Faces B n°4 mar/avr/mai 2013
Faces B n°4 mar/avr/mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de mar/avr/mai 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : facesb.fr

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 58

  • Taille du fichier PDF : 10,5 Mo

  • Dans ce numéro : dossier « s'engager »... we can do it!

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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cuisine Le cheesecake au caramel beurre salé et biscuits Petits Lu Ce cheesecake est un dessert régressif à souhait. Le caramel au beurre salé, les biscuits Petit Lu, tout est en place pour nous replonger dans la douceur de l’enfance. Faites ce cheesecake lorsque vous avez du monde à dîner et soyez certains de le terminer le jour même, car les biscuits ramollissent si vous le remettez au réfrigérateur. Chez moi, ce n’est pas un problème, les restes sont rares... Ingrédients pour 10 personnes : Pour le fond : 100 g de beurre + 18 petits beurre Lu (écrasés) Pour la préparation : 900 g de cream cheese (Philadelphia) + 220 g de sucre + 2 gousses de vanille + 4 gros oeufs + une pincée de sel Pour le glaçage : 150 ml de crème Fleurette + 50 ml de crème fraîche + 20 g de sucre Pour la décoration : du caramel salé + des petits lu Pour le caramel : 120 g de beurre salé + 120 g de sucre muscavado +150 ml de crème Fleurette Préparation : ● Préchauffer votre four à 180° chaleur tournante ● Faire fondre le beurre, le verser sur les biscuits écrasés et mixer le tout : il ne doit plus y avoir de morceaux de biscuits ● Verser la pâte dans le fond du moule et tasser bien à l’aide d’un verre, puis réserver ● À l’aide d’un robot, battre votre Philadelphia cream à la vitesse maximum pendant 5 minutes ● Ajouter le sucre et battre encore 2 minutes supplémentaires ● Baisser la vitesse du robot et ajouter les grains de vanille ● Lorsque la préparation est homogène, baisser la vitesse du batteur au minimum et ajouter les oeufs, un par un ● Mélanger jusqu’à ce que chaque oeuf ait été bien incorporé dans la préparation ● Verser le mélange sur la pâte de biscuits et enfourner 45 minutes ● Sortir le gâteau du four (ne pas éteindre Le coin de Joëlle Métisse d’Afrique, d’Amérique et d’Europe, j’ai trouvé que la cuisine était un très bon moyen de retrouver et découvrir mes racines. Mes envies, mon humeur, mais surtout les saisons font la loi dans ma cuisine. En privilégiant les fruits et légumes du marché, les épices, mes recettes reflètent ma culture métisse. Elles sont simples, gourmandes et très abordables. Je revendique le fait d’être une ménagère. Une ménagère gourmande qui aime faire plaisir avec de bons petits plats. Partisane du « home made », je fais avec les moyens du bord, et je cuisine au quotidien, en combattant autant que je le peux la cuisine industrielle. Mes recettes sont toutes testées, goûtées et approuvées par mes enfants, Honeydoudou et moi. Et si une recette arrive sur ce blog, c’est qu’elle a reçu la validation de tous, avec l’estampille : « Maman, c’est bon, ce que tu as fait ! » www.lecoindejoelle.com 52• Faces B le four !) et le laisser refroidir 10 minutes. Pendant ce temps, préparer le « glaçage ». ● Verser la crème Fleurette, la crème fraîche et le sucre dans un saladier ● Mélanger à l’aide d’une maryse et étaler délicatement sur le cheesecake ● Enfourner le cheesecake et laisser cuire 10 minutes ● Sortir le cheesecake du four et le mettre tout de suite dans votre réfrigérateur ● Laisser refroidir au minimum 5 heures avant de le servir ● Préparer le caramel 10 minutes avant de sortir le cheesecake du réfrigérateur : placer tous les ingrédients dans une casserole, et faire fondre tout en remuant constamment. Laisser cuire quelques minutes. La sauce doit épaissir et se colorer. ● Sortir le cheesecake du réfrigérateur 10 minutes avant de le servir, le démouler et le décorer avec le caramel et les biscuits Petit Lu grossièrement concassés. Joëlle Dubois Anthony Rojo
L'Homme debout Claire Lupiac NOUVELLE L’homme debout Un texte de Cyril Jouison Aujourd’hui, j’ai croisé un sexe d’homme. Pas le mien, hélas. Je m’explique. Je me promenais, tranquillement, sereinement. Je me laissais aller à cueillir quelques pâles pâquerettes. Au raz du gazon, je découvrais un jet de garçon. Oups. Le malentendu est fait. Les dommages sont causés. Collatéraux. Je relevais donc le nez face à cet imposé ombilic. Et là je me posais une question assez simple : « mais qu’allais-je donc faire dans cette galère ? ». La tête en l’air. A côté d’un lampadaire, cet homme, débout, était en vert. Envers et face à moi. Cette vision me ramenait à une triste réalité : mes congénères sont impatients. Ils ne savent pas attendre. Impatients, je vous dis ! Du coup, l’homme s’obstine à ne pas se retenir. Où qu’il aille. Où qu’il soit. Quoi qu’il fasse. Quoi qu’il pense. La nature l’a doté du « permis de se soulager » en toute circonstance. Un arbre, une clôture, un talus, un mur, une automobile, un bus, un coin de rue, une ruelle ombragée, une entrée de parking, une arcade peu éclairée. Tout fait affaire. Il n’est donc pas rare d’assister au décevant ballet d’hommes debout le long de routes de campagnes, de stades de football, d’aires d’autoroutes, de foires d’exposition, à la sortie de boîtes de nuit, d’un barbecue bien arrosé, d’une soirée entre amis. Alors évidemment, ce Trouble Obsessionnel de la Cystite n’intervient pas lorsque l’homme est accompagné. Pas au début, tout au moins. Comme dans d’autres circonstances, l’homme débout doit atteindre une certaine familiarité avec sa femme avant de s’autoproclamer « Homme Debout ». Celui qui ne connaît pas d’obstacle et qui affirme sa virilité sans sourciller. L’homme est Homo Erectus. Il se tient debout. Comme un hommage aux origines du Monde. De l’Humanité même. Cela ne s’invente pas. Je me suis mis à la place du labrador qui accompagnait cet homme debout. Il a certainement dû être flatté de constater que son maître le singeait à ce point. De même qu’il aurait pu s’amuser de découvrir trois générations d’hommes debout, en rang d’oignons, au fond d’un jardin, en train de constater que le fond de l’air était frais. Droits comme des I majuscules, face à leurs destins, dans une position que nous reconnaissons tous, ils distillent une petite dose de mépris à ceux qui prennent le temps d’attendre. Aujourd’hui, j’ai donc croisé un sexe d’homme. Pas le mien comme vous le savez. ● Faces B• 53



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