Faces B n°3 déc 12/jan-fév 2013
Faces B n°3 déc 12/jan-fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de déc 12/jan-fév 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : facesb.fr

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 58

  • Taille du fichier PDF : 11,0 Mo

  • Dans ce numéro : l'art de Sophie Pawlak.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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rubrique ► PARIS : L’ESPACE B Genèse Le lieu existe depuis des années sous ce nom : il a été tour à tour métal, blues, a connu plusieurs identités parfois sulfureuses. Il y a quatre ans, la compagnie générale de rock avec qui j’ai collaboré, a essayé de lui redonner un nouvel élan indé pop-folk, mais il n’est pas toujours facile de redorer le blason d’un lieu. J’ai repris l’Espace B depuis un an avec en tête une nouvelle idée et une politique différente, basée sur l’indé, mais essentiellement avec des groupes américains et canadiens. Beaucoup de groupes français sont déjà passés par ici auparavant, mais aujourd’hui des salles comme l’International font cela très bien. Identité, esprit Premier principe : des prix bas, de 5 à 10 euros le concert (voire gratuits par moments). Ensuite une vraie programmation artistique, au coup de cœur plutôt qu’à l’aspect remplissage du lieu. Enfin ici c’est à la bonne franquette : c’est un endroit libre et détendu, un lieu de vie qui fait bar et resto midi et soir. Le but est que le public puisse venir les yeux fermés sans connaître le groupe, en se disant qu’il passera de toute façon une bonne soirée. J’entends parfois des gens dire que l’Espace B est excentré, mais au final il n’est pas plus éloigné que des lieux comme le Trabendo, qu’il faut aller chercher au cœur de la Villette. Nous ne touchons aucune subvention et l’idée est de ne pas en demander pour rester indépendant. Car ça peut remettre en cause beaucoup de choses : notamment les groupes commencent à demander plus et c’est le début de la fin. Réussir sa programmation Comme j’étais tourneur, j’ai gardé pas mal de contacts. Ça a été beaucoup 48• Faces B Espace B de travail pour faire accepter le fonctionnement que j’avais en tête. Il y a beaucoup de lieux de diffusion donc la concurrence est féroce à Paris. Au départ, on était le dernier choix des programmateurs, mais grâce à notre flexibilité, à une jauge peu commune et intéressante pour les découvertes (200 places) et nos choix artistiques, nous sommes devenus un tremplin pour plein de groupes américains et canadiens qui débutent en Europe. Nous avons ainsi pu faire passer les Dirty Beaches, Wild Nothing ou encore Jeff the Brotherhood qui tournent aujourd’hui dans des salles plus grandes. Mais si les tourneurs passent par nous, aujourd’hui la tendance est que les groupes nous contactent en direct : nous sommes presque plus connus aux USA qu’ici. J’ai même lu sur des blogs américains que nous étions cités comme « le lieu incontournable à Paris » ! Underground or not underground, that is the question Je programme en moyenne 25 groupes par mois, ce qui est une grosse cadence, et je privilégie la musique indépendante sous toutes ses formes (folk, électro, rock, pop, noise, hip-hop indé) tout en restant homogène pour que les gens puissent s’identifier au lieu à travers sa programmation. Ici, pas de risque que j’annule de concerts : alors que c’est ce qui se passe de plus en plus dans les lieux alternatifs qui préfèrent jouer la sécurité s’ils n’ont pas assez de prévente. Je suis aussi ouvert aux propositions associatives, comme lors du Ladyfest avec Verity Susman, la chanteuse d’Electrelane. Je veux avant tout garder un côté authentique, m’installer dans la durée et fidéliser le public peu à peu plutôt qu’avoir un lieu à la mode qui retombe comme un soufflet au bout de quelques mois. Pour développer le lieu, je fais des partenariats (médias, etc.), une newsletter via le site internet, des concours pour faire gagner des places, mais la meilleure des communications, ça reste le bouche-à-oreille. Souvenirs, souvenirs En septembre, le groupe folk canadien Evening Hymns, qui a été filmé par le Cargo, a fini son concert par un rappel dans la rue à cause d’une panne de clim’ : le public barrait la rue, les voisins ouvraient leur fenêtre... C’était un très beau moment qui prouve qu’on peut faire de grandes choses avec peu de moyens. Ici, on n’a pas de personnel de sécurité et personne n’appelle jamais la police ● Propos recueillis par le Furet et Vincent Michaud Espace B 16 rue Barbanègre - Paris 19 e http://espacesb.net (playlist du mois téléchargeable gratuitement pour se familiariser avec la programmation) Espace B
L’actu de l’automne en dessins Illustration de Loïc AlejandroLes événements à retrouver : - la vidéo critique sur Mahomet qui a déclenché des violences et mené à l'assassinat de l'ambassadeur des États-Unis en Lybie - Gary McKinnon - La piscine N°4 de Fukushima - Netanyahou et son dessin à l'ONU - Mouvements sociaux et austérité en Grèce - Felix Baumgartner - Affrontements en Syrie - Neil Armstrong - Lance Armstrong déchu de ses titres - Garry Kasparov arrêté - Curiosity - Renaud Lavillenie Faces B• 49



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