Faces B n°4 mar/avr/mai 2013
Faces B n°4 mar/avr/mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de mar/avr/mai 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : facesb.fr

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 58

  • Taille du fichier PDF : 10,5 Mo

  • Dans ce numéro : dossier « s'engager »... we can do it!

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER Clément Rossignol Puech, Vice-président de la Communauté Urbaine de Bordeaux et élu à Bègles (EELV) 1| 3 QUESTIONS À 4 ENGAGÉS FACES B : Pourquoi avez-vous choisi de vous engager dans le militantisme écologiste ? Clément Rossignol Puech : Une fois mon parcours professionnel balisé (je suis chercheur physicien au CNRS), j’ai adhéré aux Verts. En effet, je voulais réfléchir et agir sur des thématiques globales, transversales, liant les droits de l’homme, la solidarité et le vivre ensemble, l’avenir de la planète… Le choc du 21 avril 2002 (ndlr : Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle) fut aussi un événement déclenchant ! À l’époque, les écologistes s’efforçaient déjà d’avoir avant tout une pensée globale et une action locale. L’écologie politique insiste sur la prise en compte des enjeux écologiques dans l’action politique et dans l’organisation sociale et sociétale. D’ailleurs mon engagement écologiste a déteint sur mon activité professionnelle, puisque j’étudie également les relations complexes et riches entre les sciences et technologies émergentes et la société de demain qui se dessine sous nos yeux. FB : Quels types d’actions menez-vous pour servir 2| cette cause ? CR : Difficile de choisir car tous mes engagements me tiennent à cœur bien sûr. Je vais choisir des engagements écologiques et transversaux (c’est d’ailleurs une tautologie, l’écologie est transversale). J’ai initié un plan vélo de la CUB à hauteur de 30 millions d’euros qui fixe comme objectif 15% de déplacements à bicyclette en 2020. Un plan pour bobo bordelais ? Sûrement pas ! Développer l’usage du vélo permet d’avoir un air plus pur, de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi d’avoir une activité physique synonyme de bonne santé, sans oublier une économie financière jusqu’à 5000 € par an et l’essor d’emplois locaux non délocalisables. Enfin, le vélo permet de développer des liens quotidiens apaisés entre usagers de l’espace urbain en contribuant immanquablement à plus de convivialité, d’humanité, de rencontres et d’échanges. Un autre exemple est la co-construction de l’Agenda 21 et du plan climat énergie de la ville de Bègles avec ses habitants. Cet exercice a permis de discuter avec de nombreux Béglais à propos du développement durable afin de dégager les priorités collectives pour améliorer notre quotidien et notre commune. Clement Rossignol CUB 3| FB : Avez-vous le sentiment d’être utile ? éprouvant et requiert beaucoup de disponibilité, au détriment CR : C’est une vraie question… je ne vais pas faire ici le parfois de la vie de famille. Moi qui suis universitaire, je me catalogue des réussites et échecs à mettre à mon crédit en suis découvert homme d’action, et j’aime cela. Pour être utile cette fin de mandature. Mes amis, ma famille, mes proches il faut se sentir à sa place, ni usurpée, ni galvaudée, en un mot sont honnêtes avec moi, je vois dans leurs yeux si je remplis être épanoui. J’aime écouter, comprendre et agir pour les le contrat. Pour être honnête : oui, je pense être utile, sinon autres. Un élu local doit se penser comme un catalyseur d’une j’arrêterais tout de suite, l’exercice d’un mandat local est très expression partagée qui devient volonté commune. 22• Faces B
