Faces B n°3 déc 12/jan-fév 2013
Faces B n°3 déc 12/jan-fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de déc 12/jan-fév 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : facesb.fr

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 58

  • Taille du fichier PDF : 11,0 Mo

  • Dans ce numéro : l'art de Sophie Pawlak.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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alternatives Krousar Thmey Défenseur des droits des enfants New-York, 25 octobre 2012. Benoît Duchateau-Arminjon, fondateur de l’association Krousar Thmey*, reçoit le 15 eme World Of Children Award, prix Nobel des défenseurs des droits des enfants. Principale fondation d’aide à l’enfance cambodgienne, Krousar Thmey, 21 ans après sa création, a notamment permis de mettre en place le seul programme complet d’éducation pour les enfants aveugles ou sourds du Cambodge. Entre deux voyages, Benoît a accepté une rencontre chaleureuse autour d’un café parisien. Benoit Duchateau Arminjon FACES B : Comment pourriez-vous résumer Krousar Thmey en trois mots ? Benoît Duchateau-Arminjon : L’identité, la dignité et l’intégration. Ce sont les valeurs qui prévalent dans nos actions sociales, éducatives ou culturelles. L’identité, tout d’abord. C’est-à-dire être khmer et retrouver sa propre culture, ses racines, par le biais, entre autres, d’activités culturelles et artistiques (arts traditionnels, danse, musique). La dignité ensuite. On n’aide pas des gens en leur mettant une perfusion. On les aide à se tenir debout, mais il faut qu’ils le fassent seuls. On ne peut aider les gens que dans la mesure où ils participent à ce mouvement. Ainsi, notre intervention commence directement dans les rues où nous offrons des soins. Les éducateurs invitent ensuite les enfants dans des centres d’accueil temporaire puis cherchent prioritairement à les réintégrer dans leurs familles. Enfin justement, l’intégration, c’est-àdire placer des projets éducatifs dans des petites structures afin de les incorporer totalement dans l’environnement. 14• Faces B Nous avons, par exemple, formé dès le début des équipes cambodgiennes et le comité exécutif qui est en charge des responsabilités opérationnelles est composé de Cambodgiens. Deux représentants des « anciens enfants » sont membres du conseil d’administration de Krousar Thmey. Ils font partie de la continuité. FB : Que représente ce prix pour vous ? BDA : Le World of Children Award est une reconnaissance du travail accompli par toutes les équipes de Krousar Thmey, le symbole de la continuité et de la persévérance. Il a été décerné à des bénévoles qui, par leur implication, ont véritablement changé les conditions de vie d’enfants dans le monde. Cette cérémonie a aussi été l’occasion de délivrer un message de développement. Trop d’actions dans le monde sont menées, certes par générosité, en oubliant pourtant que l’on ne travaille pas pour soi mais pour les autres, afin de leur transmettre les actions mises en place. La réussite de Krousar Thmey est le fruit de l’implication des locaux menant les actions quotidiennement. FB : Quels sont vos projets aujourd’hui ? BDA : Le matin au réveil on a deux choix : soit rester couché pour continuer à rêver, soit se lever pour réaliser ses rêves. Je suis satisfait de constater que, pendant ces 21 dernières années, j’ai toujours eu envie de me lever pour réaliser mes rêves. Krousar Thmey est le plus important d’entre tous. Mon objectif actuel est vraiment de transmettre notre action et de pousser le gouvernement à s’impliquer dans nos programmes. J’ai, en effet, délégué mes activités au sein de Krousar Thmey en 2001. Cependant, ma mission n’est pas achevée. Elle le sera quand les projets seront sous la responsabilité du gouvernement et que les fonds seront majoritairement d’origine cambodgienne. ● Propos recueillis par Delphine Iweins * « Nouvelle famille » en Khmer Association Krousar Thmey Pour aller plus loin : Benoît Duchateau- Arminjon, Un humanitaire au Cambodge, éditions du Pacifique, préface et postface de Gérard Klein et Xavier Emmanuelli. www.unhumanitaireaucambodge.com www.krousar-thmey.org
Voyager en « wwoofant » Japon, Canada, Belgique… le lien qui les unit se résume en un acronyme : WWOOF. De l’anglais World Wide Opportunities on Organic Farms. Entendez par là, l’opportunité de traverser le monde, ou son propre pays, en séjournant de ferme en ferme bio en gagnant son gîte et son couvert contre un coup de main journalier. En un mot, voyager solidaire, écologique et économique en se frottant à des cultures (dans les deux sens du terme) et des modes de vie différents à travers un réseau*. Génération bio Alors que Tomomi est en France depuis plusieurs mois : Toulouse en mars et avril, dans les Corbières en mai, puis de nouveau à Toulouse, avant d’atterrir à Bordeaux, Emily ne l’est que depuis août (Toulouse), pour se trouver à Bordeaux, en septembre, avant de faire du tourisme à Paris. Pour l’heure, elles sont ensemble « au Guiraudet » , la ferme bio de Jos Reulens et Joke Geimaert, qui, tous les jeudis, fait la route de Clairac (Lot et Garonne) direction le marché bio du quai des Chartrons. Après un échange en anglais (de l’avantage d’être anglophone), il s’avère que Tomomi aime les légumes et les fruits et se verrait bien étudier l’agriculture bio en France. Emily, quant à elle, préfère visiter les petits villages et les grandes villes avant de retrouver sa vie près de Toronto. Mais quelles que soient les raisons, elles sont toutes les deux unanimes sur l’intérêt et l’attrait du wwoofing. Vous avez dit génération Y ? ● *Plus d’info sur le WWOOF : http://wwoofguide.com/Isabelle Camus alternatives Tomomi Tanaka a 24 ans. Comme la consonance de son nom le laisse à penser, elle est japonaise. Emily Buma a 26 ans, et comme son nom le laisse plus difficilement imaginer, elle est canadienne. Joke Geirnaert est, le devinerez-vous ? flamande, et son âge importe peu. Isabelle Camus Isabelle Camus Ni fille d’Albert, ni compagne de Noah, ses goûts et ses couleurs, ses coups de coeur et ses humeurs de néo-journaliste bi-média (Sud Ouest, Aqui.fr, Spir ! t) cycliste, geek et anglophile à la vision glocale (globale+locale) sont à suivre sur My global Bordeaux (www.myglobalbordeaux.com), un webzine d’info, 3 ème génération, qui ratisse large en cerveaux, dans le temps et dans l’espace, pour brandir ce cri de ralliement : United Quartiers power ! My Global Bordeaux Des idées, des rubriques, des sujets dans des styles, voire des langues, différent(e)s pour un webzine qui se veut constructif tout en étant ludique. Ce n’est pas parce que l’on réfléchit, qu’on doit se prendre au sérieux. Ce n’est pas parce qu’on se veut local que l’on n’est pas global. L’idée n’étant pas pour nous de couvrir l’actualité intégrale de Bordeaux & de son agglo (ce qui, soyons lucides, serait jouer dans Mission impossible), mais de le faire autrement, au prisme de nos envies et de nos partis pris, teintés d’infos, de culture, d’écologie, de numérique, d’humeurs et de médias à la sauce collective et participative de My Global Bordeaux. Faces B• 15



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