Faces B n°3 déc 12/jan-fév 2013
Faces B n°3 déc 12/jan-fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de déc 12/jan-fév 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : facesb.fr

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 58

  • Taille du fichier PDF : 11,0 Mo

  • Dans ce numéro : l'art de Sophie Pawlak.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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l’équipe Amaury PAUL, rédacteur Borderline ? Oui, de l’avis unanime de mes proches, j’ai la fâcheuse tendance à vaquer d’une passion à une autre (j’entends passion intellectuelle), ce qui n’est pas sans cacher un certain comportement borderline. Mais en ce qui concerne mes autres traits de caractère, il faut s’accorder sur ce qu’on entend par ce terme. Alors, de la même façon qu’on est toujours le « con » de quelqu’un, j’estime être « borderline » sur certains aspects. La communauté des mormons s’offusquerait de mon goût pour le tabac et les spiritueux, quand les épicuriens le trouveraient tout à fait modeste. La religion, quelle qu’elle soit, m’enverrait méditer en enfer, quand mon casier judiciaire est clair comme de l’eau de roche. Blogueur (http://www.public-tribune.fr), Amaury s’intéresse principalement à nos politiciens bien-aimés et essaie d’étudier les différences entre l’image qu’ils veulent se donner, celle qu’ils donnent concrètement, et ce qu’ils sont réellement. Du reste, il « geeke » beaucoup et étudie en histoire et en informationcommunication entre deux stages. A moins que ce ne soit l’inverse… 8• Faces B Loïc Alejandro, illustrateur Je suis parti 3 jours tout seul marcher dans les Pyrénées (pour faire les deux premières étapes du GR11 espagnol) avec, pour dormir, un sac de couchage, un hamac et une bâche plastique. C’est borderline ? Pour moi non, je ne craignais rien : chemins muletiers, du passage, des fermes ça et là, du réseau téléphonique... Au pire, une mauvaise nuit si vraiment il pleut et fait beaucoup de vent (à laquelle j’ai eu droit) ? Au pire, une entorse et j’attends que quelqu’un passe ou je téléphone ou je me traîne jusqu’à la ferme la plus proche ? Bref, pour moi, pas de gros risques. Mais quand j’en parlais autour de moi, les gens trouvaient ça très « osé », quand ils n’avaient pas l’air de considérer que j’allais limite risquer ma vie. Alors borderline ou société trop timorée ? Nicolas CHABRIER, rédacteur Loïc, webdesigner et graphiste à San Sebastian depuis 2005, propose un résumé graphique de l’actualité dans chaque numéro. Certains me décrivent comme un fervent défenseur du Bien (suite à mon dernier papier dans FACES B, ça ne m’étonne désormais qu’à moitié) - fils de bonne famille, gendre idéal Moi, je ne renie rien, je n’exclus rien et m’excuse même de rien. J’accepte toutes ces « bonnes paroles » et « gentils compliments », mais j’aime aussi renverser la tendance : sans rien dire, tout doucement ou d’un coup comme ça, je me rebelle ! Ainsi, il faut que vous sachiez que la fumée ne me dérange pas, que je juge l’alcool souvent nécessaire aux moments de convivialité et que je transige peu sur mes visions de liberté : la cravate m’est rarement obligatoire, mes cheveux ne sont pas toujours bien coiffés, mon langage n’est pas forcément polissé et mon attitude pas toujours appréciéeEn somme, je ne me pense ni frustré, ni bloqué, ni grognon, ni « Gnafron » (ou n’importe quel truc en « on »...), mais plutôt réactif, créatif et bien souvent récréatif. Normal ? Je ne sais pas (mais qu’est-ce que c’est ?), pas pour autant banal (ça m’embêterai !). En oscillant entre régularité et excès dans notre étrange réalité : et si j’osais être juste un peu borderline ? « Communicant – curieux », Nicolas aimerait sûrement faire mieux ; pourtant il croque déjà la ville, comme la vie, en y ajoutant toujours une goutte d’humour, un doigt de critique et un bon fond d’autodérision. http://zennews.blogspot.com
