Et la Santé, on dit quoi ? n°21 oct/nov/déc 2017
Et la Santé, on dit quoi ? n°21 oct/nov/déc 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de oct/nov/déc 2017

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut National de Prévention et d'Éducation pour la Santé

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : Fally Ipupa, passionné et généreux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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k C’EST MON HISTOIRE TÉMOIGNAGE D’UN HOMME SÉROPOSITIF ON PEUT TOUJOURS AVOIR DES PROJETS Salif est séropositif. Sa vie a basculé quand il l’a appris. Aujourd’hui, grâce à son traitement, le virus est indétectable et il reste optimiste pour l’avenir. Voici son histoire. Je suis né en France d’une mère malienne et d’un père sénégalais que je n’ai pas connu. Quand j’avais 18 ans, ma mère est repartie vivre à Bamako pour s’occuper de son père malade. Je suis resté avec mes petits frères chez une tante en banlieue parisienne. Pour ma mère, les études c’était le plus important mais pour moi, c’était de lui envoyer de l’argent dès que je pourrais. J’ai rapidement cherché du travail. J’ai enchaîné des petits boulots, principalement sur des chantiers. Je me suis fait quelques amis au travail et c’est comme ça que j’ai commencé à sortir un peu et à rencontrer des filles. Après quelques années, je me suis mis en couple avec Adiouma. Elle venait de finir ses études quand on s’est installés ensemble. Tout se passait bien, on avait plein de projets. Puis j’ai eu très mal au ventre pendant plusieurs semaines. Je toussais beaucoup. Comme ça durait, Adiouma a décidé de m’amener à l’hôpital. Les médecins m’ont gardé hospitalisé et ils m’ont fait une prise de sang. Quand j’ai eu les résultats, j’étais complètement perdu. J’ai appelé Adiouma pour lui dire que j’étais séropositif. On a beaucoup pleuré, elle pensait que j’allais mourir. Le médecin nous a rassurés en disant que les traitements étaient plus efficaces qu’avant. Ils ont fait faire les tests à Adiouma, pour savoir si elle était aussi contaminée. Et malheureusement, c’était le cas. Quand on s’était mis ensemble, Adiouma voulait faire le test du dépistage avant qu’on arrête le préservatif. Moi j’avais refusé, je disais qu’il n’y avait pas de risque. J’avais couché sans préservatif avec seulement 2 filles dans ma vie avant de la rencontrer. Et pour moi elles étaient sérieuses. Les rapports d’Adiouma avec ses anciens copains avaient toujours été protégés. Elle a décidé de me quitter. Je m’en veux beaucoup de l’avoir contaminée, je m’en veux chaque jour que Dieu fait. 16 N°21 OCTOBRE 2017 1-3'ulL2Mu- CCICEgM Les choses ont bougé pour moi depuis. Je dois prendre des médicaments tous les jours, à heure fixe, mais en dehors de ça, ma vie est normale. Aujourd’hui, le virus est indétectable. Si je ne dis pas que je suis séropositif, les gens ne se rendent compte de rien. J’ai réussi à trouver un nouveau travail et tout se passe bien. Je sors avec mes amis comme tout le monde. Je sais maintenant qu’on peut toujours avoir des projets, même en étant séropositif. On ne peut pas changer le passé, mais l’avenir oui ! Si je témoigne c’est pour dire aux gens qui me lisent d’utiliser le préservatif. Vous ne pouvez pas savoir ce qu’a fait votre partenaire avant de vous rencontrer. Et encore moins ce que ses anciens partenaires ont fait. Je sais maintenant qu’on peut toujours avoir des projets, même en étant séropositif. k On estime à 150 000 le nombre de personnes infectées par le VIH en France. Parmi elles, 25 000 ne savent pas qu’elles le sont. Il existe différentes manières de se faire dépister du VIH  : Dans un laboratoire  : avec une ordonnance