Et la Santé, on dit quoi ? n°21 oct/nov/déc 2017
Et la Santé, on dit quoi ? n°21 oct/nov/déc 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de oct/nov/déc 2017

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut National de Prévention et d'Éducation pour la Santé

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : Fally Ipupa, passionné et généreux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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k INVITÉ Je me suis dit que je devais faire quelque chose pour mon peuple, pour mon pays. 8 N°21 OCTOBRE 2017 ET LA SANTÉ, ON DIT QUOI ?.,
Sarah Schlumberger FALLY IPUPA PASSIONNÉ ET GÉNÉREUX k INVITÉ Fally Ipupa, le prince de la rumba congolaise, nous parle de musique, de ses engagements avec sa Fondation et de son dernier album Tokooos Musique. Un homme passionné et généreux que l’on découvre dans cette interview. Comment êtes-vous arrivé à entrer dans le groupe mythique Quartier Latin ? Je suis natif de Kinshasa, plus précisément de Bandal. J’ai commencé ma carrière à Bandal. Je faisais de la musique pendant les vacances et ensuite je rentrais à l’internat. On avait un petit groupe appelé New City et après on a créé un autre groupe qui s’appelait Nouvelle Alliance puis Talent Latent. On a fini par passer à la télévision et j’ai été repéré par Koffi Olomidé. J’ai intégré le groupe Quartier Latin en 1999 jusqu’en 2006. Puis j’ai décidé de faire ma carrière solo jusqu’à aujourd’hui. Pourquoi vous êtes-vous lancé dans une carrière solo ? Plus on grandit, plus on a d’ambitions, plus on a envie de s’affirmer en tant qu’artiste. Il était temps pour moi de commencer une carrière solo. J’avais déjà des chansons prêtes et je voulais vivre cette expérience. À cette époque-là, il n’y avait pas de jeunes qui sortaient d’albums solo qui marchaient. J’ai pris de grands risques et Dieu merci, ça a marché. Ça a ouvert les portes à toute une génération de gens aujourd’hui qui font des albums. Que représente la rumba pour vous ? La rumba congolaise c’est ma musique, c’est notre identité, c’est notre richesse musicale. Aujourd’hui, je ne dirais plus que je suis un artiste rumba, je dirais que je suis un artiste qui sait faire la rumba. La rumba c’est la base de la musique africaine. C’est une musique qui permet aux africains de s’identifier, aux congolais en particulier, mais aux africains en général, surtout à ceux d’Afrique Centrale. Vous êtes un homme très engagé, pouvez-vous nous parler des actions que vous menez ? Fally Ipupa Foundation a été créée en 2013. Les raisons qui m’ont poussé à la créer, ce sont les massacres qu’il y avait à l’est de mon pays à Goma, Kivu. J’étais triste et en colère. J’ai enregistré un titre Stop à la guerre pour dénoncer ce qui se passait à l’est. Au lancement de la fondation, j’ai organisé un match de football pour sensibiliser la population à nos combats. Les footballeurs ont répondu présent  : Yaya Touré, Emmanuel Adebayor, Gervinho, et plein d’autres. Presque toute l’équipe nationale de la sélection ivoirienne était présente. On voulait lancer un message fort et faire les choses bien. Je me suis dit que je devais faire quelque chose pour mon peuple, pour mon pays. Je suis allé à l’hôpital général de Goma et j’ai fourni des ambulances médicalisées. C’est la première action que j’ai menée avec la fondation. Ensuite, je suis allé voir les femmes et petites filles violées et victimes de violences qui sont à l’hôpital de Panzi, dirigé par le docteur Denis Mukwege en charge de la réparation des victimes de violences sexuelles. J’ai donné les moyens à ces femmes de payer les factures. Puis, avec la fondation, on voulait aussi faire quelque chose dans la ville de Kinshasa  : certains sont dans la misère totale, ils n’ont pas de quoi manger ni accès à l’eau potable. Des enfants font 10 km pour aller chercher de l’eau, ça m’a révolté ! J’ai décidé de mettre des puits d’eau, de faire des forages en faisant travailler la population locale dans une commune qui s’appelle Kisenso. On doit maintenant faire venir l’électricité pour faire fonctionner les puits. Je suis congolais, je suis africain, je dois aider. On a le temps de s’acheter des voitures, donc on a du temps pour les bonnes causes. L’année prochaine, j’aimerais construire une maternité ou une maison pour personnes âgées à Bandal, mon quartier d’enfance. Pouvez-vous nous parler de Tokooos, votre dernier album ? J’essaye d’amener la Rumba au niveau international. Mes featurings avec les artistes internationaux permettent que la rumba soit écoutée aux États-Unis et dans le monde entier. Il y a bien sur déjà eu des artistes qui ont amené la rumba en France comme Koffi Olomide. On est en 2017, j’ai 11 ans de carrière  : je ne dois pas faire ce qui se faisait il y a 30 ans. J’ai envie d’appeler ma musique « Tokooos musique »  : un mélange de musique africaine, de musique typique congolaise avec la rumba et la guitare et de musique urbaine internationale. Je veux faire comprendre mon évolution musicale. Je dis à mon public  : « prenez le temps d’écouter mon album et les arrangements à la guitare ». J’aimerais que les gens prennent le temps de le déguster ! Je reviens bientôt avec un album plus communautaire, pour les africains. k INFOS PRATIQUES Dernier album disponible (son 4 ème)  : Tokooos Pour suivre Fally Ipupa  : www.facebook.com/fallyipupaofficial Pour suivre Fally Ipupa Foundation  : www.facebook.com/fallyipupafoundation liuumr,ccicoucm OCTOBRE 2017 N°21 9



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