Escape n°44 déc 12/jan-fév 2013
Escape n°44 déc 12/jan-fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de déc 12/jan-fév 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Free Presse

  • Format : (200 x 250) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 24,1 Mo

  • Dans ce numéro : l'hiver free rando... 24 tenues techniques au banc d'essais.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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56 ALPINISME Escape #44 Il fait plus froid pour plusieurs raisons et phénomènes qui peuvent se cumuler. Indépendamment de la saison, la diminution de la température s’explique par l’altitude. Plus on monte plus celle-ci décroit. En moyenne d’environ 0,7 degré chaque 100 mètres gravis. (cela peut être plus, suivant la structuration de la masse d’air et son évolution...). Par la présence de vent qui se renforce en général en altitude. Son pouvoir refroidissant lié à sa vitesse peut s’accroitre fortement. On parle alors de windchill index. Il exprime la température équivalente (ressentie) en fonction de la température de l’air et de la vitesse du vent. Par exemple si l’air est à 0 °, sans vent, on le ressentira à environ moins 10° par un vent de 20 km/h. D’autres facteurs jouent aussi, la sécheresse de l’air, les zones d’ombres, les phénomènes ponctuels au moment des levers et couchers de soleil, et les nuits claires au cours desquelles la température chute car nulle couche de nuages n’emprisonne la chaleur de la terre qui se libère. Pourquoi avons-nous froid ? Dès que la température de surface (peau) baisse sensiblement, la sensation de froid apparaît. Toute surface corporelle, même minime, exposée à l’air va très rapidement se refroidir. Pour assurer le fonctionnement cellulaire et vivre nous avons besoin de maintenir notre corps (et surtout bien sûr sa partie centrale contenant les organes) à une température constante de 37°. Il s’ensuit une baisse de la circulation sanguine dans l’enveloppe cutanée pour préserver le « noyau » avec ses organes vitaux. On a donc d’abord et rapidement froid aux extrémités fragiles fortement et finement vascularisées (doigts, orteils, nez, oreilles…). Si on laisse amplifier ce processus, les gelures apparaitront. En rajoutant de la perte liée à l’altitude, au froid et aux phénomènes météo, la production de chaleur devra être accrue. On entrevoit aisément qu’en cas d’immobilisation (blessure, fatigue, bivouac…) la lutte contre le refroidissement devra être plus intense. Et l’isolation vis a vis des parties froides (rochers, neige) nécessaire. Il faut donc créer de la chaleur et fournir du carburant : • Bien s’hydrater le plus fréquemment possible (pour améliorer la fluidité du sang).• Une alimentation riche aide à fournir l’énergie.• Maintenir l’exercice musculaire qui dégage de la chaleur.• Porter des vêtements plus isolants et plus chauds. COMMent S’HABILLER ? Quand nous sommes en action, l’exercice musculaire, suivant son intensité, produit de l’énergie variable dont une bonne partie se dissipe en chaleur. La maitrise de l’adéquation entre habillement et intensité de cet effort devient nécessaire, pour ne pas obtenir d’humidité. En effet, si l’on produit trop de chaleur, la sudation risque d’apparaître. l’isolation diminue, et, de plus, l’eau se refroidit bien plus rapidement que l’air.
57 ALPINISME Escape #44• Bien s’hydrater le plus de la séquence pour une meilleure adaptabilité. La troisième doit offrir imperméabilité ; Elle y parvient grâce à une membrane laminée contre un tissu extérieur (car fragile) ou une enduction du tissu pour protéger des intempéries et du vent. Elle doit rester respirable. Elle doit aussi résister à l’abrasion. Un autre tissu au contact plus agréable la protège des frottements en interne. Les détails tels que : capuche, poches, poignets, présence de stretch (tissu extensible) sont aussi importants. Elle est la plus technique et la plus chère. De façon à obtenir « tenue au chaud et transfert vers l’extérieur de l’humidité éventuellement produite », il convient pour les vêtements de : • Favoriser le plus possible son évacuation. L’évaporation de cette humidité entraine également une perte de chaleur conséquente. Le mieux est de rester sec.• Gérer le nombre des couches, leur composition en une superposition réfléchie. On prendra une taille autorisant de l’aisance dans les mouvements et la circulation de l’air. Les « 3 couches » pour le haut du corps De très nombreuses performantes et constantes innovations dans l’offre pléthorique de vêtements permettent aux phénomènes de régulations thermiques de s’échelonner, s’additionner et fonctionner plutôt correctement ; généralement on parle de systèmes trois couches. Toutes doivent permettre d’évacuer l’humidité. La première doit impérativement être performante pour absolument maintenir la peau le plus au sec possible. On proscrira le coton au profit de fibres hydrophobes adaptées, polyester, polypropylène… Pour un bon transfert hors de la peau et séchant vite. La seconde doit procurer chaleur, évacuer la vapeur d’eau mais aussi pouvoir isoler, le compromis est parfois cornélien. De très variés et nombreux modèles existent. Les plus connus se résument sous le vocable générique de vestes polaires. Si de grandes variations dans l’effort, les conditions et températures sont rencontrées, elle peut être composée de plusieurs vêtements qu’il conviendra éventuellement de moduler au cours Les doudounes Pendant longtemps elles symbolisèrent le must du vêtement exclusif pour la très haute altitude et le grand froid. Après une période de relative désuétude elles reviennent en force. Il est vrai que pour leur poids, elles procurent chaleur et confort. Le duvet naturel inégalé pour la chaleur, est très compressible mais sensible à l’humidité, à l’exact contraire des fibres synthétiques. Elles peuvent posséder une enduction qui les rend moins sensibles à l’abrasion. L’apparition de nombreux modèles plus ajustés leur permet efficacement et agréablement d’êtres utilisés aussi comme deuxième couche. La doudoune volumineuse est habituellement utilisée aussi pour le bivouac, quand on ne bouge pas trop, pour le froid extrême. Les pantalons Généralement, en hiver, un système de couches calqué sur celui du haut avec collant chaud plus ou moins épais transférant bien l’humidité fréquemment possible.• Une alimentation riche aide à fournir l’énergie.• Maintenir l’exercice musculaire qui dégage de la chaleur.• Porter des vêtements plus isolants et plus chauds. accompagné d’un surpantalon respirant imperméable et agréable en mouvement est généralement suffisant. On peut aussi rajouter une couche intermédiaire. Les guêtres peuvent êtres intégrées dans la jambe ou rajoutées pour une l’isolation accrue surtout en cas de neige profonde. Attention aux extrémités ! La tête Elle doit être toujours couverte chaudement. Les cagoules, entourant le coup sont incontournables. Elles sont généralement solidaires d’un des vêtements (troisième couche) et isolent du vent et intempéries. Un masque de ski, en protection des yeux et d’une partie du visage est souvent bienvenu en atmosphère ventée ou neigeuse



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