d’un médecin, la prise de sang est remboursée. Auprès d’une association habilitée ou dans un Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic du VIH, des hépatites virales et autres IST (CeGIDD) ou dans un Centre de Planification et d’éducation familiale (CPEF). Chez soi avec un test à faire (autotest)  : ce test que l’on peut faire soi-même est vendu sans ordonnance en pharmacie et coûte en moyenne 28 € . Depuis peu, certaines associations et CeGIDD en distribuent gratuitement. Plus d’infos sur www.sida-info-service.org Photographie Burlingham/Fotolia.com
NATHALIE AVOMO ESSONO ET MADINA GUISSE CONTEUSES D’HISTOIRES À 25 ans, Nathalie Avomo Essono est une jeune ingénieure en bâtiment et auteure du livre Le Petit Manuel du Cheveu Crépu. Originaire du Gabon où elle a vécu 17 ans, elle décide d’arrêter le défrisage et de porter ses cheveux naturels il y a 5 ans. C’est ainsi que lui vient l’idée du Petit Manuel du Cheveu Crépu. Comprendre son histoire et sa culture Petite, Nathalie a longtemps porté ses cheveux défrisés car c’était le modèle de beauté que montraient les médias. Après de longues années de cheveux lissés, elle choisit de porter ses cheveux crépus naturels. Elle se rend rapidement compte que cela demande de l’entretien et une méthode qu’elle apprend avec le temps. Aujourd’hui, de nombreuses femmes souhaitent arrêter le défrisage et garder leurs cheveux naturels. Mais elles ont peur de l’entretien que cela peut représenter. C’est pour ces femmes qu’elle crée le Petit Manuel du Cheveu Crépu. Le livre est plein d’astuces simples et efficaces. Pour Nathalie, comprendre ses cheveux, c’est comprendre son histoire et sa culture. Elle aimerait d’ailleurs créer plus de projets allant dans ce sens  : « je souhaite que les afro-descendants s’approprient davantage leurs cultures, que ce soit du point de vue historique, culinaire, linguistique, esthétique ou même capillaire », conclut la jeune auteure. Pour voir où se procurer Le Petit Manuel du Cheveu Crépu  : lpmdcc.com Madina Guissé a toujours adoré jouer avec les mots. Après un baccalauréat littéraire et deux masters, elle travaille quatre ans au sein d’un grand cabinet d’audit. Elle choisit de tout quitter et de se concentrer sur un projet qui lui tient à cœur  : l’écriture. C’est ainsi que nait Neiba Je-saistout, la petite héroïne noire de son livre d’histoires pour enfant. Inventer un nouveau modèle k AFRIQUE EN MARCHE Nathalie Avomo Essono et Madina Guissé racontent la culture afro et afro-descendante chacune à leur façon. Il est nécessaire selon elles de commencer à raconter l’histoire noire, toujours avec humour et légèreté. Nathalie Avomo Essono COMPRENDRE SES CHEVEUX CRÉPUS E.J.H Damas Madina Guissé Madina Guissé UNE HÉROINE POUR NOS ENFANTS Si Madina a choisi une héroïne noire, c’est pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que la communauté noire est très peu représentée dans la littérature, surtout pour enfants. Mais également parce que petite, elle aurait aimé lire des livres avec des héroïnes qui lui ressemblent. Pour créer le personnage de Neiba, elle s’est inspirée de son enfance et de ses proches. Le roman est le premier tome d’une série. Il raconte les aventures de Neiba, une petite fille de 9 ans maladroite, franche et très drôle. « On pourrait rencontrer Neiba dans la vraie vie tant elle est moderne dans son rapport au monde » explique Madina. En attendant le tome 2, l’auteure espère faire voyager Neiba en Afrique et aux Antilles et présenter son livre dans les écoles. k k Pour en savoir plus sur Neïba Je-sais-tout  : facebook.com/Lacomtessedaventures/mume,ccuuece OCTOBRE 2017 N°2117



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