Et la Santé, on dit quoi ? n°20 jun à sep 2017
Et la Santé, on dit quoi ? n°20 jun à sep 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de jun à sep 2017

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut National de Prévention et d'Éducation pour la Santé

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : la prévention sur tous les fronts.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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k VOUS NandyPhoto/Fotolia.com SE TRAITER ? OUI ! RAPIDEMENT, POUR SE SOIGNER… MAIS AUSSI EN PRÉVENTION ! Aucun traitement ne permet de guérir du VIH-Sida. Mais les traitements qui existent ont bien d’autres atouts pour les personnes séropositives… et aussi pour celles qui veulent se protéger de la contamination. SI VOUS ÊTES SÉROPOSITIF(VE) Être séropositif(ve) signifie que le virus est présent dans votre corps. Il faut donc recevoir un traitement, souvent appelé « trithérapie » (ce sont des comprimés à prendre). Quelle que soit votre situation sur le territoire, l’accès au traitement est gratuit. Il ne faut pas hésiter à faire appel à des associations  : elles vous diront comment et où avoir les traitements, et vous aideront à vivre avec le VIH-Sida. Une trithérapie bien suivie diminue la quantité de virus circulant dans le corps, appelée charge virale. Cela évite de développer la maladie (sida) et donne pratiquement la même espérance de vie que pour les personnes séronégatives. Si la charge virale devient indétectable, le risque de transmettre le virus à quelqu’un est vraiment très faible. En prenant bien son traitement, on améliore donc sa santé, et on évite aussi de transmettre le virus à son (ses) partenaire(s). Un traitement bien suivi permet aussi aux futures mamans de ne pas transmettre le VIH à leur bébé. Ce traitement doit être pris tous les jours et toute la vie. 12 mcgmLiulcuucxc SI VOUS ÊTES SÉRONÉGATIF(VE) Être séronégatif(ve) signifie que vous n’avez pas le virus dans votre corps. Mais, si vous pensez que votre risque d’attraper le VIH- Sida est élevé, il est possible de demander à recevoir un traitement préventif pour éviter d’être contaminé. Pour avoir ce traitement préventif, appelé PrEP (pour Prophylaxie Pré-Exposition), il faut aller à l’hôpital. Vous rencontrerez un médecin qui évaluera avec vous l’intérêt de prendre ce traitement dans votre situation. Quand on prend ce traitement, il faut un suivi médical régulier (tous les trois mois), car il peut provoquer des effets indésirables. Des consultations spécifiques ont été mises en place dans certains hôpitaux, où le coût du suivi et de ce traitement préventif est pris en charge. Renseignez-vous auprès de l’association de votre choix, elle saura vous orienter. Attention à ne pas vous procurer la PrEP par vos propres moyens. Les contrefaçons sont inefficaces voire toxiques. ATTENTION ! ! Que vous soyez séropositif ou séronégatif, il n’y a que le préservatif qui protège contre les autres IST (infections sexuellement transmissibles). La PrEP ne protège pas contre les autres IST. S’INFORMER CORRECTEMENT UN ACCIDENT ? VITE, UN TPE Vous avez eu un rapport non protégé, le préservatif s’est déchiré, bref, vous pensez avoir été exposé(e) au VIH ? Il faut se rendre aux Urgences de l’hôpital le plus proche dans les 48h, idéalement dans les 4h qui suivent, et demander à recevoir un traitement post-exposition (TPE). Il limite le risque de contamination par le VIH mais ne l’élimine pas. Il faut le prendre pendant un mois. Il est délivré gratuitement. Plusieurs associations sont spécifiquement engagées pour venir en aide aux personnes originaires d’Afrique subsaharienne. Elles complètent l’aide fournie par les associations classiques telles que Sida Info Service, Aides, Actup… (dépistages anonymes et gratuits, distribution de préservatifs et de gels lubrifiants, aide pour comprendre les dispositifs d’accès aux soins existants)  : www.afriqueavenir.fr (01.42.77.41.31)/www.ikambere.com (01.48.20.59.88)/www.basiliade.org (01.48.87.77.77) N°20 JUIN 2017