3 questions à Céline Lis Raoux, Directrice de la rédaction de Rose Magazine 1| FACES B : Pourquoi avez-vous choisi de vous engager dans la lutte contre le cancer ? Céline Lis Raoux : Tout simplement parce que j’ai traversé cette épreuve (soignée à l’Institut Bergonié à Bordeaux) et que j’ai vraiment mesuré le manque d’informations des malades et de leurs proches. J’ai alors ressenti l’envie et le besoin de créer un journal qui donne aux malades toutes les clefs pour avancer sur ce terrain semé d’embûches qu’est celui de la guérison. Il se trouve que je suis journaliste depuis 20 ans et que je pouvais donc, par ma compétence, aider au mieux les autres femmes pour trouver des solutions là où moi, en traitement, je n’avais vu que des problèmes. FB : Quel type d’actions menez-vous pour servir cette cause ? CLR : Fin 2011, avec Céline Dupré, j’ai fondé Rose, un magazine qui parle de la 3 questions à Géraldine Rabier, Rédactrice en chef du magazine Cubeek, engagée pour l’éducation 1| Céline Lis Raoux Delphine Jouandeau Géraldine Rabier FACES B : Pourquoi avez-vous choisi de vous engager pour l’éducation ? Géraldine Rabier : J’ai travaillé huit ans dans l’Éducation nationale avant d’être journaliste... le métier que j’avais toujours voulu faire. Par « loyauté familiale » certainement, mais aussi parce que j’ai toujours considéré que contribuer à œuvrer pour l’égalité des chances était un acte éminemment politique. 2| 2| FB : Quel type d’actions menez-vous pour servir cette cause ? GR : J’ai choisi de travailler en ZEP sensible puis j’ai créé le collège expérimental bordelais Clisthène avec Jean-François Boulagnon en 2003 ; j’ai ensuite continué à m’intéresser aux questions d’éducation en tant que journaliste en travaillant notamment avec Philippe Meirieu et Xavier Pommereau et en animant des conférences pour les éditions Milan dans les IUFM. Aujourd’hui, en tant que rédactrice en chef du magazine Cubeek, j’essaie de sensibiliser le grand public à des questions complexes comme la carte scolaire, le harcèlement entre élèves, les enfants violés et maltraités, etc. Et nous avons organisé deux conférences publiques : l’une sur l’école et le numérique, l’autre sur la maltraitance infantile, un problème de santé publique largement sous-évalué. Par ailleurs, en tant que féministe (non ce n’est pas un gros mot, c’est juste être démocrate et souhaiter une égalité de fait entre les hommes et les femmes), j’ai animé bénévolement pendant un vie avec un cancer, quel qu’il soit. C’est un support disponible gratuitement dans les 1000 services de cancérologie des hôpitaux publics, dans tous les centres de lutte contre le cancer et dans les Relay de toute la France. Il s’agit d’un semestriel destiné aux femmes qui ont ou ont eu un cancer, qui propose à la fois des articles féminins classiques sur la beauté et la mode mais aussi des conseils autour de la santé, de la sexualité ou de la sphère professionnelle pendant et après la maladie. 3| FB : Avez-vous le sentiment d’être utile ? CLR : Oui, car Rose Magazine rencontre un véritable succès et a une vraie utilité sociétale pour toutes ces femmes seules et angoissées qui ont un énorme besoin d’infos. Mais pour perdurer, Rose a cruellement besoin d’investisseurs. Car distribuer gratuitement 200 000 exemplaires a un coût… trimestre un atelier « Un gars, une fille » à l’attention de collégiens. Travailler sur les stéréotypes de genre et le sexisme pernicieux est un des défis que l’école et notre société doivent relever très rapidement. Un défi républicain que nous allons aborder dans une CubeeKonf le 4 avril à la Maison cantonale de Bordeaux : « Égalité femmes/hommes : allez les hommes ! » 3| DOSSIER FB : Avez-vous le sentiment d’être utile ? GR : On est constitué par les actes qu’on a posés dans une vie. J’essaie de ne pas l’oublier et de faire des choix professionnels qui ont du sens : Clisthène bien entendu et aussi Cubeek dont la ligne éditoriale vise à créer du lien et accorde une large part au social. Et l’année prochaine, en plus de mes activités journalistiques, j’espère participer à un projet aquitain de lutte contre le décrochage scolaire. Finalement, l’éducation n’était pas un choix par défaut ! Faces B• 23



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