Faces B n°1 jun/jui/aoû 2012
Faces B n°1 jun/jui/aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de jun/jui/aoû 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : facesb.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : portfolio Bruno Michaud et Romann Ramshorn.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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évasions 46• Faces B El Nido, Palawan photo Caroline Simon Camiguin, Mindanao photo Caroline Simon Enfants à Padre Burgos photo Caroline Simon De la pêche au tourisme : la dérive ? Il y a une vingtaine d’années, l’activité principale du village de Padre Burgos était la chasse aux requins baleines, pêche de taille nourricière et lucrative, le marché asiatique raffolant d’ailerons en tous genres. Depuis, les associations de protection de la faune marine ont réussi à convaincre les pêcheurs locaux qu’ils pouvaient gagner de l’argent grâce à ces requins en contribuant à la survie de l’espèce, en récoltant les fruits d’une activité touristique autour du plus grand poisson du monde. C’est aussi le cas à Donsol, au sud de l’île principale de Luzon, où un tourisme encadré s’est déjà largement développé. Mais à Oslob, au sud de Cebu, l’exploitation touristique dégénère. Pour garantir la présence des requins, les pêcheurs les nourrissent. Résultat, ils restent à la verticale au pied des bateaux à réclamer comme des toutous accros au sucre. Ce spectacle artificiel fait le bonheur de la horde de plongeurs et snorkelers réunis pour la gamelle. On peut imaginer l’impact négatif sur le comportement de ces poissons peu ordinaires : naturellement habitués pour se nourrir à accomplir des migrations comparables à celles des baleines, ne risquentils pas de devenir sédentaires ? Avec des conséquences imprévisibles sur l’espèce.
Noël aux tisons Sur le site diplomatie.gouv.fr, on peut lire les informations suivantes : « Jérusalem et Territoires palestiniens : Il est recommandé de faire preuve de prudence lors des déplacements en Cisjordanie (en particulier dans les grandes villes : Ramallah, Hébron, Naplouse, Jénine) comme à Jérusalem-Est (en particulier le vendredi), d’éviter les rassemblements et les attroupements, enfin de redoubler de vigilance à l’approche des check-points et des colonies israéliennes ». Ça fait rêver pour les vacances ? Comme environ 40 000 Français en 2011, Julien, blondinet trentenaire un rien « branchouille », a passé quelques jours en Palestine. Passer Noël en Cisjordanie, qu’est-ce qui t’a pris ? Des séjours professionnels et personnels au Koweit, au Bahreïn, aux Émirats Arabes Unis, au Sultanat d’Oman, au Liban et en Syrie m’ont fait découvrir un mode de vie et une culture qui m’attirent naturellement vers le Moyen Orient. Depuis quelques années, voir la Palestine était devenu un fantasme : un lieu attirant mais dangereux, c’est l’image que renvoient les médias. Et puis j’ai croisé une fille, qui en revenait, elle avait voyagé seule. J’ai acheté mes billets. Des billets ne suffisent pas, n’importe quel voyage se prépare… Pour sortir des sentiers battus par les pèlerins de toutes confessions ou les amateurs d’art nouveau (très présent à Tel Aviv), il faut effectivement être préparé. On ne peut pas entrer en Cisjordanie ou à Gaza librement. A l’aéroport israélien, je me suis fait passer pour un chrétien en pèlerinage, pas question de dire où j’allais réellement. Justement, tu savais où tu allais ? Ma nouvelle amie m’a présenté des connaissances à elle, quelques personnes qui étaient parties là-bas, des évasions Le mur à Ni’lim photo Julien Lhx Palestiniens et des Français, des membres d’associations pro palestiniennes (Europalestine, CCIPPP). J’ai rencontré des voyageurs avec qui partir, on a organisé notre voyage à quatre. L’une d’entre nous, d’origine maghrébine, a abdiqué avant le départ, découragée à l’idée des contrôles à l’arrivée et au passage des check-points. On s’est croisé peu de temps avant Noël, tu étais en plein préparatifs, pourtant, tu n’as parlé de rien… Je n’en ai parlé qu’en ayant toutes les réponses logistiques rassurantes pour mes proches. De toute façon, je ne souhaitais pas m’épancher, par crainte d’être « blacklisté » et de ne pas obtenir de visa pour Israël, qui gère les frontières, contrôle les entrées en Cisjordanie et rend quasi impossible l’entrée à Gaza. Est-ce que tu as eu des difficultés à te déplacer ? J’avais prévu un scénario au cas où. Mais je n’ai pas été gêné. Selon ton profil, tu peux être interrogé fortement au passage de la douane à l’aéroport : pas de soucis si tu voyages en famille ou en groupe religieux. Le passage des check-points freine les déplacements. Faces B• 47



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