Faces B n°2 sep/oct/nov 2012
Faces B n°2 sep/oct/nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de sep/oct/nov 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : facesb.fr

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 58

  • Taille du fichier PDF : 22,3 Mo

  • Dans ce numéro : art... Gérard Rancinan et Caroline Gaudriault.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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musique Longueur d’Ondes 30 ans d’activisme musical Après une première soirée d’anniversaire réussie dans sa région d’origine (le bordelais) en mai dernier au Krakatoa, le bimestriel Longueur d’Ondes fêtera ses 30 ans à Paris le 14 décembre autour de rencontres et de concerts. Une journée entière de mobilisation histoire de se donner de l’élan pour la prochaine étape de ce magazine rock francophone gratuit et déjà culte. Régulièrement, des personnalités sont invitées à être photographiées avec, en mains, le dernier Longueur d’Ondes. François Hollande s’est prêté au jeu lors du Printemps de Bourges, juste avant d’être élu président de la République Marylène Eytier Nul n’est prophète en son pays. Pour preuve, la folle histoire de Serge Beyer, un mordu, tordu, fondu de musique, inconditionnel de la chanson rock francophone. Il crée en 1982 sa propre revue dans sa résidence de la banlieue bordelaise, à Villenave d’Ornon : et l’intitule Sur la même longueur d’Ondes* (également nommée plus sobrement Longueur d’Ondes, voire LO pour les intimes : rien à voir avec le syndicat, quoique leur activisme soit aussi radical et intègre). Un magazine dont il a accouché « en même temps que sa femme », soit à la naissance de sa fille. Sa motivation ? Ce qu’il « écoutait sur ses platines ne se retrouvait pas dans la presse : des gens comme Samson, Sheller, Thiéfaine, Alain Khan ou Dufresne (à l’époque une fille sexy, rebelle et rock) n’y avaient pas droit de cité. J’ai donc commencé à rencontrer les artistes après les concerts et je me suis lancé. » Trente ans que ça dure. Et la passion est intacte. 50• Faces B En trente ans, le magazine est passé de quelques exemplaires photocopiés à un tirage de 100 000 exemplaires, diffusés partout en France… mais aussi à l’étranger : en Belgique, en Suisse, au Québec - son pays de cœur - et plus récemment au Luxembourg. Il bénéficie pour cela du soutien de l’ensemble de la profession au niveau national (même si le travail est constant pour animer le réseau), mais jamais aucune aide ne lui a été octroyée en Aquitaine ! Une ignorance du milieu local qu’il a de longue date contournée et dépassée pour se concentrer sur ses envolées dans le monde francophone. Les étapes « Chacune des étapes du magazine m’émerveille, s’enthousiasme son créateur. Les quinze premières années, j’ai vu le magazine grandir pas à pas. Au démarrage, je distribuais quelques feuilles photocopiées gratuitement à la sortie des concerts… Et peu à peu, c’est devenu un magazine imprimé. » Au fur et à mesure de cette aventure humaine (l’essence même de sa motivation), au fil des rencontres, Longueur d’Ondes devient une équipe, une vraie rédaction se crée, le nombre d’exemplaires croît jusqu’à 5000 au gré des années, Longueur d’Ondes est même vendu en kiosque dans la région. En 1997, c’est le break. Une pause qui va durer deux ans, le magazine n’existant plus alors qu’en qu’à l’état virtuel, via son site internet. « On était à un point de non retour. Les gens nous réclamaient au niveau national mais le tirage de l’époque ne suffisait pas. J’ai donc fait un tour de France pour savoir qui voudrait être dépositaire du magazine et signer des partenariats : j’en suis revenu avec 350 signatures glanées dans les salles, chez les de disquaires et auprès des radios… L’idée était de se retrouver partout où la musique est présente. » C’est ainsi qu’en 1999, avec des aides nationales pour son lancement, Longueur d’Ondes paraît dans la France entière, gratuitement, avec un tirage exceptionnel de 100 000 exemplaires distribué aussi dans les grands festivals de l’Hexagone puis peu à peu dans quatre autres pays francophones. Aujourd’hui, LO, c’est une rédaction à trois têtes : l’originale, la principale à Bordeaux ; la seconde, essentielle, à Paris ; la dernière, fenêtre ouverte sur nos cousins d’Outre-atlantique, à Montréal. Épaulé par Cédric Manusset à Bordeaux, rédacteur en chef adjoint et maquettiste, qui fait la prouesse d’écouter et sélectionner tous les disques reçus, Serge peut compter sur ce « collectif » pour que la revue exerce son talent de défricheur national, numéro après numéro. Marie Mello, de la rédaction québécoise, estime que « Longueur d’ondes est une initiative indépendante, originale et de qualité… Chose que de nos jours l’on peut dire de peu de magazines ! C’est aussi un excellent pont entre les artistes québécois et français. »
