Escalade Mag n°4 mar/avr 2006
Escalade Mag n°4 mar/avr 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de mar/avr 2006

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Press'Evasion

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10,9 Mo

  • Dans ce numéro : Hampi, Badami... les perles de l'Inde.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Photo Françoise Sallé 42 co grimpeur L’escalade appartient à la catégorie au même titre que le canoë-kayak, le VTT ou le parapente dans un contexte juridique peu connu. En effet, la falaise appartient-elle à un particulier, une commune voire une communauté de communes ? Qui est responsable en cas d’accident ? Existe-t-il des espèces protégées sur cette zone ? La falaise peut être sur une zone réglementée visant à protéger l’environnement et dont l’accès est limité... Nous vous proposons une série de deux articles : le premier nous présentera quatre cas d’interdictions de l’escalade dans des sites à priori libres d’accès et nous essayerons d’en comprendre les raisons. Le deuxième article traitera d’un outil juridique permettant de concilier le droit d’usage de la nature, la préservation de l’environnement et les droits attachés à la propriété privée. Non, certainement pas ! Mais plutôt de gestion du développement de engagements environnementaux liés à une responsabilisation croissante des acteurs de la société. Fontainebleau Le massif de Fontainebleau est constitué par les forêts domaniales de Fontainebleau, des Trois-Pignons, de la Commanderie et de Larchant, soit visiteurs par an. Les blocs de grès du massif reposent E'paun Pourquoi une interdiction ? millions d’années. Ce sol meuble, particulièrement fragile, est l’objet d’une érosion importante ayant plusieurs causes : la fréquentation souvent importante de certains secteurs qui par une action de piétinement répétée favorise l’érosion due au ruissellement des eaux de pluies. Il en résulte un abaissement général du niveau du sol au niveau des chemins et des sentes ainsi qu’aux pieds des blocs. Citons le secteur de la Dame déstabilisé certains blocs rendant la zone dangereuse. Un premier arrêté préfectoral en 2002 devait annoncer l’interdiction de tout le site. Cette mise % du site soit une dizaine de zones de Défense des Sites et Rochers d’Escalade) comme exposées à des risques d’éboulement. Ces blocs sont matériellement protégés par des barrières et des panneaux de signalisation. Cette décision résulte de négociations entre l’ONF, le Préfet en 1962 à Paris, le COSIROC a pour but de coordonner les actions d’une douzaine d’associations dont le Club Française de la Montagne et de Le Petit Massif du Luberon Le Parc Naturel Régional du Luberon Au sud du Parc s’étend le Petit hectares, on y rencontre plusieurs falaises comme celle de Buoux. Il existe dans le Petit Luberon un Arrêté Préfectoral de Biotope ou APB depuis 1990. A l’origine, il s’agissait de faire reconnaître l’intérêt écologique du massif du Luberon puisqu’un quart des espèces animales et végétales présentes sur le territoire français sont concentrées dans cet espace. L’objectif était donc de freiner la pression périurbaine et notamment dans certains sites que l’on nomme sites d’intérêt écologique. Se sont des secteurs de valeur biologique majeur c’est-à-dire des zones où certaines espèces protégées d’intérêt patrimonial, ont été observées et sont susceptibles de revenir. Dans les faits, il s’agit d’une restriction complète de l’escalade dans cette zone sauf à Buoux qui est « hors d’artif et 1970 : début de l’escalade libre et donc de l’équipement). Or il existe dans ce secteur un grand nombre de petits bijoux inestimables de l’escalade, citons pour exemple, la falaise de Lourmarin. Ce site est d’intérêt écologique car l’Aigle de Bonelli, un grand rapace, a été observé protégées comme le Martinet Alpin ou l’Hirondelle des Rochers y nichent. Cette falaise a été équipée en 1992 déséquipée en 1994 après décision du Tribunal de Grande Instance d’Aix en de l’escalade ! Seynes La falaise de Seynes dont les premières dans le Gard au pied des Cévennes. la falaise de BUOUX.
Elle se situe sur deux communes sur des terrains privés notamment pour certains accès. A la suite de des scellements) et de problèmes récurrents d’accès et de nuisances diverses, un arrêté municipal d’interdiction a été prononcé par le maire de la commune de Seynes. Cet arrêté a eu deux conséquences importantes : - la mise en place d’une convention c’est à dire une décharge de responsabilité en cas d’accident courant 2006 entre de la FFME) et les propriétaires du lieu, - un plan de rééquipement de la falaise par la FFME, échelonné dans le temps. Rougon Le conseil municipal de Rougon dans le Verdon a voté en 2000 l’interdiction de l’escalade sur le territoire de la commune donc dans les secteurs du Duc, de Casseyère, de l’Irouelle et de l’Aigle où se situent quelques grandes classiques ouvertes dans les années Dièdre Samson, Divertissement subtil, Réglisse, l’Aventure c’est l’Aventure… habitants permanents, mais plus `Le college Saint-Roch de la FONDATION D'AUTEUIL ac-eueille des jeunes lets tourellla. Franee 4em section sport" e seata4le Yr- Renseignemottris a 05163.0430.16e C't) 1 I e- 82390 Durfort icapelette de 200 en été. Ce sont en majorité des chasseurs ou des résidents secondaires. Rougon n’a aucun commerce utilitaire sauf l’auberge du Point Sublime, qui tire ses revenus des touristes motorisés. De ce fait, pratique de l’escalade, contrairement à La Palud-sur-Verdon, Moustiers et Aiguines qui ont de nombreux hôtels, gîtes, campings, commerces alimentaires et en assument la charge entretien du chemin d’accès). Depuis lors, la FFME et la CAF ont déposé un recours au Tribunal Administratif de Marseille. L’escalade est à nouveau autorisée dans ces secteurs. Conclusion globalement de cinq ordres : - la responsabilité : devant le risque de voir engager leur responsabilité, l’accès aux sites de pratique peut être interdit par les propriétaires ou les maires ; - les nuisances environnementales présumées ou avérées directement liées aux périmètres de protection des sites et espaces naturels ; les utilisateurs des sites naturels : grimpeurs, chasseurs, naturalistes ; - le manque de structuration des• acteurs sportifs comme l’absence représenter les usages ; - le manque de retombées économiques pour les communes avoisinantes et le utilisation et usure de l’espace d’autrui). Ces exemples mettent en exergue d’une activité de pleine nature pour qui l’utilisation de l’espace devrait être libre et les propriétaires ou gestionnaires de zones réglementées. Il apparaît clairement que la motivation et la représentativité des organismes fédérateurs ainsi que des bénévoles des Comités Départementaux de la FFME permettent d’éviter les arrêtés préfectoraux interdisant totalement l’escalade. Mais, est-il possible d’envisager pour toutes les falaises de France situées aujourd’hui dans des espaces protégés et réglementés, une autorisation à la pratique de l’escalade ? Cette question nous conduira à notre prochain numéro qui vous présentera un outil peu connu et certainement majeur au service du développement maîtrisé des sports de nature, les CDESI et PDESI ! ! FONDATION D'AUTEUIL 1I u ; t1-m6.fird.5L.riL *eli "e‘l 1 t ; 44 11 1•1"'" r



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