Escalade Mag n°6 jui/aoû 2006
Escalade Mag n°6 jui/aoû 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de jui/aoû 2006

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Press'Evasion

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 12,5 Mo

  • Dans ce numéro : Québec... grimpe au pays du tabernacle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ce n'est pas épais, succincts, brillants, pas beaux ou au contraire très élaborés, non Petit, pensez 46 co grimpeur Topos, pour le meilleur ou pour le pire ? es topos regroupent moult L informations comme la localisation de la falaise, le milieu, les consignes de sécurité, la sensibilité écologique de l’endroit, des informations pratiques et la présentation des voies. Or la vente d’un topo représente une ressource pécuniaire plus ou moins importante pour le financement de l’équipement et l’entretien des falaises surtout dans certaines régions. Le sujet des topos est relativement sensible car on est vite amené à parler « gros sous ». En effet, pour certaine falaise, le bénéfice des ventes peutêtre élevé et qui dit monnaie dit tension ! Alors ? Topos, pour le meilleur ou pour le pire ? MAURICE MARTIN ffleaCULE 1, BAS'-cavere• : • C LU 5 ALPIN FRANCAIS etlatiof, P-cleag-CAamoider En France, les premiers topos où figurent des indications de lieux, de cotations et de noms de passages sont certainement les fascicules édités par le Club Alpin Français/Section de Paris- Chamonix dans les années 40. Le « Fascicule 1, Bas-Cuvier » présente à l’aide de dessins très représentatifs le secteur, les blocs et numéros de passages ainsi que les cotations sous forme de tableau. On y retrouve des blocs mythiques comme La Boucherie (7a), La Chicorée (6c) et La Nescafé (6a) tous côtés respectivement à l’époque 6c. Les premiers topos, recensant des voies sportives, dateraient des années 1950. Pour être précis et après quelques fouilles archéologiques, nous avons retrouvé la deuxième édition du topo du Saussois édité en 1953 et réalisé par Maurice Martin du Club Alpin Français. La première édition daterait d’août 1946 mais peu d’exemplaires subsistent.• 9, '. Par Cathy Jolibert Petit, épais, succincts, brillants, pas beaux ou au contraire très élaborés, non ce n’est pas ce que vous pensez ! ? Dans ce guide plein de caricatures et d’humour, d’une soixantaine de pages et jauni par le temps, on trouve les informations suivantes : - un petit historique de la falaise et de ses ouvreurs où l’on apprend, par exemple, qu’en 1942, J. Mignon et P.de Poly gravirent pour la 1ère fois en tête La Martine. « C’est pour nous la révélation. Dès lors, la plupart des grandes classiques sont équipées et passées en tête. » ; - l’équipement matériel nécessaire, c’est-à-dire type de pitons, coins de bois (afin d’ajuster le piton au trou préexistant), les anneaux et cordelettes à avoir ; - un accès géographique, des précisions sur la roche ainsi que des infos pratiques (se loger, se restaurer…) ; - une explication sur le système de cotation où deux modèles s’opposent : soit on passe en « artif » c’est-à-dire que le premier de cordée pitonne au fur et à mesure et le second récupère (difficulté
mesurée en 4 degrés), soit on grimpe avec les pitons en place et l’échelle de difficulté va de 1 à 6. Petit détail, dans le deuxième cas, il est précisé qu’il est « mieux » de ne pas mettre d’étrier mais juste de tirer au point, le passage sera alors plus dur ! Parlaient-ils déjà d’éthique ? Ainsi, La Gédéon était cotée 6c (niveau max de l’époque puisque le 7 n’existait pas) « avec non emploi d’étrier ni de courte échelle ( !) et 6b dans le cas contraire… » - les schémas et la liste des voies et leurs cotations. Pour exemple, Le Jardin Suspendu, référencée en n°13- M (pour passage en mixte = artif. + libre), effectuée en 9 pitons et des étriers seulement au surplomb. Une des voies les plus difficiles du massif. Elle a été faite sans étrier. Tout en artificiel serait TD sup. (…) Prévoir 8 mousquetons, un anneau et une douzaine de pitons à planter. En libre : 1h 30. » Le prix du guide n’est pas spécifié, d’ailleurs était-il payant ? Enfin, vous constatez que le topo de 1950 est quasiment similaire à celui d’aujourd’hui ! L’escalade se dirige vers le libre dans les années 70, la pratique évolue rapidement et explose même dans les années 80. Des centaines de voies sportives voient le jour. Aussi, revenons vers le Sud de la France et ces lieux à la mode en des temps tout aussi mythologiques. Vous trouverez la suite de cet article dans le prochain numéro d’EscaladeMag ! •



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