La nouvelle formule : « le détonateur musical » Dévoilée en avril dernier, la nouvelle formule du magazine se veut « détonante », comme le sous-entend son soustitre « le détonateur musical ». « Nous avons travaillé pendant un an et demi pour fignoler la maquette et créer un nouveau logo avec l’aide d’un jeune maquettiste. Il contient 64 pages de base (plus selon le nombre de publicités collectées) et laisse plus de place aux interviews. Nous le voulions instantanément reconnaissable et sobre. Mais notre philosophie reste la même : ouvrir l’esprit des gens par des choix artistiques différents, que l’on ne trouve pas forcément ailleurs, fonctionner aux coups de cœur et mettre l’artiste au centre de la démarche. Bref, tout est neuf sauf le fond », dépeint Serge Beyer. « Le détonateur musical, c’est le fait de permettre à de jeunes (et moins jeunes) artistes d’avoir un écho national dans les médias, alors que la plupart des magazines musicaux traitent tous plus ou moins des mêmes sujets. On présente près de cent artistes par numéro entre les interviews et les chroniques, et beaucoup sont des autoproduits. À ce titre, le magazine est un outil utilisé par les professionnels (organisateurs de festival, radios…) pour leur programmation », souligne Cédric Manusset. Éditée de façon bimestrielle (5 numéros par an, en février, avril, juin, fin septembre et décembre), la revue a en effet souvent été la première à évoquer des artistes naissants, Fiche signalée toc Pendant des années, Serge Beyer et ses collaborateurs des rédactions parisienne et bordelaise ont passé à la question nombre d’artistes à travers un outil ludique : la fiche signalée toc (abandonnée à l’heure de la nouvelle version). Retour à l’envoyeur pour celle belle dernière. Serge Beyer, fondateur, directeur et rédacteur en chef de la revue Rock Armando Nom véritable, pseudo : Beyer Serge Où as-tu des cicatrices ? Dans le dos (on m’a coupé les ailes, mais elles repoussent !) Comment s’appelaient les trois fées penchées sur ton berceau ? La Fée-le-toi-même, la Fée-dérer et bien sûr la Féelée... mais comme le disait Audiard : « Bienheureux les fêlés, ils laissent passer la lumière. » Les 5 mots clés d’un bon quotidien : Amour, musique, passion pour ce que l’on fait, recul sur les choses et bonne bouffe ! Une perversion avouable : Même pas sous la torture !!! Plus grosse bêtise : Avoir tutoyé Pierre Desproges... qui détestait ça ! Quand il n’y aura plus de pétrole..les éoliennes seront reines. La plus belle des libertés : Créer musique tels que, à l’époque, Noir Désir, No One Is innocent, Stupeflip, Nosfell, Mell, etc. La grande fierté de Serge : un magazine entièrement « maison ». « Nous faisons tout nous-mêmes, à part l’impression : ce sont nos textes, nos photos, notre maquette… » Et avec une saine curiosité comme mot d’ordre… pas de souci à se faire pour l’avenir, car comme Serge le dit lui-même, « le magazine que je préfère, c’est le numéro à venir » … Des idées neuves, il lui en reste encore : « Nous projetons d’organiser une fête à Paris à chaque sortie de numéro et le site internet, complément essentiel à la revue, est amené à monter en puissance. » ● Le Furet * Nom tiré d’un titre de chanson de Diane Dufresne.• www.longueurdondes.com• Pour voir la vidéo des 30 ans à Bordeaux avec Didier Wampas et une interview de Serge Beyer : http://vimeo.com/42848464• Soirée des 30 ans de Longueur d’Ondes à Paris avec plein de surprises : Le vendredi 14 décembre au Pan Piper (2-4 impasse Lamier - 75011 Paris) Métro : Philippe Auguste (ligne 2)//Informations : soiree@ longueurdondes.com Faces B• 51



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