Escalade Mag n°17 avril 2008
Escalade Mag n°17 avril 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de avril 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Press'Evasion

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 24,1 Mo

  • Dans ce numéro : Baden-Baden.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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32uand les humains se sont mis à grimper sur les boules de grès dans la forêt de Fontainebleau, ils n'avaient pas internet, et ça ne s'est pas dit. Donc les locaux du coin de chez nous en sont restés aux activités traditionnelles : chasse, pêche, cueillette. Et ça n'est que très récemment que quelques échantillons parisiens, au gré des mutations, se sont retrouvés dans les alentours. Nos deux compères, Tof & Olive ont bien essayé d'adopter les coutumes locales, étonnantes pratiques, pensez ! Évoluer sur des parois vertigineuses, précairement pendu sur un ficélou. Chassez le naturel, il revient au galop : les compères se sont mis très vite à errer sur le plateau du Larzac en quête de passages sur les champignons dolomitiques de La Blaquererie, qui auraient pu leur rappeler leurs émotions d'antan. Cela a duré deux ans, et nos deux expatriés ont rencontré, sur les landes à José, Olivier Arrazat dit « le Zermat ». Les jeux Fexploration révèle la torT'la veine be jrio court sur une uhtotaint be hilomètree offrant, au jré h oc, ettoubremens. autant h secteurs pende. Nico Nastorg dans Mets ton doigt là où j'ai mon doigt(7a), secteur Grande Barre. déjà fléchés, épuisés, les trois lascars se mettent en quête de nouvelles lignes, et puis un jour, le coup de tonnerre éclate, le ciel s'ouvre. « Eh I Olive, viens voir, y'a un truc pour toi » qu'il dit le collègue au Zermat sur un bornage dans le petit village des Salces. Pensez le truc : une énorme boule de grès avec des formes, tout comme à Bleau ! L'alerte est donnée, l'exploration révèle la topologie du lieu : la veine de grès court sur une vingtaine de kilomètres offrant, au gré de ses effondrements, autant de secteurs potentiels. Tof aux anges s'enquiert sans tarder d'une carte géologique et découvre le gros lot : la platière du Prieuré I « À l'époque, tu rentrais pas ! ». Ils sont d'abord arrivés au désormais fameux Visage, et l'exploration à croupetons sous les bartasses les conduit jusqu'au secteur du Ruisseau. C'est là que le Zermat comprend l'ampleur du phénomène. Depuis ce jour, les ouvertures s'enchaînent, au début dans la jungle ! Des bartasses, la pire, c'est la salsepareille, vous savez, la nourriture des Schtroumpfs. À la machette ils y sont allés, pour les pre- Christophe Perruchon, dit Tof Le deuxième bleausard découvreur. Comme Keuro,Tof est B.E d'escalade et prof d'EPS. Installé vers le Thaurac depuis peu, on le voit moins, mières défriches. Des vrais héros, les trois. Ici, la nature est vivace et coriace... Après dans l'histoire des ouvreurs, on retrouve Laurent (Triay), Médé, et puis Flo, Sauce, Tristan, Ben, le Bardou, enfin toute l'équipe dép.34 de l'époque, sous la houlette du coach Olive et Jipé, le frangin. Tous ces gens nous offrent des lignes parmi les passages obligés du lieu. Pendant toute cette genèse, le site est tenu secret. Il se dit de la bouche à l'oreille, en susurrant. « On n'est pas chez nous I ». De la modestie, aussi : « À l'époque, on n'avait que 60 ou 70 passages d'ouverts, pas de quoi en faire un fromage... ». En même temps, le Zermat est en pourparlers avec la commune voisine pour la convention du site, mais les choses traînent. Avec Malena, nous débarquons à la fin de cette période. Le Zermat est fatigué de devoir rouvrir les passages cinq fois. Pensez, dix grimpeurs actifs sur un site pas défriché, c'est la mousse et les lichens à la fête ! Nous on est arrivé ici, c'est Julien Renaud alias « PtiJu » de la Capelle qui nous a dit. Au début, on s'est perdu. Puis on a grimpé tout un temps sans jamais rencontrer personne. On voyait du blanc sur les prises, c'était mystérieux. PtiJu m'avait parlé de la grande Trave, j'arrivais de la falaise, je me suis mis à bosser le machin, et puis un jour on est tombé sur le Zermat. Il m'a demandé mon téléphone direct. On habitait vers le Thaurac à l'époque, on faisait le trajet à chaque fois. J'ai enchaîné la Trave, on est tombé amoureux du coin. En juillet, on avait déménagé. On s'est lié Hugo Roche, paré par son papa, dans un 5a sans nom du secteur Petite Barre. I> mais il est toujours là pour suivre les dernières ouvertures et proposer ses lignes. Réputé pour ses doigts d'aciers. le escaladema
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