D R Goudjo RÉPOND À VOS QUESTIONS D r Goudjo  : Cher Yves, l’huile de palme est critiquée surtout pour des raisons écologiques. Mais il est vrai que si elle est consommée en grandes quantités, elle peut aussi avoir un impact sur la santé. Elle contient beaucoup d’acides gras saturés et si on en consomme trop, on augmente les risques d’avoir des maladies du cœur. En Afrique, on consomme beaucoup l’huile de palme pour sa vitamine A, mais en France il n’y a pas de carence (manque) en vitamine A. Vous pouvez donc remplacer l’huile de palme par différentes huiles  : par exemple, huile d’olive, de colza ou de tournesol. Elles ont toutes des qualités nutritionnelles intéressantes. Le mieux, c’est donc d’essayer de varier les huiles que vous utilisez. Pour les assaisonnements (des salades), préférez les huiles de colza, d’olive ou de noix. Pour la cuisson, vous pouvez utiliser presque toutes les huiles (il est conseillé d’éviter d’en chauffer certaines comme l’huile de noix, mais dans ce cas, c’est écrit sur l’emballage). Pour la friture, utilisez plutôt l’huile d’arachide, l’huile de tournesol ou l’huile d’olive. Mais même s’il vaut mieux utiliser les huiles plutôt que le beurre, il ne faut pas en abuser. Il est préférable de limiter les fritures et de cuisiner plutôt à la vapeur, au four, à l’eau. Il existe des petites astuces pour consommer moins d’huile. Vous pouvez par exemple utiliser un papier imbibé pour graisser une poêle, plutôt que de verser l’huile directement à la bouteille. Et si vous avez fait cuire un aliment dans de l’huile, posez-le sur du papier absorbant avant de le servir... k QUESTIONS/RÉPONSES Dans ce numéro, Et la santé, on dit quoi ? a sélectionné deux questions de santé qui vous préoccupent  : l’une sur les huiles de cuisine et l’autre sur la contraception d’urgence. Avant de venir en France, j’utilisais beaucoup l’huile de palme dans mes plats. Ici, elle n’est pas bien vue. Par quoi faut-il la remplacer ? Quelle huile est meilleure pour ma santé ? Yves, 26 ans Si un jour j’ai un rapport non protégé (ou mal), j’ai combien de temps pour trouver une contraception d’urgence ? Antoinette, 23 ans D r Goudjo  : Chère Antoinette, en France, on entend souvent parler de la « pilule du lendemain ». En réalité, inutile d’attendre le lendemain. Plus vous la prenez vite, mieux c’est. L’efficacité des pilules du lendemain diminue avec le temps, donc vous avez intérêt à prendre le comprimé le plus tôt possible. Au plus tard, vous avez jusqu’à 5 jours (120h) après le rapport non protégé pour prendre une « pilule du lendemain ». Mais attention, si le rapport a eu lieu il y a plus de 3 jours, précisez-le bien au pharmacien ou au centre de planification ou d’éducation familiale  : il vous donnera une pilule particulière. Attention, l’efficacité de ces pilules peut être diminuée chez les femmes de plus de 75 kg ou en surpoids. Lisez bien la notice. Vous pouvez aussi voir un médecin, un gynécologue ou une sage-femme pour vous faire poser un stérilet au cuivre, appelé aussi dispositif intra-utérin (DIU). Pour qu’il soit efficace, il faut le poser dans les 5 jours (120h). L’avantage c’est que cette contraception d’urgence est très efficace et vous servira ensuite de contraception régulière  : vous pouvez laisser le stérilet en place plusieurs années. Les pilules contraceptives d’urgence, elles, ne peuvent pas servir de contraception régulière. k k 1iumuLcuruum JUIN 2017 N°2013 Photographies ave_mario - Daniel Ernst/Fotolia.com



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