Faces B n°2 sep/oct/nov 2012
Faces B n°2 sep/oct/nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de sep/oct/nov 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : facesb.fr

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 58

  • Taille du fichier PDF : 22,3 Mo

  • Dans ce numéro : art... Gérard Rancinan et Caroline Gaudriault.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Incendies en Californie, jugement d'un dictateur argentin, disparition de Georges le solitaire dernier représentant de son espèce de tortues géantes des Galápagos, procès Kerviel, Aung San Suu Kyi, rapport Meadows sur les limites de la croissance, interdiction du Cruiser qui tuait les abeilles, élection de MohamedMorsi en Égypte, révolte des mineurs en Espagne, procès Assange, un général critique la gestion militaire américaine, Fukushima, artiste qui transforme son chat mort en hélicoptère, combats au Mali Illustration Loïc Alejandro46• Faces B L’actu de l’été en dessins
Chronique Londonnienne DR Quand la télé anglaise s’exporte (partie I) Quand la télé anglaise s’exporte, elle le fait en costume, l’accent est aristocratique et la pelouse impeccable. Downton Abbey (diffusée en France sur TMC) de Julian Fellowes, la série de fiction la plus exportée de ces dernières années avec de fortes audiences dans une centaine de pays, projette une vision idéalisée de l’aristocratie britannique au début du XX e siècle. Les aristos sont paternalistes, le petit personnel est déférent et fidèle, les femmes connaissent leur place. Parce qu’elle correspond bien à l’image qu’on se fait de l’ordre social britannique de l’époque, Downton Abbey est une série plutôt rassurante. On aurait pourtant pu penser qu’en ces temps de crise économique et d’une certaine hostilité vis-à-vis des riches, cette fascination nostalgique pour une époque où ils donnaient du travail aux pauvres serait plutôt mal passée. Pourtant, la mini-série Titanic (toujours sur TMC), diffusée à l’occasion de l’anniversaire du naufrage du vaisseau du même nom, et elle aussi écrite par Julian Fellowes, eut également un énorme succès, en particulier aux Etats-Unis. Les deux séries ont pour point commun de faire le portrait des relations entre maîtres et servants au début du siècle dernier. Un critique de The Economist remarquait récemment que le meilleur des séries télé met souvent en scène des situations de hiérarchie, qu’elles se situent par exemple dans un hôpital (ER) ou au sein d’un gouvernement (The West Wing). Downton Abbey, comme Titanic, seraient donc résolument modernes, leurs audiences britanniques et mondiales pouvant y trouver un reflet peu subtil de notre société toujours aussi stratifiée, en mieux sapée. Leur succès repose ainsi sur un savant mélange d’atmosphère historique et de style contemporain, dont les réalisateurs britanniques sont devenus les grands maîtres : Kenneth Branagh, Anthony Minghella et maintenant Danny Boyle qui a choisi cette même approche pour sa cérémonie d’ouverture des JO. Ni Downton Abbey ni Titanic ne sont des adaptations de roman. Leur scénario est original, organisé dès l’écriture en épisodes et donc fermement moderne. Il s’agit là du travail d’un scénariste (et écrivain) de renom, oscarisé comme « Best Screenwriter » pour Gosford Park de Robert Altman et plus récemment distingué par un Emmy Awards, un Golden Globe et un BAFTA pour son écriture de Downton Abbey. Il en va de même pour le Sherlock de la BBC (diffusé sur France 4), qui a su imposer un style et une image innovante du célèbre personnage de Sherlock Holmes. Des aventures imaginées par Conan Doyle les créateurs n’ont retenu que les personnages principaux, dont le passé incorpore des événements actuels tels que la guerre en Afghanistan. Leur Sherlock Holmes, brillamment interprété par Benedict Cumberbatch, utilise les technologies modernes pour résoudre les crimes, le Sherlock de Conan Doyle ayant lui aussi été, en 1887, un jeune homme moderne. Tout comme aux Etats-Unis, la fiction télévisuelle est prise de plus en plus au sérieux en Angleterre et elle est désormais considérée avec le même oeil critique que les films de cinéma. D’ailleurs, un réalisateur peut très bien faire les deux, tout comme une actrice peut travailler à la fois sur des projets télé et être reconnue comme une grande actrice de cinéma, telle Maggie Smith, la comtesse douairière de Downton Abbey. De même, Benedict Cumberbatch, récemment vu au cinema dans La Taupe et attendu dans Le Hobbit et Star Trek 2 l’année prochaine, rassembla les foules à New York lors du lancement de Sherlock aux Etats-Unis en mai dernier, qui ressembla du coup à une véritable première de cinéma. ● Laurence Festal Dans le prochain numéro : l’impact de la télé-réalité anglaise sur le paysage télévisuel mondial. Faces B• 47



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