ». Voilà plus de 80 ans que ça dure. Et on ne s’en lasse pas. Mieux : on fait passer le message pour que tout le monde s’y mette ! Moi la première. Swingtime Anthony Rojo dossier Avant de tester, faut s’renseigner… Sans trop tarder, me voilà sur Wikipédia à lire consciencieusement : « Le Lindy Hop est une danse de rue qui s’est développée dans la communauté noire-américaine de Harlem vers la fin des années 1920, en parallèle avec le jazz et plus particulièrement le swing. » Y’a pas à dire, ça m’intrigue… Avant de tester, faut s’renseigner… Sans trop tarder, me voilà sur Wikipédia à lire consciencieusement : « Le Lindy Hop est une danse de rue qui s’est développée dans la communauté noire-américaine de Harlem vers la fin des années 1920, en parallèle avec le jazz et plus particulièrement le swing. » Y’a pas à dire, ça m’intrigue… ► Faces B• 27



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