Escape n°44 déc 12/jan-fév 2013
Escape n°44 déc 12/jan-fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°44 de déc 12/jan-fév 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Free Presse

  • Format : (200 x 250) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 24,1 Mo

  • Dans ce numéro : l'hiver free rando... 24 tenues techniques au banc d'essais.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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20 Rencontre Escape #44 A l’occasion de la présentation de son film à Paris, en novembre dernier, nous avons rencontré Simone Moro. L’alpiniste italien nous a parlé de ses hivernales dont il s’est fait spécialité, de ses projets, ses héros, et surtout de sa conception de la montagne : Life must be protected but not to be frozen. Par Kamel Beghidja. Traduction Franck Oddoux. Photos The North Face Simone Moro L’alpinisme lucide Escape : Simone, les hivernales sont ta marque de fabrique, pourquoi ? Simone : Une expédition hivernale a habituellement un taux de réussite de 15%, donc plus de 80% d’échec ! Ce n’est donc pas le plus sûr moyen de s’attirer la gloire du sommet ! Je ne cherche en tout cas pas ce type de reconnaissance. L’important c’est l’exploration et l’aventure. Des buts que l’on ne peut pas atteindre si vingt personnes sont au même endroit pour faire la même voie : on n’explore rien du tout en étant tous sur la même corde fixe. On fait quelque chose pour soi mais ce n’est pas de l’aventure. Les personnes qui m’ont inspiré ce sont Shackelton, Christopher Collomb, des gens qui ont essayé de franchir les barrières de l’inconnu et de repousser les limites. C’est pourquoi l’alpinisme en hiver permet d’appréhender les montagnes telles qu’elles étaient il y plusieurs milliers d’années. Le sommet n’est pas important. L’essentiel est de survivre, de rentrer à la maison et de partager cette expérience. On ne doit pas mourir pour ses rêves. J’ai beaucoup d’excellents souvenirs d’expéditions que n’avions pas atteint le sommet. Nous ne sommes pas des kamikazes. C’est l’un des messages que j’aimerais faire passer. L’alpinisme te laisse toujours du temps pour de l’escalade en falaise ? Je viens du rock climbing, Je rêvais de devenir un grimpeur professionnel. Je l’ai été pendant cinq ans, en tant que membre de l’équipe nationale d’Italie. Aujourd’hui, même en étant plus focalisé sur l’alpinisme, je m’entraine beaucoup en escalade, j’arrive à rester dans le 8. L’autre grosse partie de mon entrainement est constituée de trail running, entre 100 et 140 kilomètres par semaine. C’est bon pour le physique mais aussi pour le mental… Etre un athlète, c’est très intéressant, tu dois t’exprimer dans les medias, répondre aux sollicitations diverses mais tu ne dois jamais oublier que tu dois rester en forme pour tes objectifs en montagne. Qu’as tu prévu pour les mois à venir ? J’ai un bon nombre de rêves à l’esprit. Mais dans l’immédiat, cet hiver sera le premier depuis dix ans où je vais rester dans ma région sans partir en expédition. Pas parce que je ne veux pas mais parce que je voulais tenter l’hivernale du Nanga Parbat au Pakistan. Mais cet hiver, il va y avoir quatre expéditions là bas. Quand on pense « hivernale »,
on pense solitude. Je ne veux pas aller là-bas et être comme en plein été avec la foule ! Du coup, je vais me consacrer à des ascensions dans les Alpes. Ensuite j’irai au Népal car je suis pilote d’hélicoptère là-bas et j’irai aussi grimper des sommets de 6000 mètres. Et l’an prochain, si l’hivernale du Nanga Parbat n’a pas été réussie, j’irai au Pakistan. Le speed climbing semble être une tendance actuelle ? Qu’en penses-tu ? La rapidité, c’est la façon d’être moins exposé en montagne ? Le sommet n’est pas important. L’essentiel est de survivre, de rentrer à la maison et de partager cette expérience. C’est l’un des moyens. C’est très vrai de dire que l’exposition diminue si l’on reste sur la montagne un jour au lieu de trois mais d’un autre côté, la légèreté et la rapidité nécessitent une préparation optimale. Et surtout il ne faut pas faire d’erreurs. Il faut être rapide mais pas se précipiter, c’est toute la nuance… Je pratique aussi le speed climbing car je veux repousser mes limites mais je dois avouer que ce n’est pas mon style favori. Car lorsque l’on est focalisé sur la vitesse on est obligé de diminuer ses prétentions en matière de difficulté. Donc si tu veux par exemple ouvrir une très longue voie en hivernal, la question n’est pas celle de la vitesse mais : es-tu capable de vaincre la paroi ? Mon style c’est de partir léger, pas nombreux, d’être rapide mais je ne bloque pas sur les chiffres, les records. Mon alpinisme est connecté à l’exploration, à l’aventure. Je veux que mon activité soit plus qu’un sport. Je ne suis pas contre le speed climbing mais pour moi, ça manque un peu d’âme. Quels sont les alpinistes qui t’ont le plus inspiré ? Les deux personnes clé sont : Walter Bonatti et Reinold Messner. J’ai été un ami de Walter. www..com s e j our s t ou t f o r m u l e s c o m pr 2 h i v e r 3 et 2 0 1 2 2 0 1 3 5 i s j our s La signature neige et glace Stages de l’initiation à l’autonomie > cascades de glace > goulottes > couloirs Conditions montagne > Suivez et alimentez les conditions en ligne des cascades, couloirs et goulottes des Hautes-Alpes Atelier GuillaumeS — Photos : Marie Durand Et récemment ? Patrick Edlinger et Patrick Berhault. Ils étaient deux amis qui m’ont aidé à mes débuts. Les autres alpinistes : Boivin, Profit m’ont marqué. J’ai grimpé aussi avec Pierre Royer et Benoît Chamoux. Made in Hautes-Alpes, Pays des Ecrins, since 1990 06 62 33 84 71 - info@ice-fall.com



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