Le Furet, Chef de rubrique musique Je me sens souvent borderline, dans mes pensées, ma façon d’être, ma capacité « d’emportement », ma façon d’appréhender la vie, de me sentir hors normes dans nombre de domaines, que je ne détaillerai pas ici car beaucoup ne vous regardent pas, petits voyeurs ! C’est sans doute pour cela que je ressens aujourd’hui le besoin de resserrer la soupape… Car le borderline est avant tout un état d’esprit et aussi une manière de se sentir, au plus profond de soi, chaque minute, capable de flancher et de sombrer tout autant que de sortir violemment de ses gonds… Que ce soit pour se défendre contre une injustice flagrante, survivre dans la jungle urbaine ou clamer haut et fort la force et la justesse de ses valeurs (comme si les dire plus fort pouvait mieux influencer l’interlocuteur !). Le borderline, c’est savoir que le fil qui nous relie au pétage de plombest ténu, que l’équilibre est frêle et mérite un travail au quotidien, que les cloisons sont creuses si l’on ne s’évertue pas à lui fournir des fondations, que la recherche omniprésente du plaisir chez l’être humain est compréhensible quand on est conscient des pressions qu’il subit chaque jour, parfois même sans le vouloir, enfin que l’art et la passion sont les armes les plus puissantes contre les intrusions massives dont nous sommes victimes. Oui je suis borderline ! Le Furet laisse traîner ses écoutilles partout où les sons dérivent les sens, partout où le beau, le pêchu ou l’étonnant le renverse. Il livre ensuite à vos oreilles cette matière brute et partageable à souhait. http://lafouineetlefuret.over-blog.com Delphine IWEINS, rédactrice Véronique Zorzetto, rédactrice l’équipe Je ne suis pas borderline. J’ai bien cherché quelque chose dans ma vie et mon œuvre, mais non, je ne suis définitivement pas borderline, pas pour mes contemporains. Mes consommations de drogues et d’énergie non renouvelable me placent dans une moyenne mi-figue mi-raisin conforme à mon milieu socio-sexo-culturel. Même les théories combinées de Dolto et Badinter tendent à prouver que comme mère, je ne suis pas limite… J’ai finalement trouvé un ami (le meilleur) pour dire de moi que j’étais excessive. Comme si remettre en cause le bonheur familial, voire l’existence de Dieu, parce que j’ai perdu mes clefs était excessif ! Pendant ce temps là, papas en bleu et mamans en rose dépassent tellement les bornes, que je suis tentée d’attaquer ces croisés à coups de pains au chocolat. Et ca ne serait même pas borderline ! Danseuse amateur et « transporteuse » publique professionnelle, Véronique essaie de contribuer à Faces B et en profite pour rencontrer des bordelais borderline, ou pas. Si être borderline, c’est extérioriser son petit grain de folie. Alors oui c’est officiel je le suis et j’en vois deux causes. D’abord le fait d’être parisienne : la capitale donne toujours l’envie de la fuir pour mieux y revenir. Enfin mon métier de journaliste qui me pousse à aller toujours plus loin dans la découverte. Remarque : connaître son voisin actuellement est déjà un grand pas ! Dernière conséquence en date à cause de mon côté borderline : une série de reportages aux quatre coins du monde mêlant acteurs du monde judiciaire et liberté d’expression. Une nouvelle aventure sur le point de commencer. Affaire à suivre donc sur ce site : http://avocatsetlibertedexpression. weebly.com Oui je suis borderline ! Journaliste, juriste, bloggeuse (www.uneactualitecomplete.fr), geekette en puissance, super amie, accroc au travail, Twitter fan (@actu_incomplete), qui a tout de même besoin de nombreuses heures de sommeil. Un seul credo : une opinion reste incomplète si elle n’est pas enrichie par d’autres avis. Faces B• 9



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