Faces B n°1 jun/jui/aoû 2012
Faces B n°1 jun/jui/aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de jun/jui/aoû 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : facesb.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : portfolio Bruno Michaud et Romann Ramshorn.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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planète L’art du recyclage L’Atelier d’éco solidaire, créé par Fabrice Kaïd, son directeur et Nathalie Kaïd, sa directrice de création, accompagnés des salariés et bénévoles, réinvente les objets et leur donne une seconde vie à la portée de tous les porte-monnaie. La recyclerie créative est née. Collecter, valoriser, vendre, sensibiliser. Ces quatre mots illustrent parfaitement la démarche innovante entreprise par Fabrice et Nathalie, créateurs et porteurs du projet d’Atelier d’éco solidaire. L’association et ses cinq salariés collectent les encombrants dans les déchèteries, chez les particuliers et en apport volontaire. L’Atelier les répare avant de les transformer en produits. Une fois modifiés, ces anciens « déchets » (mobilier, accessoires, pièces détachées) reprennent une seconde vie. Dotée d’une volonté de fer et forte d’un réseau bien implanté sur Bordeaux, l’association propose aussi de nombreux événements pour sensibiliser le grand public aux gestes qui préservent l’environnement. « Nous avons fondé notre croissance sur le développement de l’inventivité et de la créativité en interne, en collaboration avec des artistes créateurs. Nous voulons répondre concrètement à la problématique de réduction des déchets », confirme Fabrice. Soutenu par la Ville de Bordeaux, la CUB*, le Conseil général, l’État et la Région, cette démarche connaît un beau succès dans le quartier du Grand Parc. Autour de l’aspect environnemental, l’atelier propose une démarche artistique. Nathalie l’explique : « La direction artistique consiste à mettre en lien toutes les énergies et les spécialités qui composent l’atelier. C’est un projet transgénérationnel, de 24 à 78 ans et transculturel. Cela bouillonne beaucoup mais il faut structurer la création et les compétences ». Leur réussite repose sur l’importance du lien social et sur la sensibilisation des plus jeunes. « Nous trouvons des 26• Faces B produits pouvant repartir sur le circuit. Cela permet au final de re-sociabiliser certaines personnes, car quand on est fier de son intérieur, on renoue avec les autres », conclut Nathalie. En attente d’un centre de ressources plus grand (près de 1000 m²) à Bordeaux, Fabrice fait passer le message : « Nous augmenterons notre capacité de stockage à la dimension du territoire, en favorisant l’apport volontaire. En plus des ateliers, nous souhaitons accueillir des formations pour sensibiliser différents groupes scolaires ou citoyens porteurs de projets dans la région. Ce sera également une vitrine puisqu’il y aura une boutique pour vendre nos productions en matériels bruts ou valorisés. Les revenus générés viendront alimenter une économie sociale et solidaire ». L’Atelier d’éco solidaire a réussi le pari de redonner vie à des objets en leur apportant une valeur ajoutée artistique et humaine. Pari tenu, à confirmer grâce à l’engagement du plus grand nombre. ● Atelier d’éco solidaire 49 rue Pierre Trébord - 33300 Bordeaux 06 72 45 65 81 www.atelierdecosolidaire.com Cyril Jouison * CUB : Précisons à nos lecteurs non bordelais qu’il s’agit du petit nom de la Communauté urbaine de Bordeaux photo Nathalie Kaïd
L’entrepreneuriat nomade : l’aventure asiatique de Julie et Vincent « Make the world your office », tel est le projet ambitieux de Julie et Vincent. Un voyage de six mois à travers l’Asie pour découvrir le monde des entrepreneurs, travailler dans les espaces de coworking* et apprendre de nouvelles façons de travailler. Des ordinateurs dans le sac à dos des globe-trotteurs, c’est de moins en moins insolite. Un temps pour travailler… photo Julie Beaudouin L’idée de départ était de faire l’expérience enrichissante d’un tour du monde d’un an, comme de simples voyageurs. Mais Julie Beaudouin et Vincent Hétru sont tous deux de jeunes chefs d’entreprise bordelais, elle rédactrice depuis trois ans, lui développeur web depuis un an et demi. S’éloigner si longtemps aurait signifié de repartir à zéro à leur retour, avec le risque de devoir reconstituer totalement leur précieux réseau de clients. Ainsi, la raison a failli les détourner de cette aventure. Mais l’envie a finalement été plus forte. Ils se sont accordé une période de réflexion, au cours de laquelle ils ont lu le best-seller de Timothy Ferriss, La semaine de 4 heures** qui propose une approche différente de nos habitudes de travail : « Travaillez moins, gagnez plus et vivez mieux ! ». Provocatrice pour certains, utopiste pour d’autres, mais fort séduisante pour la majorité, cette nouvelle conception du travail invite à devenir le plus efficace et productif possible pour dégager du temps de loisirs, de découvertes ou d’épanouissement personnel. Sans pour autant appliquer à la lettre la méthode Ferriss, Julie et Vincent réalisent qu’il est parfaitement possible de voyager, en continuant leur activité professionnelle et en conservant leur clientèle. Tout est question d’organisation et de maîtrise des technologies de communication modernes, justement de plus en plus adaptées à une utilisation nomade. Très vite, leur choix de destination se porte sur le continent asiatique, par goût, mais aussi pour des raisons tant économiques (coût de la vie sur place) que technologiques : il fallait trouver des lieux bien couverts par le wifi et la 3G. Un repérage de trois semaines en Thaïlande en décembre 2011 les conforte quant à la faisabilité du projet. Ils y fréquentent les lieux de coworking pour rencontrer d’autres entrepreneurs nomades et apprennent à partager leurs journées entre découvertes et activités professionnelles. Le grand départ, le vrai, a eu lieu le 8 mars dernier. Faces B suivra leur périple sur leur blog*** à travers le Laos, le Cambodge, le Japon et la Corée du Sud, d’où ils rapporteront une véritable enquête sociologique sur ce nouveau mode d’entrepreneuriat nomade. ● Caroline Simon 3 questions à Julie tendances … un temps pour visiter photo Vincent Hetru Quelles ont été les réactions de vos clients à l’annonce de votre projet ? Ils ont tous bien accueilli cette expérience, certains avec un enthousiasme débordant, s’engageant à ne pas trop me déranger pendant cette période. Je leur ai répondu que justement, l’idée était bien d’expérimenter le travail à distance et qu’il fallait absolument qu’ils continuent à me solliciter ! Quels sont les principaux objectifs de cette aventure ? D’abord rencontrer des personnes de culture et d’origine différentes, partager et échanger avec elles, découvrir de nouveaux pays, tout en continuant à travailler. Nos clients devront être le moins impactés possible par la distance. Nous devrons leur fournir un travail d’aussi bonne qualité que depuis la France. Comment allez-vous organiser vos journées et déjouer les décalages horaires ? Dans la plupart des pays que nous allons parcourir, il y a 6 heures de décalage avec la France. Nous commencerons à travailler entre 16 et 17h, soit 9-10h en France, quitte à retarder un peu le dîner. Seule contrainte pour nous : choisir des hôtels où l’on capte le wifi dans la chambre et pas seulement dans les parties communes. * Le coworking est un type d’organisation du travail qui regroupe deux notions : un espace de travail partagé, mais aussi un réseau de travailleurs encourageant l’échange et l’ouverture. **Aux Editions Pearson *** http://www.buzztrotter.com Faces B• 27



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