Faces B n°3 déc 12/jan-fév 2013
Faces B n°3 déc 12/jan-fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de déc 12/jan-fév 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : facesb.fr

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 58

  • Taille du fichier PDF : 11,0 Mo

  • Dans ce numéro : l'art de Sophie Pawlak.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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évasions Jour 2 Kayak de mer et plage du pain de sucre Les efforts du matin ayant creusé l’estomac, on optera pour un dîner qui tient au corps à base de gratin de christophines et de boudins antillais. Direction la base nautique de l’Anse du Fond Curé en vue de louer un kayak et se mêler aux stagiaires du centre UCPA, pour une exploration des criques cachées de l’archipel. Pour rejoindre l’îlet à Cabrit, au sommet duquel on a une vue d’ensemble sur Terre-de-Haut et sa voisine Terre-de-Bas, il faut ramer dur face à la houle marine. On a beau se consoler en se disant que le retour se fera tout seul grâce au vent dans le dos, il ne faudrait pas, pour autant, confondre cette activité avec le pédalo : le kayak de mer reste un exercice physique relativement soutenu. 40• Faces B Entre deux coups de pagaie, on prend le temps d’une pause déjeuner sur l’idyllique plage du Pain de sucre. Tant pis pour le cliché : c’est, là encore, une des plus belles plages des Caraïbes. Mais ce petit bout de paradis se mérite, puisqu’il faut compter trois bons quarts d’heure de marche et un chemin escarpé particulièrement délicat pour y accéder. D’où l’intérêt d’y accoster en kayak... Après le pique-nique, certains opteront pour une baignade avec les poissons colorés qui fourmillent autour du Pain de sucre (mais si, on a parfaitement le droit de se baigner juste après le repas !), tandis que d’autres iront débusquer quelques bernard l’hermite ou taquiner des crabes se dorant la pilule sur des rochers à demi submergés. De retour à la base nautique, une fois son gilet de sauvetage rincé et son embarcation rangée, on se presse au village pour goûter enfin aux « tourments d’amour ». Ces petits gâteaux traditionnels ronds et mous, façon génoise à la noix de coco, initialement préparés pour les marins, sont à présent déclinés à tous les parfums pour le plus grand plaisir des touristes. Au coucher de soleil, puisqu’on n’a plus de bras, mais qu’il nous reste des jambes, on grimpe vers le Fort Napoléon, un vestige du passé militaire de l’île, héritée de sa position stratégique. Là encore, on en prend plein les yeux en admirant la mer prendre des teintes tour à tour rosées, orangées et bleutées. Jour 3 Ascension du Chameau et coup de vent à Grand-Anse Cap au sud-ouest pour l’ascension du Chameau, le point culminant de l’île, à pied ou à vélo (réservé aux sportifs
aguerris). Une torture de 309 mètres de dénivelé dans une chaleur moite, mais la vue panoramique au sommet vaut largement une grosse suée. On prend le temps d’observer Terre-de-Haut à nos pieds et Terre-de-Bas à l’ouest, mais aussi la Guadeloupe, plus au large, et les îlots alentours, avant de redescendre tranquillement. Pour se remettre de ces émotions, après s’être délecté de fruits de mer tout juste sortis de l’eau au déjeuner, on va poser sa serviette sur le sable de Grand-Anse et on se rince l’œil en observant les athlétiques kite-surfeurs. Ils sont de sortie en début d’après-midi, quand les alizés soufflent crescendo. Place alors au ballet de voiles multicolores audessus des vagues. En fin d’après-midi, direction le bourg, grand comme un mouchoir de poche, pour admirer les petites maisons créoles, cousines antillaises des maisons de poupée. Il faut flâner dans ce village typiquement caribéen aux toits rouges et aux maisons multicolores et échanger quelques mots en créole avec les locaux. Descendant principalement de colons venus de l’Ouest de la France (Bretons et Normands), de nombreux Saintois ont les yeux clairs et les cheveux blonds. Un magnifique métissage ! À l’apéro, c’est ti-punch obligatoire, que l’on sirote dans l’un des bars à cocktails, au son du zouk. Entre deux gorgées, on danse la biguine collé serré avec sa (ou son) doudou. On dîne au calme, un peu plus loin, à Anse du Bourg, au bord de l’eau. Au menu : court-bouillon de poisson, acras de morue et colombo. Et on se demande pourquoi on n’est resté que trois jours sur cette île si attachante... ● Caroline Simon Où dormir ? évasions ► Centre UCPA - Marigot 97137 Terre de Haut Guadeloupe Tél. : 0 590 99 54 94 Courriel : ucpa.les-saintes@wanadoo.fr Site : www.ucpaauxsaintes.com ► Hôtel du Bois Joli 97137 Terre de Haut Guadeloupe http://www.hotelboisjoli.fr/* Morne est le nom donné à une colline aux Antilles Faces B• 41



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