Faces B n°4 mar/avr/mai 2013
Faces B n°4 mar/avr/mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de mar/avr/mai 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : facesb.fr

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 58

  • Taille du fichier PDF : 10,5 Mo

  • Dans ce numéro : dossier « s'engager »... we can do it!

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER L’engagement, non merci ! Il vous est sûrement difficile de comprendre une telle attitude qui pourrait s’apparenter à un refus d’avancer ! Face à une multitude de causes à défendre, il peut vous sembler absurde de ne pas vouloir s’engager. Manque de valeurs ? Folies passagères ? Peurs inexpliquées ? Ou égoïsme exacerbé ? Vous convoquez d’ailleurs bon nombre de raisons pour nous le pardonner. Mais si c’était juste un peu plus compliqué ? Les yeux dans les yeux, au cœur d’un étrange « psy-show », Elle et Lui se confient. Prologue : David Mauzat Allongés sur le divan, Elle et Lui essayent de démêler le pourquoi du comment et tentent de comprendre les rouages du « non-engagement » : entre choix personnels, destins professionnels, rapports aux autres et enjeux sociaux… Ils passent aux aveux ! 28• Faces B
Acte I « JE m’engage donc JE suis. Tout reste à nuancer… » David Mauzat Scène 1 « Côté perso, rester libres mais attachés… » ELLE : Aujourd’hui, je me sens libre, mais il serait absurde de croire que je le suis réellement. Je poursuis une voie qui me pousse inexorablement vers moins d’engagement. L’expérience m’a fait changer de camp et j’essaie désormais de rester fidèle à ce choix personnel. Pourtant, que faut-il que je réponde à ceux qui apparentent ma situation à une fuite ? LUI : Tu dois leur répondre non ! Toi comme moi, nous avançons en percevant l’engagement comme un élément structurant et fondamental de notre société. Cependant je ne me vois pas comme un rebelle, cherchant à vivre en marge ou refusant le système. Je sais, au contraire, que la vie comporte des repères, à prendre ou non en compte. Nous sommes invités à faire des choix ou à exprimer des « non choix » sur des sujets variés : la propriété, le mariage, la paternité... Or, si mes angoisses personnelles reflètent une peur de l’engagement, rien ne m’empêche d’être libre mais attaché. Scène 2 « Côté pro, pour un avenir sans routine… » LUI : Au-delà des choix personnels, quels enjeux d’engagement rythment nos vies professionnelles ? ELLE : Nombre d’entre nous aspirent à une certaine stabilité en attendant le précieux CDI ! On en comprendra d’ailleurs aisément la raison : qui dit pérennité de l’emploi, dit revenus réguliers, projets immobiliers facilités et possibilités accrues… Pourtant, de mon côté, la vie professionnelle peut aussi susciter certaines craintes : l’installation d’une routine, la baisse de la motivation, la perte des envies au profit du renforcement des habitudes. Or, j’ai besoin de pouvoir relever des défis et de me sentir capable de tout remettre en question. Qu’en pensestu ? LUI : Je vois ce que tu veux dire et j’en arrive même à comprendre les « adeptes des contrats courts », qui souhaitent vivre différentes expériences, se frotter à autre chose pour enrichir leurs itinéraires professionnels. Je les envie même un peu et me dis qu’il faut un sacré courage, pour renoncer à la stabilité professionnelle… ELLE : D’ailleurs, en pareille situation, je me demande ce qu’il adviendrait des liens d’amitié tissés avec mes collègues, si je devais les quitter ? Une telle question montre bien que je ne suis pas si insensible aux autres, mais qu’ici, s’y attacher est loin d’être ma seule priorité. ELLE & LUI : Côté pro, comme côté perso, tout est une question de timing, de période, d’étape ! Ne sachant pas ce que la vie nous réserve, il nous parait difficile de tenir un engagement. Bien sûr, rien n’est irrémédiable, mais s’engager c’est aussi formuler une promesse qu’on ne tiendra sans doute pas, c’est nécessairement se mentir un peu et mentir aussi aux autres… Nous ne souhaitons pas nous engager en préférant rester « nous-mêmes » sans avoir de regrets. À moins que cela soit pour pouvoir être sûr de tout maîtriser, parce qu’on ne se fait pas suffisamment confiance ou parce qu’on refuse également d’être piégés dans une logique donnantdonnant ? DOSSIER Acte II « La lente progression du JE au NOUS » : s’engager envers les autres ? LUI : Face aux autres, nous tentons souvent de paraître sous notre meilleur jour. Ainsi, d’une certaine manière, en essayant de leur être agréable, en souhaitant projeter ou leur offrir une image positive de ce que nous sommes, nous nous engageons vis-à-vis d’eux. Voilà qui fait de moi quelqu’un de respectueux et d’attentif aux autres, mais est-ce uniquement de l’attention ? Ne serait-ce pas plutôt un sentiment de peur qui me guide, de celui qui peut se mesurer dans l’importance que je sais attacher à leur regard ?... Certes nous ne nous engageons pas, mais pouvonsnous renier pour autant les liens qui nous unissent à nos amis ou ceux qui donnent du sens à une relation plus forte lorsque nous décidons de former un couple ? ELLE : Voilà qui est paradoxal ! On désire cet échange, tout en craignant la démarche d’engagement vers autrui qui produit en nous des peurs et des réticences. C’est rassurant en même temps, de David Mauzat Faces B• 29



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