Escalade Mag n°8 nov/déc 2006
Escalade Mag n°8 nov/déc 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de nov/déc 2006

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Press'Evasion

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 28,1 Mo

  • Dans ce numéro : interview de Jacky Godoffe

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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entree De Videlles au Paradis ibre 16 Laurent Darlot dans Gloubi-Glouba (7b+), Rocher du Paradis. Assurément un parking permettrait peut-être aux rochers du Puiselet, du Paradis, de Videlles, du Sanglier, de Villeneuve (…) d’être plus faciles d’accès, plus fréquentés. Malheureusement on ne sait jamais où s’arrête l’intérêt de ce service public, ni quels intérêts de quel public mesurent les ronds de cuir qui y travaillent. Si c’est pour transformer Le Paradis ou Videlles en base de loisir, parc aventure avec accro branche etc. Mieux vaut qu’ils ne s ‘en occupent pas. Tant que les propriétaires nous laissent libres de circuler sur leurs terrains...Pour combien de temps encore ? Le terrain à côté est zone de chasse gardée, enclos de barbelés. Les bénévoles sont parfois si insupportables, se défonçant pour le bien public mais s’aigrissant parfois du manque de reconnaissance, se chicanant sans cesse pour des divergences d’opinions, tirent la couverture à eux, luttent pour le pouvoir sur des petites associations, etc. Mais au moins ils ont la culture du terrain. Faut-il rappeler que c’est grâce à l’action du COSIROC que les 3 Pignons et Buthiers ne se sont pas transformés totalement en terrain privé ? Aux 3 Pignons, seuls les rochers de Cahière et du Nid de corbin, les plus hauts du massif, n’ont pas été épargnés. À Buthiers, les dix premiers numéros du noir sont sous la piscine de la base de loisir, on se demande aujourd’hui si ce sont les rochers ou la base qui sont un espace enclos. Pas de service de nettoyage en tout cas dans nos rochers, et des deux côtés, on pisse sur la barrière. Restons vigilants ! Gardons et étendons notre territoire de liberté autant que possible. Le peuple EscaladeMag S. Denys Le crash-pad - Texte : Florent Wolff I videlles : une randonnée vertigineuse suite Mais pour trembler heureux, tremblons caché. La piste du vertige de Videlles, par principe, ne dépasse pas le 1sup et peut, du moins par temps sec et débarrassé de ses excès de lichen (pas plus que raisonnablement), être parcourue en baskets. Mais par principe aussi, elle est expo au maximum. Si j’ai oublié quelque part un 1sup exposé qu’on pourrait inclure, il faut le rajouter ! L’idée est simplissime : il ne faut pas tomber. Et donc, ou bien on est sûr, absolument certain qu’on ne lâchera pas prise, qu’on ne ripera pas du sabot, qu’on ne fera pas un faux mouvement, qu’on ne se laissera pas distraire, et donc qu’on ne tombera pas (sauf infarctus soudain ou rupture d’anévrisme, mais dans ce dernier cas peut-être vaut-il mieux tomber). Ou bien, dans l’état provisoire de ses muscles flasques et de difficultés innées concernant son équilibre, on redescend. Et on fait le détour nécessaire pour rejoindre la suite ; déjà, ce sera une agréable aventure de cheminement. À Videlles, on ne risque jamais de s’ennuyer. On est évidemment là, en tout petit, dans le même mode psychologique d’action qu’en alpinisme, où chacun sait que la plupart du temps on ne s’assure pas, on y passerait trop de temps. La sécurité c’est d’abord de ne pas traîner. En montagne, les anneaux à la main, deux encordés sont solitaires ; et solidaires ô combien ! Puisque la circonstance aggravante de ce solo est que la vie de chacun dépend du sérieux de l’autre. L’escalade sportive en paroi ou en mur est évidemment une autre activité. Là, le « vol » est banal. Il est même nécessaire pour forcer des 8 x, y ou z. l devient exceptionnel de grimper seul à Bleau. Au moins êtes-vous toujours accompagné de votre fidèle matelas. Qui a dit que le grimpeur de bloc était paresseux au point qu’il ne se séparait jamais de son lit ? Efficace pour la sieste et parfait pour vos(re)chutes, voici deux grandes vertus du crash pad. Quoique encombrant, l’engin est devenu en une dizaine d’années presque aussi incontournable qu’une paire de chaussons. Conséquence immédiate : les infirmières se plaignent que leurs services de traumatologie soient désormais désertés des grimpeurs, aux torses musculeux, mais aux entorses saillantes. Les matelas de bloc nous éloigneraient donc des matelas d’hôpital ? Autre symptôme : à Bleau, les nouveaux blocs ont tendance à s’allonger, la superposition de crash rendant possible des chutes de plusieurs mètres. À l’image du spit et du coinceur mécanique (le friend) en falaise, le crash pad est même devenu un véritable adjuvant pour pousser la haute difficulté en bloc. - _
Hélias Millerioux dans La Fissure du Bivouac (6a), Rocher du Paradis. r% Ir 17 F. Wolff



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