Faces B n°3 déc 12/jan-fév 2013
Faces B n°3 déc 12/jan-fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de déc 12/jan-fév 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : facesb.fr

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 58

  • Taille du fichier PDF : 11,0 Mo

  • Dans ce numéro : l'art de Sophie Pawlak.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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L’équipe 6• Faces B Sommes-nous une équipe « borderline » ? En préparant ce numéro, chaque membre de la rédaction s’est demandé s’il était ou non « borderline » à ses heures. Certains en ont rajouté, d’autres ont préféré minimiser, pour ne pas vous effrayer... ou pour ne pas se dévoiler outre mesure. Bien malin celui qui saura démêler le vrai du faux ! Communicante touche-à-tout, les yeux et les oreilles toujours en éveil, la Rédac Chef a donné vie à un rêve tenace, grâce à une équipe pluridisciplinaire talentueuse, qu’elle anime alternativement d’une main de fer ou de velours... Ne fantasmez pas, personne n’est fouetté ! La secrétaire n’écrira pas mais veillera à la faute de frappe et aux accords du verbe avoir (surtout quand le COD est placé devant le verbe). Osera-telle critiquer aussi ? A voir. Position idéale, donc, au sein de FACES B, elle sera bientôt détestée par toute l’équipe, qui, elle, aura trimé dur ! Caroline Simon, rédactrice en chef Le Docteur Maboul, psychiatre émérite, s’est penché sur mon cas... - Franchise outrancière : considérant la franchise comme une qualité, j’en use et en abuse au point de surfer parfois allègrement avec la provocation. Et ça peut facilement virer au drame si je suis grisée par quelques verres d’alcool ! Conseil du psy : tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de l’ouvrir. - Transgression de la bienséance et du politiquement correct : j’ai définitivement plus d’attirance pour les chiens que pour les enfants. Conseil du psy : adopter l’un et l’autre pour déterminer lequel procure le plus de satisfaction... - Régression : je dors souvent avec un chien en peluche, auquel je parle parfois... Attendre une réponse de sa part serait dépasser les limites. Je n’en suis pas là ! Bien que l’ours en peluche de Mark Walberg dans le film Ted s’exprime comme vous et moi (enfin surtout comme vous, car moi je jure rarement), avec la voix de Joey Star en VF... Conseil du psy : remplacer l’objet transitionnel par un bon vieux mari (un pas trop vieux, ça convient aussi ?) Alors Docteur, mon cas relève-t-il de l’HP ou suis-je juste normale car imparfaite ? Blandine CHATEAUNEUF, secrétaire de rédaction Suis-je « borderline » ? Au premier abord, je vous dirais : absolument pas ! Mais, comme ma rédac chef m’a poussée à la réflexion, ma réponse sera plus nuancée. Petite fille modèle, rôle qui m’a conduite vers l’enseignement, il m’arrive parfois de foncer sans trop réfléchir, comme pourraient le faire certaines personnes dont l’éducation fut plutôt stricte. Et là, je crois que je suis capable de dépasser certaines limites (les miennes surtout, celles forgées dans le marbre de mon enfance). Cette bonne éducation a aussi ses avantages : elle me permet de m’emporter facilement face à l’injustice ou l’intolérance et à râler très souvent, dépassant ainsi les limites de la bienséance. Je jure beaucoup dans ces cas-là, ce qui n’est pas très classe pour une fille, paraît-il ! ? C’est sûrement aussi cette ambiguïté qui me pousse à être borderline avec mes élèves. Un peu à la Bégaudeau, dans Entre les murs. J’ai appris à esquiver face aux élèves difficiles et/ou en rejet de l’école. Je n’hésite pas à leur parler vrai, à tisser des liens ou à les bousculer un peu. C’est parfois risqué mais j’en suis consciente.
Anthony ROJO, Responsable photo et photographe Borderline, bordeline... J’aime les limites et je déteste les limites ! Elles rassurent, elles protègent, mais ce sont surtout des challenges. Faire pour faire ne m’intéresse pas. Faire pour apprendre, faire pour rencontrer, faire pour échanger, faire pour évoluer est nettement plus intéressant ! Les limites sont faites pour être dépassées parait-il. Derrière l’inconnu se cachent forcément de nouvelles expériences, bonnes ou mauvaises certes... mais l’important, c’est d’avancer n’est-ce pas ? Je suis un pessimiste optimiste !!! Je m’attends à tout pour tout, afin de ne pas être étonné. Du coup, il ne me reste plus qu’à profiter du reste ! Photographe de presse, graphiste et geek, Anthony aime l’actualité, la prend en photo et la partage. Curieux de tout, il part du principe que chaque point de vue est bon à écouter, tant que l’on respecte l’idée de la pensée multiple. Photos & compagnie à suivre sur [Ze]Blog La Parenthèse Graphique (http://anthonyrojo.canalblog.com/) et sur www.anthonyrojo.com Marie Barral, rédactrice Mauvaise conteuse, elle est admirative des narrateurs en tout genre – romanciers, orateurs, historiens, pipelettes ou comédiens – de tous ceux qui savent plonger les autres dans un récit et les bercer de leurs mots. Elle a choisi des études où l’on décryptait le discours des autres, les sciences politiques, puis un emploi où on les faisait parler, le journalisme. Dans son travail, elle rencontre des conteurs variés, des personnes qui construisent une ville et une histoire collective. Elle partage également son enthousiasme pour le théâtre, les compagnies, metteurs en scène et auteurs sur le site Les Trois Coups : http://www.lestroiscoups.com/Cyril Jouison, chef de rubrique art l’équipe Claire Lupiac, Responsable maquette et illustrations Borderline, moi ? Je ne sais pas... je suis bien un peu farfelue, dispersée, et j’ai clairement la tête dans les nuages. Et puis, je n’aime rien autant que m’évader, laisser filer le fil de mes pensées, rêvasser, gribouiller des bizarreries et illustrer de jolies choses. Afin de rester les pieds sur terre, Claire se passionne pour ses études et son travail de graphiste. Vous pouvez jeter un œil à tout ça, juste ici : www.clairelupiac.fr Borderline… moi ? « sur le fil du rasoir », certainement. Je pourrai écrire quelques traits d’humeur noirs et grinçants que n’auraient pas reniés les scénaristes de C’est arrivé près de chez vous. Je pourrai m’esclaffer de quelques rires gras sur des affirmations de petits hommes des casernes autour des clichés de mauvaises fois politiquement incorrectes. Je pourrai faire trébucher une vieille dame dans la rue et écraser son chihuahua antalgique d’un coup de soulier italien élégamment ciré. Je pourrai courtoisement saluer manuellement le fessier cambré d’une jolie brune arborant une jupe minimum et de hautes bottes en cuir andalou. Je pourrai tendrement noyer les délicieux petits hamsters que mes filles aiment tant afin de leur rappeler que l’existence n’a qu’une vague ressemblance avec une vaste production Disney. Je pourrai même admirer Jean-François Copé. Et même pire. Je le pourrai effectivement. Mais la langue française est tellement facétieuse que l’ajout d’une petite consonne ondulée fera toute ma différence. Car, indéniablement : je pourrais être borderline. « Mais si je dis ça, je casse mon image ». Alors comme l’écrit l’auteur le plus borderline de ces trente dernières années : « Le monde est glauque et ça s’écrit ‘j’ai deux ailes au cul’[GLLOQ] mon ami ». Chef de projet à ses heures gagnées et photographe de ses heures perdues, il aime penser que la vie est une fête. Faces B• 7



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